MERLOT, LE COMTE, SEVERAG, ZOÉ, FROSSARD
LE DOMESTIQUH.
Madame de Pompéran, monsieur Frossard.
LE COMTE, à Merlot.
Tiens ! C'est ta victime.
ZOÉ, entrant vivement.
Ne vous dérangez pas, cher cousin, je ne fais qu'entrer et sortir. J'ai voulu savoir si vous étiez arrivé à bon port...
Elle l'embrasse.
LE COMTE
Hector va bien?
ZOÉ
Très bien.
LE COMTE
Bonjour, mon cher Frossard.
FROSSAKD.
Général...
ZOÉ
Je l'ai trouvé dans la cour, regardant les pavés d'un air malheureux, comme s'il attendait qu'on lui jetât quelque chose...
FROSSARD
On m'avait prévenu que le colonel était là... Et après notre rencontre d'hier...
LE COMTE
Le colonel n'est pas aussi féroce qu'il en a l'air. Nous vous raccommoderons.
MER LOT, tournant le dos à Krossard avec un grognement.
Hum!
LE COMTE
Vous désirez voir ma nièce?
FROSSARD
Je l'aurais souhaité, en effet, et je voulais vous demander où je devrai me présenter...
LE COMTE
Chez moi. Dans quelques instants, elle sera ici.
FROSSARD
Voilà qui est parfait... Je vous demanderai donc la permission de l'attendre.
LE COMTE
Et moi, je vous demande la permission de vous quitter. Votre ami Séverac vous tiendra compagnie, (a Zoé.) Je vais chez miss Sarah. Vous n'avez rien à lui faire dire ?
Elle est donc de retour? Oh ! que j'aurai de plaisir à la voir I
LE COMTE
Eh bien ! acceptez à dîner ici ce soir... Je lui raconterai que c'est exprès pour elle que vous venez... Peutêtre consentira-t-elle à être des nôtres.
Ah ! général, comme si vous aviez besoin de nous pour la décider !... Enlin, c'est dit. Je vais pren.lre Hector au cercle. Et, si vous êtes seul, nous tâcherons de vous consoler.