‹ La comtesse Sarah (volume 2)Chapitre 68 sur 105 · ACTE TROISIKME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIKME

SÉVRU.VC, avec amertume.

Vous refusez ?

SARAH, d'une voix brisée.

Est-ce que je peux refuser ! (Séverac s'approche d'elle.)

Kst-ce que j'ai une volonté contre toi ! Tu veux f en aller ? Va-t'en !... je soutïrirai to;ite soûle. Après tout, froisse mon cœur, déchire-le... Tu le poux... il est à toi. Mais si tu as quelque pitié de moi, tu ne partiras pas brusquement demain. Tu retarderas notre séparation, pour que j'aie le temps de m'y habituer. (Elle

appuie son front sur la main de Séverac et pleure.) JP ne SUis

pas bien exigeante. Tu peux faire cela pour moi.

SÉVERAC

Soit! Je resterai quelques jours encore...

SARAH

Et tu viendras ici ?

Oui.

SARAH

Tous les jours ?

SÉVERAC

Tous les jours.

SAR'aH, avec joie.

(Jll ! Que je t'aime ! (Mouvement de Séverac.) Tu UC peuX

pourtant pas m'empêcher de t'aimer.

SÉVERAC, l'éloignant doaceraent de lui.

Maintenant, il faut que je parte. Il y a longtemps que je suis ici.

SARAH, avec reproche.

Longtemps !...

SÉVERAC

On pourrait s'apercevoir de votre absence. Il faut rentrer !

100 LA COMTESSE SARAII

s AU AH 5 remontant.

Oui, VOUS avez raison. (Elle s'arrête et se retourne.)

Alors, à demain ?

SÉVKRAC.

A demain.

Rlle approche son visa!,'e. Il l'embrasse à peine dans les cheveux. Sarah marche vers la porte du salon, Séverac vers celle de la serre. Sarah pousse le verrou, essaie d'ouvrir et ne peut y parvenir.

SARAH, troublée.

Mon Dieu !

SÉVERAC, revenant.

Qu'y a-t-il?

SARAH

.Te ne puis plus ouvrir cette porte.

SÉVERAC, essaie d'ouvrir.

FAle a été fermée de l'autre coté.

SARAH

Par Cjui ? (ils se regardent un instant en silence. Sarah écoutant dans la direction du jardin.) ÉcOUtez! On dirait qu'OU marche dans l'allée. (Séverac fait un mouvement pour aller voir, elle l'arrête d'un !,'este.) Pas VOUS! (Elle va à la fenêtre du

fond et reijarde.) Un liomiue est là, qui semble guetter... Et cette porte fermée!.. On me sait ici, je suis perdue !

(Elle se laisse tomber sur un siège, puis se relève vivement.) Mais,

non, je puis passer par la chambre de Blanche...

. SÉVERAC, l'arrêtant.

Y songez-vous? Que pensera-t-elle!

SARAH

Que m'importe?

SÉVERAC

Elle saura que vous étiez là... avec moi... AIi ! cela, jamais !

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