‹ La comtesse Sarah (volume 2)Chapitre 71 sur 105 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

Les Mêmes, BLANCHE.

DIanche qui a paru au haut de l'escalier descend et vient vivement au comte.

BLANCHE

Mon oncle !

LE COMTE, avec étonnement.

Blanche !

BLANCHE

Remettez- vous, par grâce... Comment voulez- vous que la comtesse vous réponde ? Vous l'effrayez... comme, tout à l'heure, vous m'avez effrayée moi-même.

LK COMTE

Tout à l'heure ! Tu étais là ?

BLANCHE, avec calme.

Sans doute!

iOi LA COMTESSE SARAtl

SARA H, à nii-vois.

Que dit- elle?

LE COMTE, respirant.

Tu étais avec la comtesse?

BLANCHE

Avec la comtesse.

MERLOT

Et ma fille, sans doute... dans la serre...

BLANCHE, avec calme.

Non, colonel. Nous étions, la comtesse, ces messieurs et moi, dans la bibliothèque. C'est, quand vous avez fait tout ce bruit, que la comtesse est descendue pour voir ce qui se passait. Moi, je Tavoue, j'ai eu peur, et je suis restée là-haut à écouter...

SAR.VH.

A écouter ?

LE COMTE, les observant, soupijonneux.

Et que faisiez-vous ici ?

B LANCHEj hésite un instant et se trouble.

Mais, mon oncle...

FUOSSARD, vivonient.

Si vous le permettez, général, je vais vous expliquer. C'est moi, qui en reconduisant Sévorac, l'ai interrogé comme vous me l'aviez conseillé, vous devez vous en souvenir. Je lur ai demandé la raison de sa tristesse, la cause de son brusque départ. Les paroles d'un ami, dans certains moments où le cœur est trop gon fié de chagrins, amènent une détente... On se laisse aller à pleurer quelquefois, on raconte toujours. C'est ce qui est arrivé... Pierre m'a avoué qu'il aimait depuis longtemps et sans espoir une jeune llUe de haute uaissancc.

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