‹ La comtesse Sarah (volume 2)Chapitre 82 sur 105 · BLANCHE, SÉVERAC · texte numérisé non relu

BLANCHE, SÉVERAC

Blanche fait un mouvement pour rentrer par la gauche. SÉVER AC, l'arrêtant.

Voici le premier instant pendant lequel je suis seul auprès de vous... Et Dieu sait ce que l'avenir nous réserve... Écoutez-moi, je vous en prie...

BLANCHE

Que pouvpz-vous avoir à me dire? Essaierez-vous de vous justifier ?

Non. Je sais que c'est impossible. Mais, peut-être en VOUS montrant combien ma souffrance est profonde, obtiendrai-je de vous, sinon de l'indulgence, au moins de la pitié.

BLANCHE, avec douleur.

De la pitié ! Ah ! c'était plus que de la pitié que vous pouviez attendre de moi... Jamais cœur ne fut plus disposé à vous croire... Dès notre première rencontre, une irrésistible sympatliie m'avait entraînée vers vous. Votre visage était si franc, si loyal, qu'il m'avait semblé que j'aurais du plaisir à vous tendre la main... Cependant je m'abusais, votre visage mentait, et il a continué à mentir.

SÉVERAG.

Oh! Accablez-moi, repoussez-moi, je suis à votre merci;maisne m'accusezpas injustement! J'ai été ingrat envers d'autres, mais je n'ai jamais été déloyal envers vous !... Non!... Du jour où je vous ai revue, j'ai voulu

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