I.A COMTESSE
Ecrivez. (ja»*qu« t'incline devaut te comte.)
KOVAILLES.
Ne vous gênez doue pas, mon cher Monsieur. (j«quH >• »’•*.
M»ir pré* de la table et écrit. Muraille» reprend apiè* un fcilcuct.] Comtesse!
Quoi ?...
NOVAILLES , d'on te* grave.
Là, de bonne foi, est-ce sérieusement que vous parlez de m’accompagner a Vienne?...
LA COMTESSE, d'en ton indiffèrent.
Pourquoi en douteriez-vous, monsieur le comte ?
JACQUES, u levant et venant avec sa lettre à la maie.
Si madame la comtesse veut bien jeter un coup d’œil...
LA COMTESSE, pranaat *1 Inant pour le publie.
« Je sais daas quelle dangereuse entreprise vous avez jeté « monsieur Gaston de Givrac: il faut que vous lui sauviez la « vie et l’honneur. Dites-lui donc que vous renoncez à tous « vos projets. Ajoutez, pour le guérir de sa folle passion, que * vous l’iw trompé en lui laissant prendre pour de l'amour « ce qui n’était qu’un calcul «Je votre ambition. »
JACQUES
Eh bien ! madame U comtesse, dois-je espérer?...
LA GOMTI>SE DE NOVAILLES.
LA COIW» , k part.
Qoel intérêt peut-il avoir?... n’importe!... (Haut.) Comment donc!... celle oemande est fort juste et c’est de grand coeur...
(Elle <1 «rire k «on tour.)
miun.
Tudieu!... mon cher ami, quel pouvoir vous exercez sur les femmes! Parbleu !... je vous disais tout à l’heure que vous faisiez bien de vous tenir éloigné de la cour... Mais sur mon Ame, ce n’est pas vous, mais nou6-mêmis, qu’il faut féliciter; car, après tous, il faut en convenir, nous n’aurions plus qu’à glaner.
LA COMTESSE , K levant.
Voyez donc, Monsieur, si vous êtes content.
JACQl'ES, 1 Ua lit.
• A monsieur de Givrac. — Monsieur le vicomte, ne faites « rien. J'ai renoncé à l'entreprise dans laquelle vous deviez me « servir. Quant à me revoir, ne le teniez jamais, ce serait vous « préparer une déception que je veux épargner à voire aniour- « propre, en vous déclarant que je ne vous ai jamais aimé. »
Est-ce bien cela? ..
JACQUES
Impossible d’être plus généreuse, madame la comtesse... (a pan.) Dans une heure, rette lettre sera entre les mains de monsieur de Givrac.
U COMTESSE , à part.
Le départ du ministre est avance d'un jour... tout doit être fini à l’heure qu’il est.
JACQUES
Madame la comtesse, permetlei-moi de vous souhaiter un heureux voyage...
LA COMTESSE , baissant ta rois.
Jacques, j’ai été plus égarée que coupable, cl je tien» à me disculper. (Mouvement de Jacquet.) Demain matiji, ici, je vous attend*.
JACQUES, bai.
Je viendrai.
LA COMTESSE, i part.
D’ici là j'aurai le blanc-seing.
JACQUES, la utuant
Madame... (n remonte et Mine Moralité».) Monsieur le comte!
KO VAILLES.
Déjà! Eh bien! et ccs papiers... vous ne me les montrez donc
pas?
JACQUES
Non, monsieur le comte, j'ai changé d’avis.
ItOVAILLES.
A votre aise... Allons, au revoir, mon cher monsieur de La-
ripaÜcrO ! (Il la recoudolt jatqa’aa fond.)
JACQUES, iprrl avoir ai tué, k pirl.
El maintenant, courons rassurer Marguerite!
LA COMTESSE, à part, pendant que Jacquet i>toi»ne, rt d’an Ion de menace.
Insensé!... qui s'imagine que je le laisserai libre... lui... cetle menace vivante sans cesse suspendue sur ma tête... insensé et imprudent!... je triompherai... oui. . Mais ilest une pensée qui me poursuit et me glace... celle jeune fille!... oh! c'est affreux!
MOV AILLES, retenant du fond rt rejoignant la comteaie.
A quoi rêvez-vous donc, comtesse?