‹ La comtesse HortensiaChapitre 6 sur 9 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

A-utrefoîs, les longs ouvrages faisaient peur, comme nous le dit La Fontaine. Nous revenons au goût d'autrefois : le volume isolé prend crédit; Télixir triomphe du délayage.

Nous sourions à ce progrès, et nous nous résignons volontiers à sa loi. Quel bonheur do suivre la mode quand la raison est à la mode !

Je tiens dans la main quatre vérités un peu crues, et fort scabreuses; je crois du moins que ce sont des vérités ; excusez-moi, si jo me trompe. 11 me faut un volume par vérité.

J'ai donné au public la première dans Jionsieur Auguste, livre qui a fait son chemin^

n PRÉFACE

sans bruit, comme toute vérité reléguée pour cause de scrupule au fond d'un puits artésien. Deux éditions épuisées, en six mois, semblent pourtant prouver que ce livre a été compris.

J'ouvre la main pour donner le vol à la seconde vérité, dans ce nouveau volume Ursule. Quand je serai à quatre, je rentrerai dans le paradoxe, mon élément naturel ; je ferai battre encore, dans de nouveaux romans, les Anglais avec les Chinois, les Anglais avec les Indiens insurgés, comme j'ai fait autrefois, de 1840 à 1845, ce qui m'a valu tant décris, avt Paradoxe! Car, me disait-on, les Chinois et les Indiens doivent vivre éternellement en frères avec les Anglais. Paradoxe!

Le sujet de ce nouveau livre, Ursulej est pourtant vieux comme le monde ; l'Évai^ile lui consacre un chapitre admirable , et tcos les auteurs profanes l'ont traité avec plus ou BK^ns de bonheur.

L'AïAJiLTEAE^ puisqu'U faiU ra/ppeïer pair son nom, a fourni prétexte à tous les mc»ralistes du livre et du théâtre. Ce crime a été flétri par quelques- uns « enjolivé par lu

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