‹ La comtesse Hortensia (volume 5)Chapitre 16 sur 16 · UNE SOCIETE DE TEMPERANCE · texte numérisé non relu

UNE SOCIETE DE TEMPERANCE

Il me semble avoir lu dans un livre que les Petites-Maisons étaient de grandes maisons, où l'on renfermait des fous, pour prouver que ceux qui étaient dehors ne l'étaient pas. Un poète sans nom a dit :

Le noDcle Ml plein de foui, et qui n'en reut pas voir Doit rester dans sa chambre et casser son miroir.

Il résulte de ces deux citations que la folie n'est pas circonscrite daus les étroites limites des Charenton ei des BeUlam, et qu'elle court

les rues, comme l'esprit. A la vérité, cette sorte de folie , qui jouit de ses droits civils , n'est pas dangereuse ; on ne la garotte pas ; on ne lui donne pas l'immersion des douches; elle prend des bains, à domicile ou sur place, comme tout le monde ; elle fréquente les spectacles ; elle est bonne mère ou bon père de famille; elle soigne ses affaires, et sait admirablement combien il faut de pièces de cent sols pour représenter cent francs. Nous sommes entourés de cette folie , et cela ne nous gêne point, nous vivons sans nous en apercevoir.

Quelquefois cette folie , qui se promène à l'air libre, est une folie grave; de loin, on la prendrait pour la raison ; celle-là est d'origine anglaise. Nos voisins les insulaires ne font rien comme les autres hommes; quand ils sont sages, on les prendrait pour des insensés; quand ils sont fous, on les croirait sages. Les Anglais put perfectionné lafojlie, ils l'ont divisée en sections et subdivisée à l'in- (Ini. Ils ont les Uwkistes, qui passent leur vie

au bord des lacs, pour méditer sur l'àme et prendre des rhumatismes; ils ont les touristes, qui rendent des visites, en gants jaunes, à toutes les ruines et à tous les lézards de l'Italie, en pleurant sur la décadence des empires et du thé vert; ils ont \qs clubistes , qui bâtissent des palais avec de belles colonnes de Pœstum, on ils passent leurs jours et leurs nuits à compter les lettres du Morning-Chronicle, pendant que de belles et blondes épouses bâillent à toutes les vitres de Regcnt-Street et de Pall-Mall. Que n'ont-ils pas encore ! Chaque jour une nouvelle secte surgit et meurt; celle que je viens de voir à Liverpool, et qui est de fraîche date, mérite un rapport particulier que j'adresse à M. Esnuirol : c'est la société de tempérance. j

Depuis quelques jours, je voyais passer sur les trottoirs Ckurc h- Street, un honime-at'iîchc, dont le pas était mélancolique et le maintien voûté d'ennui. On lui avait donné un demishelling pour promener dans LivcrpDol un placard que personne ne lisait, excepté moi.

Je le lisais toujours, je l'apprenais par cœur ; aussi, dès que le porteur reconnaissant m'apercevait, il s'arrêtait pour me donner toute facilité de lecture. Sa station d'habitude était au coin de Tarlton-Street. Je ne veux pas donner ici le contenu de cet immense placard ; je dirai seulement qu'il annonçait, en titre, le troisième anniversaire et le festival de la société de totale abstinence de Liverpool. Je croyais que la société, pour donner signe de vie à l'univers, se contentait de célébrer, à peu de frais, avec une affiche portative, son glorieux anniversaire; je me trompais : l'anniversaire fut célébré par une procession , un meeting, une foule de discours intempérants , et deux banquets.

Un matin, à onze heures, le 18 juillet , je crois, je fus attiré vers Duke-Street, par un grand fracas de musique militaire. J'aime la musique anglaise à la folie. Chaque exécutant jou^avecune indépendance qui fait mon bonheur ; il travaille pour lui et s'inquiète peu de ses voisins ; un orchestre anglais se compose

d'une multitude de solos, qui n'ont pas cette monotonie d'ensemble qu'on veut bienadmilei' à l'Opéra et aux Italiens. Au fait, un artiste anglais n'a pas abdiqué ses droits de citoyen ; en prenant une clarinette ou un cor, il est libre de jouer à sa fantaisie et de secouer le despotisme d'un chef d'orchestre ; toute tyrannie lui est intolérable. Un orchestre, chez eux, est comme une chambre d'harmonie représentative, où chaque membre conserve ses franchises et dépose ce qu'il lui plaît dans l'urne des notes. Certes, cette liberté symphoniquea souvent des inconvéniens assez graves pour les auditeurs; mais les auditeurs sont libres aussi de ne pas écouter. Lorsqu'un opéra français est joué chez eux, on reconnaît presque toujours les airs aux paroles ; c'est suffisant. La bande (f/iarmonie qui descendait de Duke^Streel/à Liverpool, le 4 S juillet, et qui fixa mon attention, jouait un air au fond duquel, après de mûres réflexions, je crus découvrir le jeu, le viUj les belles, de Robert-lé^ Diable. Ce chœur exécuté, en place publique,

par quarante musiciens, guidait les pas de la procession de la société de tempérance.

Je comptai trois cents sociétaires, les enfants y compris. La procession était divisée par classes. En tête marchaient les gens comme il faut ; ceux-là portaient des habits noirs , des gilets jaunes à boutons dorés, et des cravates blancheslaborieusement attachées. Ils tenaient à la main un long cierge de bois blanc, très effilé par le haut. Au centre marchait la partie 'plébéienne ; elle était composée de marins et d'ouvriers. Les enfants fermaient la marche. Tous portaient au cou, en sautoir , un large ruban blanc, sur lequel ces mots étaient brodés : Total abstinence society. La procession se jalonnait d'une grande quantité de drapeaux ou bannières de toutes formes et de toutes couleurs. La première bannière donnait l'adresse de la société : elle annonçait aux passans que la Tempérance logeait Jordan- Stj-eet à Liverpool. Sur la seconde bannière, un peintre avait essayé de dessiner une étoile avec beaucoup de rayons jaunes, surmontée de cette

inscription : The Star af abstinence (l'étoile de l'abstinence). Des drapeaux insignifians venaient ensuite ; il y en avait d'énormes, et ceux qui les arboraient sur le flanc droit avaient la figure décomposée par la sueur. La bannière, palladium de la société, s'avançait entourée d'une espèce de bataillon sacré, armé de longs glaives de bois, bordés de papier blanc. L'étoffe de ce palladium est bleue ; unpeintre anonyme et complètement étranger à la peinture a retracé sur l'étoffe la pensée secrète de la société : c'est un symbole en hiéroglyphes. La devise court dans un ruban ; deux mots simples : Domcstic comfort. A gauche est une forme jaune, représentant, je crois, un homme en habit bleu ; cette chose tient un petit drapeau, où brille ce mot : Sobriety. A droite est une autre forme rouge, qui pourrait bien avoir été une femme dans l'intention primitive de l'auteur 5 cet objet vague porte une banderoUe avec ce mot significatif : Ilonesly. L'homme et la femme ont été d'ailleurs assez suffisanmienl indiqués par ces

attributs respectifs de leur sexe, saus qu'il ait été obligatoire, pour le peintre , de dessiner des figures humaines avec un luxe inutile de fidélité anatomique. Il faut de la tempérance dans tout. Malheureux les peuples dont les artistes peignent un homme et une femme d'après nature ! Voyez ! où en sont les Grecs pour avoir fait leurs Apollon et leurs Vénus ! Les armoiries de la société sont peintes, au milieu, toujours par les mêmes procédés ; elles sont divisées en quatre tableaux. Le premier veut représenter un labouieur doré qui ensemence un champ également doré. Le second est rempli par une corne d'abondance versant des trésors ; il y a une phrase qui explique cette figure, aussi je n'ai pas hésité d'en donner le sens. Le troisième tableau représente une campagne heureuse avec des épis ; le quatrième, une ruche d'or sans abeilles, le peintre a reculé devant les abeilles. C'est le peintre lui-même qui porte cette bannière. Personne, au reste, ne peut lui disputer cet honneur. Je le félicitai sur son talent,

et le priai de me permetlre de prendre une copie de son ouvrage. Il me remercia avec une grande modestie, et m'envoya, le soir, sa bannière dans un fourreau de popeline. J'ai eu le bonheur de la posséder une nuit. Cet ar tiste se nomme Withead ; il est brasseur.

Deux guéridons bleus terminaient la marche. On y lisait, dans des couronnes de houblon, ces deux devises : May god prosper total abstinence; — Sobriety brings peace and domestic comfort. Une cinquantaine d'enfans , vêtus de bleu, entouraient ces deux guéridons, et mangeaient des tartines au beurre pour se former de bonne heure à la sobriété.

Je me mêlai à la procession comme un sociétaire, et je la suivis. Elle monta la rue escarpée du Ranelagh , toujours la musique jouant : le vin, le jeu, les belles. Elle longea Lime-Strcet, et descendit à C lay ton-Square , où elle fit une station. Là, je m'attendais à un meeting en plein air. Les porte-drapeaux essuyèrent leur front; 1rs musiciens uiiiri:l leurs instrumens sous le bras, cl les socle-

taires regardèrent aux croisées du Square pour voir s'ils faisaient sensation. Personne ne prenait garde à eux; les croisées ne daignèrent pas se liisser ; il n'y avait que moi de spectateur. La musique reçut ordre de jouer; ils firent un fracas horrible, mais sans idée arrêtée d'exécuter un air plutôt qu'un autre; chaque musicien improvisa sa partie; c'était à briser les vitres, mais les vitres anglaises sont à l'épreuve de tout. Ces cas de symphonie dévorante sont prévus. L'orchestre, poussé à bout, ralentit sa verve; insensiblement les musiciens s'arrêtèrent; deux ou trois tinrent bon quelque temps encore, comme pour faire rougir leurs confrères d'avoir défectiouné. La grosse caisse fut héroïque ; elle ne cessa qu'après tous, mais pei'cée à jour par un véritable suicide instrumental. La station dura une heure sur Claylon- Square, Un des chefs tempérans fit servir des rafraîchissements, de Vale simple, du soda-icater et du gingen-beer aux musiciens. La procession elle-même, prenant excuse dr l;i clialrur du jour, se servit en-

suite, et consomma silencieusement quelques centaines de pintes d'hafnafet de porto. 4pi'ès, on se remit en marche ; les musiciens chancelaient.

On se dirigea vers Jordan-Street, quartiergénéral de la société. Chemin faisant, on avait fait quelques recrues ; le but de la procession était de rallier à la bannière de la Tempérance tous les passansqui, frappés de l'éclat de cette pompe publique, se laisseraient entraîner à un culte si séduisant. Le président disait au viceprésident : Ça va bien ! très bien! c'est beau ! c'est très beau! c'est bon! c'est très bon! le vice-président faisait écho. Les autres sociétaires njarchaient à l'aventure, et d'un air indifférent à tout; les marins riaient sous cape, et les enfants jouaient avec les franges des guéridons.

Nous entrâmes dans la grande salle du mecling à Jordan-Street. Au même instant défilait une procession tory de meeting élert()i;il : rrllc-l;! marchait au son (!«• Irois nnisi- (jiif's; ou piciiiKMit-ils l;iiil (!<• imij-iciciis, !(,>

Anglais? Il n'y en a jjas un seul ehez eux. Cette triple bande d' harmonie entraînait raille électeurs vers Adelphi. Vingt bannières flottaient sur cette colonne conservatrice ; elles criaient en lettres d'or, sur un fond d'étoffe rouge : Church and queen ! — lioura for tUe queen and for thcpeople! — queen and peoplc! Elles emporl;»ient, dans leurs plis soyeux, des bibles et des couronnes peintes, et donnaient V| un peu de fraîcheur à tous ces fronts inondés de la sueur du fanatisme politique , et dv mois de juillet. Oh! avec quel dédain d'amère philosophie les sociétaires de la Tempérance regai'dèrent ce club ambulant ! avec quel orgueil ils élevèrent leurs bannières du starj, du domestic comfort et des couronnes de houblon, au-dessus des dra[)eaux tories! Le président secoua la tète d'un air de compassion, comme un sage revenu des erreurs uu monde, et qui déplore les folit s qui passent sous ses yeux. La procession tory n'honora pas d'un seul regard la Socii'lc de Tempérance, et ses trois musiques firent tremliler

Jordan-Streei jusque dans ses veines de gaz. L'heure du mystère était sonnée ; le meeting de la Tempérance fut ouvert par une explosion d'orchestre. Le président parut à la tribune, essuya son front, se demanda la parole et se l'accorda. C'était un homme fort jeune, contre l'usage des présidents; il portait, sur sa figure fraîche et rose, les indices des passions vaincues ou absentes; son front rayon- Dait de béatitude ; ses lèvres n'avaient pas une flétrissure, son œil se baignait mollement dans un azur tranquille; on aurait cru voir saint Bruno en gilet blanc et en frac noir. « Frères, dit-il, voici la quatrième fois que nous nous assemblons pour faire fleurir la société, à l'om bre fécondante du meeting. Je suis heureux de vous annoncer que la société prend chaque jour un accroissement sensible. En ce moment, nous sommes quatre cents sociétaires, h Liverpool, qui nous abstenons de tout ce qui déshonore l'homme et le rend semblable aux animaux. Vous avez vu combien noire procession a fait rougir d'eux-mêmes tous ces boni-

mes profanes qui persévèrent dans le bourbier de rii]tempérance : ils se sont dérobés aux regards des purs ; ils sont cachés profondément dans leurs maisons ; ils se rendent justice. Le repentir les amènera bientôt sous le drapeau de l'étoile de totale abstinence. Maintenant, approchez, ô vous qui avez demandé une place au banquet des sobres, approchez, mes nouveaux frères, et répondez. » Quatre novices sortirent des rangs, et s'assirent sur la banquette de réception. Voici l'interrogatoire qu'ils subirent; on m'en a donné copie littéralement. C'est le plus ygé qui répondait aux questions.

Le Président. — Récipiendaire, que venez-vous faire ici?

Le Récipiendaire. — Je viens vous demander asile contre le démon de l'intempérance, afin que ma chair reste pure, et que mes pieds soient fermes dans le sentier.

LePhésideîst. — Que \\ensez-\ous Cm gingetibéer?

— OOI —

Le Récipiendaire. — Je pense que cette liqueur, composée de gingembre et de houblon, est indigne du palais de l'homme, et qu'elle souille l'esprit.

Le Président. — Que pensez-vous de Vale?

Le Récipiendaire. — Vale simple est une liqueur qui cache son venin sous une apparence de douceur; Vale double est du poison, clair comme le jour. La première est un assassin hypocrite, la seconde un assassin effronté.

Le Président. — Quelle est votre opinion sur le porter?

Le Récipiendaire. • — Tous les porter sont ennemis de la raison ; le witbreat est un filou qui se met un masque d'écume pour voler la sagesse ; le luxton est un tison ardent qui brûle la racine des cheveux ; je ferai une exception en faveur du barclay-pcrkins..,

— Point d'exception ! s'écrièrent les brasseurs ruinés de la société.

Le Président. — Récipiendaire, vous avez blessé les scntimens de la société ; j'appelle

la sagesse sur votre front. Vous rétracterez votre opinion sur le barclay-perkins.

Le Récipiendaire. — Je la rétracte.

Le Président. — Très bien. Dites-nous ce que vous pensez du sherry et eu porto?

Le Récipiendaire. — Ce sont des monstres qui nous attendent dans le coupe-gnrge du dessert pour séparer notre têlc de notre corps.

Le Président. — Que pensez-vous de l'eau pure?

Le Récipiendaire. — L'eau pure vient du ciel ; l'eau de Mersey rajeunit le corps ; l'eau du Lee est le bain de l'âme, les anges ne boivent que de l'eau.

Le Président. — Êtes-vous prêt à sacrifier nos ennemis sur l'autel de la tempérance?

Le Récipiendaire. — Nous sommes prêts.

On apporta sur un plateau des vases de différentes formes, contenant de l'aie, du porter, du sherry, du porto ; le président étendit les mains sur ces coupables , et les anathématisa ; un cri d'horreur retentit dans la salle : sur un

— oo,> —

signe du président , le récipiendaire brisa les vases sur le parquet, avec une muette indignation. Ce fut un beau tableau.

On s'assit ensuite dans la pièce voisine, autour d'une table de cinquante couverts. Deux cents convives environ figuraient comme comparses à ce banquet; ils s'abstinrent totalement, et veillèrent aux drapeaux. Ceux qui avaient l'honneur de mangei*, mangèrent pour leurs frères spectateurs. Au dessert, on servit du claret et du soda-water. Ou porta vingt toasts à l'abstinence , et autant à la sobriété. Au dernier toast, les convives s'endormirent sous la nappe, et les musiciens achevèrent les flacons.

11 est impossible de prendre ces comédies au sérieux; j'ai connu pourtant des philosophes qui voyaient, dans l'établissement de ces sociétés de totale abstinence, une foule de félicités promises à l'avenir du peuple. Je ne connais pas de sociétés américaines de tempérance ; je ne puis parler que de la procession et du meeting de Liverj»ool : si les autres

sociétés ressemblent à celle-là, le raisonnement des philosophes est au-dessus de ma faible intelligence. La procession que j'ai vue me paraît peu féconde en félicités futures ; c'est une folie, qui sans doute n'offre pas de graves inconvéniens , mais qu'on pourrait supprimer demain , sans que l'avenir du peuple fût compromis. Ensuite, s'il fallait traiter une pareille question par son côté sérieux, je ne crois pas qu^'en ait attendu l'orateur de Jordan-Street pour annoncer au peuple qu'il existait une vertu, nommée la tempérance : les sages de Liverpool, en renchérissant sur cette vertu, en essayant d'imposer au peuple la totale abstinence^ ont inventé une bouffonnerie de plus à ajouter au sottisier du genre humain. Le peuple de Liverpool est malheureux, plus malheureux qu'un peuple ordinaire ; il sue au chantier dix-huit heures par jour, six jours par semaine ; le septième, il est forcé de garder son gienier , de lire la bible , ou de faire semblant : l'année lui donne, pour le consoler du travail, cinquante-deux dimanches, homi-

cides d'ennui. Ajoutez à cela un ciel toujours pluvieux, toujours froid, un brouillard que l'océan ourdit en collaboration avec deux rivières, et qui perpétue les ténèbres des sept fléaux d'Egypte. Eh bien! il reste à ce peuple UM liqueur détestable , mais qui le console d^tout , et voici des sages bien repus qui lui (/ient de s'en abstenir. Après tant de malheurs, un peuple est déjà bien assez digne de Jitié , s'il est contraint de boire de Vale et de ^liafnaf; non, il faut tout lui enlever; buvez de l'eau, lui crie-t-on , et soyez tempérant. Ce que je dis ici, d'ailleurs, ne sert qu'à faire ressortir la stupidité des modernes créateurs des verlus antiques, car je suis fort rassuré sur le succès de leurs principes, et je ne crains pas la contagion. Le peuple est plus sensé que ses professeurs ; il regarde passer la procession, et boit une pinte A'ale à son dîner, quand il a de l'argent. Infortuné pays ! le ciel lui a refusé les vignes, et lui a donné de tels prédicateurs !

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