‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 2 sur 97 · IT AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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' sadeslinée et ne fut pas un mauvais Français dans un temps où il était placé chaque jour entre son cœur et son devoir.

On a tellement pris l'habitude d'abuser des épithètes, que nous nous gardons de dépasser la mesure, en parlant de madame de Beaumont. Elle a si peu encombré le monde de ses prétentions et de ses vanités ! Cette âme attachante était inconsciemment d'ailleurs le produit d'une longue suite d'éducations aristocratiques et comme le point culminant de tout un art social complexe et artificiellement combiné.

Comme elle avait rencontré le désenchantement dès les premiers pas de la vie, elle avait tiré des revers de son cœur un avantage certain : elle n'était plus romanesque, et son jugement avait profité de ce qu'elle avait ôté à ses illusions.

La plupart des femmes du xvmc siècle se ressemblaient par le tour facile et naturel des idées et du langage, par la finesse de l'esprit et par la délicatesse des pensées ; elles étaient plus

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