PROJET DES CHIRURGIENS, SANS DATE
A Monseigneur le Chancelier,
Monseigneur,
Les prévosts et communauté des Maîtres chirurgiens de la ville de Rouen,
Prennent la liberté de représenter à Votre Grandeur que quoiqu’ils n’aient point, comme à Paris, un amphithéâtre où ils puissent faire des exercices pour l’instruction des élèves, néanmoins plusieurs maîtres ont fait des cours de chirurgie en particulier et en public autant que la commodité de leurs maisons le pouvait permettre et ces exercices ont eu l’applaudissement des magistrats qui y ont assisté. Si ces exercices ont cessé c’est qu’ils entraînaient dans une certaine dépense et que les fonds destinés par le Roi pour y subvenir, ont été supprimés par l’édit de 1723 qui a rétabli les lieutenants de M. le premier chirurgien.
Cependant les exposants sont informés que Votre Grandeur aurait formé le dessein d’établir dans toutes les grandes villes du royaume des écoles publiques de chirurgie, pour porter cet art à la perfection que tous les membres de l’état doivent également désirer.
Ils ont encore appris que les maire et échevins de Rouen auraient présenté leur requête au conseil pour parvenir à faire faire cet établissement à Rouen et, comme il est important de donner à ces exercices une forme stable et immuable, les exposants ont cru que Votre Grandeur ne pourrait prendre qu’en bonne part les observations qu’ils vont mettre au jour.
Le fruit que les élèves en chirurgie retirent des cours publics qui se font à Paris est constamment la preuve la plus sûre de l’excellence de cet établissement et de l’ordre qui s‘y observe.
Comme la chirurgie embrasse bien des objets et que ces objets sont par eux-mêmes d’une ample discussion, on a jugé
qu’un seul homme ne pouvait sufïir à développer les secrets d’un art si étendu, et que ces exercices ne pourraient se faire avec succès si l’on n’instituait autant de démonstrateurs que la chirurgie peut avoir d’objets capitaux. C’est la sagesse de cet arrangement qui a rendu l'amphithéâtre de Saint-Corne si célèbre.
En elïet, il n’était pas possible qu’un maître chirurgien embrassât lui seul tous les exercices; ils sont beaucoup plus que suffisants pour remplir tous les moments d’un seul homme; car en ce cas si le démonstrateur veut faire sou devoir, il faut qu’il renonce absolument à traiter aucuns malades. La chirurgie est un art imparfait si l’on ne joint la pratique habituelle à la théorie ; cette vérité ne sera contestée de personne.
L’Ecole de Saint-Côme ne s’est soutenue jusqu’ici avec tant d’éclat que par l’émulation qu’elle a causée parmi les maîtres de Paris qui se sont appliqués à se rendre capables d’enseigner les élèves, et les maîtres n’ont pu acquérir de connaissance dans l’art sans que le public en ait retiré de grands avantages.
Celte émulation cesserait bien lot si toutes les démonstrations se faisaient par un seul maître. La seule espérance de devenir démonstrateur à son tour provoque à l’étude, excite à faire des recherches : chacun s’évertue et cette perspective contribue à faire de bons sujets.
L’honneur et l’intérêt sont les deux ressorts qui remuent le cœur humain ; si un seul homme moissonne tout, le découragement s’empare bien promptement des autres.
Au reste, quelle que soit la récompense que la ville de Rouen se propose d attacher aux places de démonstrateur, elle sera suffisante pour exciter à le devenir, parce que le poste sera toujours glorieux.
On ne parle point ici des abus qu’il y aurait à mettre sur la tête d’un seul une si grande multitude d’opérations. Indépendamment de ce qu’il ne pourrait y vaquer et remplir ses fonctions avec tout le recueillement qu’elles exigent, comme on l'a démontré, c’est que cela causerait dans le corps une jalousie et une inimitié (pii passerait des pères aux enfants et qui s'opposerait au progrès de l’art; car tel fait une découverte dans la chimie, dans la botanique, etc... qu’un autre ne fait pas.
Quand la concorde règne, on s’entr’aide mutuellement de ses lumières, ce qui n’arrive jamais quand il y a de la zizanie, et celte zizanie serait inévitable si toutes les démonstrations étaient faites par un seul ; on pourrait ajouter que cette qualité d’unique démonstrateur lui donnerait un espèce d’empire et de supériorité sur ses confrères qui produirait encore un fort méchant elïet.
Dans ces circonstances les exposants supplient très humblement Votre Grandeur d’indiquer sur un certain nombre de maîtres que la communauté croira le plus en état d’être présentés, ainsi et comme il se pratique pour la nomination des lieutenants et greffiers de M. le Premier chirurgien en conséquence de l’édit de 1723 ; et que les démonstrateurs partageront entre eux également les fonds que la ville destinera à cette lin, comme aussi qu’une îles places de démonstrateur venant à vaquer par mort, absence ou autre empêchement, il y sera pourvu en la même forme (1).
En supposant que l’on puisse disposer tous les ans de quatorze cents francs de fonds, l’objet que l’on se propose est d’employer ces 1,400 francs à exciter une émulation générale et à tirer de l’établissement proposé tout le fruit qu’on en doit espérer. Quant aux 1,400 francs dont il serait besoin, on joindra un mémoire par lequel il est démontré qu’il est facile de les trouver, sans qu’il en coûte au Roy ni au public, et l’arrangement proposé est non seulement conforme à l’esprit des ordonnances, mais il ne peut que produire un elfel avantageux au public et extrêmement utile à la manutention de la police.
Il convient d’établir trois démonstrateurs; l’un de ces démonstrateurs aura à traiter les principes de la chirurgie, les tumeurs, les plaies, les ulcères et les maladies des os tant en général qu’en particulier.
Un autre aura l’anatomie qui doit renfermer la démonstration des parties dures et des parties nobles du corps humain.
Le troisième aura toutes les opérations qui se pratiquent sur le corps humain et en outre tous les bandages qui y conviennent et
(I) On proposait do chercher les ressources nécessaires dans la caisse des amendes de police.
traitera des médicaments qu’on doit employer dans chaque maladie chirurgicale.
Sans le secours île ces trois démonstrateurs il est impossible de parvenir à une instruction bien parfaite, chacun des trois objets que l’on propose ici étant digne de l’attention d’un homme tout entier.
D’ailleurs comme on voit peu de gens réunir tous ensemble une égale expérience sur ces parties différentes, si l’on donnait le tout à démontrer à un seul, il arriverait sûrement qu’il y aurait l’un des trois objets principaux de négligé, et par conséquent on ne réussirait à faire que des écoliers très imparfaits.
Dans l’espèce proposée à mesure que les étudiants prendront des principes ils en verront l’application dans les applications faites en leur présence par celui îles démonstrateurs qui en sera chargé. Trois personnes seront plus en état d’approfondir leur objet, de donner de longues et solides leçons et de les appeler plus souvent. Ces démonstrateurs seront tenus de convenir entre eux des jours et des heures de leurs leçons et pour entretenir une émulation qui tende à les perfectionner et qui tourne au prolit des écoliers, l’un des trois aura 500 livres de pension, les deux autres n’auront que chacun 250 livres.
Ces 250 francs suffisent, de l’aveu même des chirurgiens, pour un homme déjà établi, qui est parvenu déjà à un certain degré et qui, soit par sa famille, par les attraits de sa patrie ou par l’exercice courant se trouve lié de façon à ne pas quitter la province, et ce sont précisément ces sortes de gens, d’un âge mûr, d’une expérience consommée, qu’il faut pour démonstrateurs. Que l’on fasse réflexion que 250 livres tous les ans feront 7 ou 8 francs par démonstration Ce petit bénéfice qui n’empêche pas le courant a d’autant plus d’attrait qu’il attire d’ailleurs une distinction.
Arrivant la vacance de l’une des places de démonstrateur la communauté des chirurgiens s’assemblera pour faire choix de trois sujets dont les noms seront envoyés à M. le premier chirurgien du Roy, en cas qu’il n’y ait rien à leur reprocher sur leur conduite, sur leurs mœurs et sur l’exercice de leur profession, dont le lieutenant général de police donnera son certificat.
Si ces trois sujets ou l’un d’eux se trouvaient notés d’infamie
ou dénoncés et connus comme gens de mauvaise vie, de mœurs dépravées, ou d’une incapacité prouvée par faits, ils seront tenus de se justifier dans le mois, par devant M. le lieutenant général de police, en présence de la communauté appelée à cet elïet, sans aucune procédure judiciaire sur les notes ou faits qui leur seront allégués par le dit lieutenant général de police, dont il y aura procès-verbal dressé, sinon et à faute de ce faire sera nommé par la communauté d’autres sujets à leur place. Et de ces trois sujets M. le premier chirurgien choisira celui qui jugera le plus capable pour remplir le poste vacant.
Si c’est la place de démonstrateur à laquelle seront attachés les 500 livres de pension qui vient à vaquer la communauté des chirurgiens ne nommera en la forme ci-dessus qu’un seul sujet qui joint avec les deux démonstrateurs restant concourra pour la place vacante et les 500 livres de pension. Et M. le premier chirurgien choisira celui qu’il croira le plus digne entre les deux dits démonstrateurs et le sujet présenté après avoir reçu l’acte de présentation signé du lieutenant de M. le premier chirurgien et des prévosts en charge de la communauté et l’avis du lieutenant de police sur les mœurs la capacité et la réputation de ces sujets.
Il paraît naturel que les deux démonstrateurs restants soient admis de préférence à tous autres à concourir pour la place de 500 livres. S’ils se sont distingués par les leçons qu’ils auront données, c’est pour les exciter à le faire qu’on a fait une distribution inégale des appointements ou honoraires des démonstrateurs; mais comme il ne serait pas juste non plus qu’ils en excluassent tout à fait un sujet qui serait plus en état d’enseigner qu’eux, s’il y en avait, on laisse à la communauté le droit de présenter un particulier.
Par ce moyen on entretiendra entre les trois démonstrateurs une émulation qui s’éteint ordinairement quand il n’y a plus rien à espérer.
On n’a pas dessein de dire que les 500 livres soient absolument attachées à la place, mais à la personne, en sorte que M. le premier chirurgien pourra accroître les appointements de l’un des deux démonstrateurs restants sans l’obliger de donner des leçons sur une autre matière que celle qu’il aura enseignée
jusqu’alors, et l’on croit cela plus convenable, afin qu’arrivant la mort de celui qui jouissait des 500 livres on puisse récompenser les démonstrateurs qui auront très bien réussi dans la partie qui leur aura été confiée sans les obliger à enseigner d’autres choses dans lesquelles ils seront peut-être moins versés et pour lesquelles il se pourrait trouver quelqu’un plus propre qu’eux.
Outre les gages de démonstrateur, il convient de donner annuellement la somme de 50 écus pour les menues nécessités de l’Ecole, en sorte que des 1,400 livres proposées il ne reste plus que 250 francs. On croit qu’il serait à propos d’employer cette somme à exciter l’émulation des maîtres île la communauté des chirurgiens de Rouen, ainsi que des autres villes du royaume, et en même temps celle des écoliers ou apprentifs, et pour cet effet il sera pris tous les ans une somme de 150 livres pour faire le montant d’un prix qui sera proposé tous les deux ans par les démonstrateurs sur quelque sujet de l’art et auquel toutes les personnes seront admises à concourir.
Aussitôt que les démonstrateurs auront déterminé le sujet du prix proposé, le lieutenant fera assembler la communauté pour lui en donner avis et pour faire désigner à la pluralité des voix trois des plus habiles maîtres chirurgiens qui seront examinateurs des ouvrages et juges du prix conjointement avec les trois démonstrateurs et le lieutenant.
Ce concours d’étude et de capacité avec les chirurgiens du royaume les plus habiles ou qui cherchent à le devenir et à se faire connaître doit exciter dans les chirurgiens de Rouen une émulation nouvelle et les engager à une application et à une étude extraordinaire, quand ce ne serait que pour se mettre en état de juger les ouvrages qui seront envoyés pour le prix. Enfin cela les mettra à portée de profiter des connaissances étrangères, cela entretiendra une espèce de correspondance avec les autres académies du royaume, et les chirurgiens de Rouen sortiront au moins de l’ensevelissement où ils paraissent être par rapport aux autres provinces.
Le prix sera donaé ensuite dans l’assemblée publique qui se tiendra à cet effet dans la salle des Ecoles, où on lira l’ouvrage qui en aura paru le plus digne et où toute la communauté sera
appelée en présence du lieutenant de police. Chaque chirurgien pourra dans cette assemblée rendre compte dés observations particulières qu'il aura faites et de toutes les choses intéressantes à l’art qui seront venues à sa connaissance depuis la dernière assemblée, dont il sera fait mention sur un registre à ce destiné qui demeurera entre les mains des démonstrateurs.
On emploie dans ce projet le lieutenant de police pour empêcher qu’il ne se glisse ou de la brigue ou de la cabale dans une distribution où le seul mérite doit concourir, et parce que ce magistrat est par la nature de ses fonctions et par sa charge à la tête de toutes les communautés d’arts et métiers.
Si dans l’intervalle du jour que la communauté aura indiqué des examinateurs au temps auquel les ouvrages seront examinés, un des examinateurs venait à manquer, il en sera élu un autre en la même forme; mais aucun de ceux qui auront travaillé pour concourir au prix ne pourra être choisi pour examinateur, et ceux qui auront été élus en cette qualité, ainsi que les démonstrateurs, avant que d’examiner aucun ouvrage seront tenus d’affirmer par serment entre les mains du lieutenant de M. le premier chirurgien qu’ils n’ont point travaillé pour concourir au prix, et qu’ils donneront leur avis en leur âme et conscience et sans aucun intérêt particulier de quelque espèce qu’il puisse être, ce que sera tenu pareillement d’affirmer devant les autres examinateurs le lieutenant de M. le premier chirurgien, le tout à peine de nullité et punition suivant l’exigence du cas.
Quant aux 100 livres restant, ils seront employés à récompenser deux d’entre les étudiants qui se distingueront par leur application, leur capacité et leur assiduité aux leçons et démonstrations de la dite écolle. La communauté nommera deux fois l’an, quand elle en sera avertie par le lieutenant, trois examinateurs qui, conjointement avec lui et les démonstrateurs, se transporteront à l’Ecole pour y examiner les écoliers eu présence du lieutenant de police, el celui qui sera jugé à la pluralité des voix avoir le mieux satisfait aux demandes qui lui auront été faites sera récompensé d’une somme de 50 livres qui lui sera remise au greffe de la communauté pour servir dans la suite s’il est nécessaire à juger du progrès et du mérite des
apprentifs. Par le ternie d’apprentifs employé dans le projet ci-contre on entend aussi les étudiants de quelque espèce qu’ils soient, pourvu qu’ils suivent le cours des démonstrations.
Si pour une plus grande utilité de l’école chirurgicale il était convenable de prendre quelques arrangements non énoncés dans le présent projet, la communauté en conviendra dans une assemblée générale et ensuite en fera sou rapport au lieutenant général de police qui y statuera de la façon la plus convenable.
Il reste à trouver un lieu convenable pour toutes ces opérations ; mais l’bôtel-de-ville en a déjà abandonné un qui peut servi en attendant mieux et qui jusqu’à présent n’a point paru incommode pour les différentes opérations que le sieur Le Cat et d’autres chirurgiens y ont fait en présence du public. D’ailleurs on croit que la ville se disposera facilement à en donner un autre quand l’occasion s’en présentera. Ce n’est point un objet pour le corps de ville.
Ecole de chirurgie.
10 août 1788. (. Registre 226, registre des vœux.)
Il a été proposé d’aviser au moyen d’empècher l’établissement nouveau des écoles de chirurgie dans un emplacement très-éloigné du centre de la ville et qui, suivant le bruit commun, doit se faire aux environs de l’hôpital de la Madeleine, et ce sur les sollicitations d’un seul membre du collège, ce qui paraît contraire à l’intérêt général, sur quoi les avis pris il a été délibéré ce qui suit, à savoir qu’il sera présenté par MM. les lieutenant et prévosts un mémoire où seront expliqués et le désir qu’a le collège que les leçons publiques de chirurgie soient faites dans le local à lui appartenant ou dans tout autre et les sacrifices que le dit collège se proposerait de faire pour y parvenir.
— M° Guyet est d’avis que ce mémoire présenté incessamment à MM. de l’Hôtel -de-Vil le et au premier chirurgien du Roy contienne l’offre à la ville de l’emplacement dont le collège est possesseur actuellement pour, par la ville, y faire les frais nécessaires pour y établir un amphithéâtre pour les leçons
publiques el particulières, de plus une salle pour les assemblées et diiïérents appartements nécessaires pour le dit collège, si mieux n’aime le corps municipal de l’Hôtel-de Ville donner un autre local à peu près au centre.
— Beaumont est aussi d’avis que ce local doit être au centre pour la commodité des maîtres et des élèves et non hors de la portée du monde comme celui dont il s’agit.
— 15 mars 1790. — Lettre de Louis, de Paris, répondant à une lettre des olliciers du collège et disant qu’il est avec eux contre la réunion en une de la chirurgie et de la médecine.
(Arc h., liasse 258.)
— 1781 . — 7 élèves ont produit 70 livres de droits d’enregistrement à 10 livres chaque. Ce sont : les sieurs Pierre, Clavier, Saunier, Lefebvre, Delafenestre, Des Cormières et la femme Fouque. ( Arch ., liasse 257.)
Lettres patentes du Roi portant règlement pour les écoles de chirurgie de Paris. Données à Versailles le 18 juin 1784, registrées au parlement le 20 août 1784 (imprime). (Liasse 257.)
— 1788 et 1790. — Lettres avec signature de Vicq d’Azyr, secrétaire de la société royale de médecine, adressant le programme des prix à distribuer par cette société. Le sujet du concours pour 1789 était :
« Rechercher quelles sont les causes de l’endurcissement du » tissu cellulaire auquel plusieurs enfants nouveaux nés sont » sujets, et quel doit en être le traitement, soit préservatif, soit » curatif. » (/>/.)
— Accouchements . 1790. — Le cours a été suivi par 30 élèves hommes et 5 élèves femmes. ( Voir liste.) (td.)
— Défense faite par le Bailly au sieur Labarbe de faire aucun cours public de chirurgie et d’anatomie, entre autres à l’amphithéâtre royal de Bouvreuil ; lui enjoignant de se conformer aux règlements du collège de chirurgie de cette ville. — Compaing et Blanche requérants, 20 mars 1790. (Arch., liasse 258.)
— 1790. — Lettre adressée aux médecins du collège de Rouen et signée des membres du comité de salubrité de Paris, Guilloti n président et Gallot secrétaire, 9 octobre 1790, indiquant que dans sa séance du 12 septembre l'assemblée nationale a créé un comité de santé et demandant la collaboration du collège pour
toutes les questions d’euseignement et de pratique. Pour les écoles et les hôpitaux en envoyant des mémoires sur ces sujets.
( Arch ., liasse t24(J .)
École de chirurgie.
19 vendémiaire an V. Archives de Rouen. Hôtel-de-Ville. — Analyse des délibérations, <3° vol., paye 100, T colonne.
Instruments en usage parmi les chirurgiens
de Rouen.
Les pièces du coffre de la communauté ne contiennent sur ce sujet que les énumérations des objets saisis parles huissiers chez les délinquants. Ce sont des rasoirs et autres ustensiles à l’usage des barbiers mais rien d’autre.
— 1630. — Sentence du bailliage défendant à Pierre Delahaye de faire de la chirurgie pour en prendre profit et argent mais lui faisant rendre les objets saisis lui apartenant et trouvés dans la maison de noble homme Centurion de Feugueray et consistant en tleux ventouses, un pot où il y a de l’onguent, de deux spatules et un ciseaux.
Instruments mis a la disposition du chirurgien