LES VILLAGEOIS
Vive monsieur le marquis de Savencuse! vive monsieur le marquis !...
DK SAVENEUSE.
.Merci, me» amis, merci!
THOMAS, s'avançuil.
Monsieur le marquis, les lauriers... la victoire... permettezmoi de vous congratuler...
DF. SAVENFI SE.
Je te permets plutôt d'aller boire un coup à la santé de U jeune m.iitr.s*s\ Va trouver mon sommelier. Madame Duhamel, vous veillerez à ce que rien ne manque à ces bravis gens.
la nmiAMr.L.
Oui, inoiHÎCIir le marquis . . iLa mnri|«ii» r.t mlort par Ica (irfjMMaa <|ni lui glTienl de* bwuqii#'». Tauliitc, Je mu <4l«. re*j4» le* c«H- |.Uniciit- de» jtfii'iM» .mini'*. — Lu OuLaiiKl repreod à roi* ba**f.) T1 h>-
masi...
THOMAS, lu».
Madame Duhamel...
LA DI RAMEL, de mémo.
L'enfant est dans le polit pavillon.
TUOTi aS, de luémr.
■ Bon ! Je cour» le chercher ; la carriole « st prête, et dans une heure il sera chez la nourrice.
LA Ul HAMEL.
Surtout no t’arrête pas en route au cabaret!
THOMAS
Oll!
LA Ul-’HAMEL.
Et songe que si tu bavardais, t» serais cause <lu re nvoi d'une pauvre: domestique dont j'ai seule le secret. -
THOMAS
Sovez donc tranquille! (l.ft Oui.dnifl ta rtrj.i»u>li< la futile. — A part.) Une domestique !... comme si je nu savais (lis a uni est l'enfant ! Mais motus, les secrets des grands seigneurs, ça brûle... (u *ori.}
BtAUFORT, au inarqui*.
Monsieur le marquis, tous revenez victorieux de l'armée, mais des succès, non moins éclatants, vous sont bientôt réservés ..
DE SAVIINEISE.
Comment?...
DEAIFORT.
L»! jour où madeinolsi‘lie de Savencuse paraîtra à Versailles, i la palme de la beauté lui revient du droit.
UK SAVFNF.L'SE.
: Oh ! du pareils sucre*** sont dangereux, mon cher Beau fort!...
BEAITORT.
' Bail ! la cour n’est un lieu funeste que pour les vertus faibles. ! F.t quant an roi, pnurnuoi lui ferait-on un crime de rendre à la 1 Ir auto l'honimage nui Jui est dû... il ne fait en cola qu’imiter l son illusire aïeul. Et, Dieu merci! de ce côté, a? ne sont n.-.s fis [ exemples qoi lui manquent: la belle Fontauges, lafière M'-nlespan... (MMVtmart du rmhrhIl) Et mon Dieu je ni Vu indigne comme vous, mais toutes cclit-s qui marchent sur lus traces de ces belles pécheresses se fout Ins plus hor.nê es illusions du monde! E”c*
■ entrevoient vaguement dans l'avenir une double justîlkalioa, ré- . signées à la mort d'une sainte comme la louchante La Vallwre, j ou s<* flattant de iVapoir d'une union royale, comme l'altièra
Mainbnon.
LÀ COMTESSE t)E MOVAlU.ES.' 3
DF. SaVFNFÙSI , é’otl ton pklMiMl.
Allons, Reaufort . vous parle? en jeune homme; laissons- là re* daines ... respectables , et niions au bal.
BEAI FORT, à Paulin*.
Mademoiselle de Save lieuse me fera-t-elle la grâce de danser avec moi?..
PAULINE , à Remalurt.
Pardon, monsieur le comte, je vous rejoindrai... Quelques mots à dire à ma bonne Duhamel...
RK4UF0RT, tablant.
Mademoiselle!... (Ton» le onunclr tort. excepté Paulin* «I U Duhamel.)