‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actesChapitre 58 sur 71 · MA HCU EM TE · texte numérisé non relu

MA HCU EM TE

Pauvre père!...

JACQUES

Dis plutôt le plus heureux des pères... car tu l’aimeras... tu l'aimeras bien, n'est-ce pas?

MARGUERITE

Oh! je vous aime déjà; mon père... je vous aime comme si toute ma vie s'etait écoulée près de vous.

JACQUES, avec ewltatioo.

Mon Dieu! avec ce mot-là, vous cicatrisez toutes les plaies de mon àme, vous 111'envoyoz l'oubli de toutes mes douleurs!... (changer dt de u.».) Ainsi, Margot r.te, tu es heureuse?

MARGUEBIIE.

Oui... oh! oui, rnon jièrc.

JACQUES

Et il ne manque rien à ton bonheur?

MARGUERITE, avec au (ritteoM rétigucc.

Rien.

JACQUES, avec lalecii’.u.

Alors... il est inutile de parler de M. Gaston de Givrac.

MARGUERITE

Quoi! vous savez...

JACQUES

Je sais... que tu l'aimes...

MARGUERITE

Non, mon père... (aw dm itn «notion.} je ne l'aime plus... JACQUES.

El... s'il l'aimait toujouis... lui?

MARGUERITE

Oh! non... non... je sais qu'une autre femme...

Cependant, si j'avais une preuve...

MARGUERITE, mènent.

Il vous aurait dit...

• JACQUES

Non, mais tout à l'heure, .tu moment où je sortais de chez M. d'Aubetcrre, un soldat apportait une lettre pressée, pour être n tl,:. H- à mademoiselle Marguerite, à elle seule...

MARGUERITE

Ah!... et celte ettre... elle est restée?...

JACQUES, loi remettant une lettre.

U voici.

MARGUERITE, arec joie cl prenant U lettre.

0 mon père!...

JACQUES

Lis donc, lu me remercieras après...

MARGUERITE, parcourant îjimnl U lettre.

Mon Dieu!...

Qu'csl-ce donc?

Mon père ! mon père!.

Que veux-tu dire?...

Voyez.

JACQUES

MARGUERITE

il est perdu !

Jacques.

1 A RG Ut RITE.

JACQUES, liunt.

« M-trgurrile, j’acromplirai dans deux jours une mission ter- « nblr, mission dans laouellc je puis lai-ser la vie, peut-être « I honneur, car il s'agit du rapt à main Armée do l’un des per-

• s-innnges les plus puisants du royaume. Je vous confie cela,

• Marguerite, parce que vous êtes la meilleure amie que j'aie « au monde, la seule neut-ètre... et que je ne voudrais pas niou- « rir sans vous avoir demandé pardon de tout te mal que j'ai pu ■ vous faire. »

MARGUERITE

Vous voyez bien qu’il est perdu!

JACQUES

te malheureux!...

Oh ! s’il meurt, voyez-vous, mon père, moi aussi, je mourrai !

Mourir ! loi , mon enfant! oh! je ne le veux pas!.. (a part, rmppn d'une idw.) Mais, voyons donc... cet ennemi, dont la comtesse parlait hier à ce jeune homme, ee ne peut être que d’Ar* genson !

MARGUERITE, avee anxiété.

Eh bien ! mon père ?

JACQUES

Dis-moi , monsieur d'Afgcnson est attendu à Metz; sais-tu quand il part?

MARGUERITE

Après-demain, te baron d'Aubetcrre devait l'accompagner.

JACQUES

Après-demain ! c'est cela.

MARGUERITE

Quoi donc?

JACQUES

Attends! attends!., (a pari.) M’adresser à Gaston!., il est fou d'amour !.. La comtesse... son ambition la rend implacable... Non... il est une antre personne qui peut tout rompre sans retour, son mari... et dès demain...

MARGUERITE

Mon père, mais parlez clone, dites-moi que vous le sauverez!.

JACQUES , avra solennité.

Par ces joies de père que tu m'as rendues, Marguerite, je Us le jure.

MARGUERITE

Oh ! soyco béni !..

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