‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 65 sur 122 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

LE BARON , à part.

Je suis perdu... Mais Marguerite, où est-elle ?... (n va ver* la

droite.)

JACQUES

Ah! votre chapeau, n’est-çe pas?... (il le lai donne. Le baron se dirige vert la droite, au fond.) Moll, non!... par ici 1 ... (il lui indique la gauche.)

LF. BARON.

Mais... ma fllle...

JACQUES

Oh! rassurez-vous... je connais son père, et je me charge de la remettre entre ses mains. Partez!

V LE BARON, résistant.

Mais...

JACQUES , avec autorité.

Partez !... partez ? (Le baron , apres une dernière hésitation , courbe l* tête et sort précipitamment par la gauche. — Tout le monde rit.)

JACQUES

Messieurs, votre prétendu baron .d’Aubetcrre, n'était qu’un misérable escroc qui, je vous le jure, ne remettra plus les pieds à la cour!

d’ÉPERNON, allant jeter un coup d’œil au fond, à gauche.

Ce pauvre bafon! il détale comme un daim effarouché. Ab! pardieu, l’aventure est trop bouffonne pour en priver nos amis.

(ils sortent par le fond, à droite, — La comtesse est près de la rampe. — Jacques redescend.)

JACQUES

Eh bien! madame la comtesse?... que dites-vous de cela?...

Je dis, Monsieur, que j'avais deux ennemis, et qu’il n’en reste plus qu’un.

JACQUES

Mais celui-là ne s’en ira pas aussi facilement.

Vous croyez?...

JACQUES

J’en réponds. Mais, reparlons donc un peu de Saveneuse. Je vous ai dit que j’y étais arrivé trop tard pour empêcher la destruction de deux actes précieux ; je ne vous ai pas dit ce que j’en avais rapporté...

Que m’importe!

JACQUES, lui montrant nn papier ouvert.

Voyez... une déclaration formelle de l’abbé Brion, constatant la soustraction frauduleuse des pièces disparues et les rétablissant dans leur intégrité.

LA COMTESSE, après avoir parcouru le papier du regard.

Mon Dieu! mon Dieu!...

JACQUES

Ces diables d’honnètes gens, c’est terrible, n’est-ce pas? Mais on nous observe... (D’Épernon réparait, au foud, avec Chavigny.) veuillez donc me donner quelques marques d'estime, de familiarité, cela fera bien... Votre main, de grâce.

LA COMTESSE, avec un mouvement de fureur et d'égarement.

Oh ! ! ! (Elle lui donne sa main.)

JACQUES, bas.

Et puis, appelez-moi donc devant ces gentilshommes, le capitaine Laripalière... qu’on ne me prenne pas pour un intrus!

DÉPER.NON, présentant la main à la comtesse.

Comtesse, le régiment va défiler.

JACQUES, s’inclinant.

Au revoir, madame la comtesse.

LA COMTESSE, lui faisant la révérence.

Adieu! monsieur le capitaine Laripalière.

D’ÉPERNON, lui offrant la main pour la deuxième fois.

Comtesse !... (Elle lui donne la main, ils sortent par le fond.)

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