‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actesChapitre 70 sur 71 · I.A COMTESSE, iwc étirement · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE, iwc étirement

Oh! mais non, non... cela ne sc peut pas... Dieu n’aura nai permis... Jacques, votre fille... y a-t-il longtemps que vous l’avez quittée?..

JlCQUF.S.

Celte nuit, en sortant de Versailles, je l’ai reconduite à son couvent...

Et... depuis?

Je ne l’ai pas revue.

LA COMTESSE, avec angaiisr, parcourant le thi-Jlre.

Oh! malheur! malheur!

JACQUES

Mais votre raison s’égare !.. qu’y a-t-il donc?

Ce qu'il y a?.. Il y a que vous n’avez plus à vous occuper ni de Gaston, ni de la douleur de Marguerite, ni de rien de tout cela.

9 JACQUES

Pourquoi donc?..

Pourquoi?... mats vous ne devinez donc pas? vous ne voyez donc pas que nies traits sont défigurés, que mon cœur §e brin dans ma poitrine... pourquoi?...' eh bien!... parce quelle est morte... et que c’est moi qui l’ai Urée!

JACQUES, iim horreur.

Oh! c’c»t surtout maintenant que je vous dis que vous êtes folle !

U COMTESSE

Oh! plût A Dieu que Pousse perdu la raison, plût à Dieu que je n'eusse pas là dans la tête, là dans le cœur, cette voit terrible et vengeresse qui ine crie : Femme sans pitié, mère sans entrailles, tu as tué ta tille!... {Am attendrissement.) O ma fil) • ! ma fille!...

JACQUES

Mais cela ne se peut pas, car enfin, quel motif pour lin pareil crime?...

U COMTESSE, arec Inrrpt.

Eh ! j’étais ambitieuse... j’ai vu en elle une rivale, je l’ai haie! un obstacle, je l’ai brisé.

JACQUES

Mon Dieu ! s’il était vrai?

la comtl .se.

Oh! cette ambition maudite, avec quelle volupté suprême je ht foulerais aux pieds, pour s ntir seulement passer sur mou front le souffle de mon entant!... mais peut-être est-il temps encore.* Jacques, je veux courir... Mais qiiYst-ce que j’éprouve donc là... l'émotion m’a tuée... ma poitrine est en feu, mon sang bouillonne... pourtant, je veux, oui, je veux... (nie prend ua «

rosntr, ne peut U mettre, rl U laisse tomber sur mus hras.) J'irai... j’irai...

1 Arrivée ver» la porte du rond, elle lutiiLc sur un fauteuil, ro ditou! :) Ah !

lieu m’a maudite !

JACQUES, s'approchant d'elle.

.Ciel! cette pâleur!...

Jacques! tous voyez bien que je ne suis p.-i» folle! 01»! courez, courez. (Jacques %a pour sortir.) Attendez! vous pourriez être reconnu... arrêté/... {eu* écrit « la hâte.} Tenez... ceci... c'est le salut de Jacques Vaudeuil.

JACQUES, saUttwid le papier.

La signature du ni ! tnaiê avec cela je puis aussi arracher monsieur de Givrac à la mort.

u comtesse.

Oui, oui! oh! allez, allez]

LA COMTESSE, a*»-; terreur.

Versailles! quel souvenir!... oh! j’ai peur de comprendre...

JACQUES

Oui, Madame! & Versailles, d’où j’ai chassé honteusement le misérable qui ae disait son père...

u comtesse.

Mon Dieu! mon Dieu !..

JACQUES

F.t maintenant vous savez pourquoi je viens vous dire : prenez ma vie et sauvez celle de Gaston !

Quoi! Jacques, cette jeune fille que j’ai vue pies de vous... cette jeune fille... à laquelle on a remis .. un... bouquet... JACQUES.

C’était elle...

LA COMTESSE, svre un cri terrible.

Ahl

Qu’uvcz-vous?,,

JACQUES

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