ACTE TROISIEME
VOUS dévoiler mes sentiments les plus intimes... Mais puisque vous exigez »^ue je réponde...
LK COMTE, avec autorité.
Oui.
BLANCHE
Eh bien ! ce soir, quand M. Séverac vous a dit adieu... j'étais émue... troublée. .. C'est que je le voyais partir avec chagrin, et que j'aurais voulu pouvoir le retrnir.
LE COMTE
Alors, tu accepterais de devenir sa femme?
Si vous y consentez.
LE COMTE
Elle est à vous, Séverac, je vous la donne ! (il regarde
fixement Sarah qui, troinblante, s'efforce de faire bonne contenance. — Puis il se retourne du côté de Séverac.) Eh bien !
Pierre?
SARAH, à elle-même, à mi-voix, il va refuser ! (Elle voit Séverac s'incliner devant le com-e pour accepter.) Non?... Ah !
FUOSSAllD, arrêtant Sarah.
Un mot, Séverac est mort!
LE COMTE, venant à Sarah pâle et frémissante.
Sarah, c'est Blanche qui, un jour, a mis votre main dans la mienne... Mettez aujourd'hui sa main dans celle de Séverac.
Sarah passe devant le comte, s'arrête entre Séverac et Blanche, et lentement, glacée et comme inconsciente, unit leurs deux mains.
LE GOMTi:, à part, avec colère.
Ils mentent tous'...
Ri.l.jau.