PRE
se ne Pop ist | > à Lu par un excès de bases dans le sang résultant du départ d
l'acide chlorhydrique. Dodds et ses collaborateurs ont montré
en effet que la sécrétion de l'acide chlorhydriques provoquait une augmentation des bicarbonates du sang, qui est probablement un peu plus alcalin qu'à l’état normal. Pendant ce temps, les reins excrètent moins d’acide et moins d’ammoniaque. Le CO? alvéolaire augmente de 2 à 6 millimètres, 1/2 heure à 3/4 d'heure environ après le repas, lorsque l'acide chlorhydrique se déverse dans l'estomac, puis il décroit au-dessous de la normale quand le suc pancréatique est sécrété à son tour.
Si, par suite d'une obstruction, l'acide chlorhydrique ne passait
pas dans le duodénum et qu'il soit vomi, la déficience en acide irait en augmentant et aboutirait, ainsi que nous le verrons
dans la suite, à la tétanie (Mac Callum, 1920, Murray, 1921).
Un fonctionnement exagéré des poumons, pendant une course rapide par exemple, entraine un départ considérable de CO? et une augmentation du pH. Les reins cessent d'éliminer des aci-
‘des pour excréter des bases. Le résultat serait encore la tétanie
s'il ne se produisait un phénomène de compensation. D’après Greenwald (1922), l'excès d’alcalinité du sang diminue la dissociation de l’oxyhémoglobine ; il en résulte un manque d’oxygène dans les tissus avec formation d'acide RENE tend à rétablir la neutralité.
Une augmentation de température produit les mêmes effets qu’une hyperventilation pulmonaire, en excitant le centre respiratoire : le sang s'alcalinise. Il en est de même pour une diminution de pression (ascensions) ; Je manque d'oxygène rend en effet le centre plus facilement irritable, d'où hyperpnée. Au cours d’un exercice musculaire modéré, l'acide lactique formé est brûlé en partie à l’état de CO? et H°0, tandis qu’une fraction importante donne du glycogène.: Mais pendant un exercice violent, cet acide passe dans le sang ; la concentration des bicarbonates diminue, tandis que celle de H*C0* augmente, et le C; du sang croit. Il en résulte la dissociation d’une plus grosse quantité d'oxyhémoglobine avec mise en liberté de bases. Durant les premières minutes, le C; élevé du sang excite le centre respiratoire, en produisant une dyspnée qui favorise l'élimination de CO*; mais si l'apport acide continue, la réserve alcaline, jusqu'iei intacte,
EP
ner A basse, Docide lactique n'étant éliminé see
fort lentement. Rémarquons qu'au cours d’un exercice violent,
la température du corps augmente et tend à provoquer une diminution de C qui s'oppose aux effets précédemment
. décrits.
L'] és : L'alcalinité actuelle du sang.
La réaction du sang est, comme nous venons de le voir, remarquablement constante à l'état normal. Henderson considère que « cette constance de la concentration emions H+ est plus importante que celle de la plupart des autres corps ». Son PH oscille
autour de 7,35-7,40 (Michaëlis et Davidoff, 1912, Henderson, 1921) etprésente des valeurs extrêmes de 7,30 et7,50. Van Slyke
(1921) croit même que ces limites sont encore plus restreintes. Quant aux variations pathologiques, elles sont comprises entre
pH 7,0 et pH 8,0. Barr. Himwich et Green (1923) ont trouvé
7,05 après un violent exercice musculaire et Davies, Haldane et Kennaway (1920) 7,85, après une respiration forcée. Van Slyke cite un cas où Cullen a observé un pH de 6,95, quelques heures avant la mort, chez un néphrétique dans Le coma. C’est la seule fois, croyons-nous, qu'on ait trouvé et publié un chiffre aussi faible chez l’homme. Du côté alcalin, en revanche, la marge parait un peu plus grande. On indique exceptionnellement des chiffres de 8 et même 9 (Dale et Evans, 1922).
La différence de pH entre Le sang artériel et le sang veineux est faible : 0,02 pour Parsons (1917), 0,01 à 0,04 pour Peters, Barr et Rule (1920-1921), 0,013 à 0,037 pour Doisy, Briggs, Eaton et Chambers (1922).
Un grand nombre d’auteurs ont employé pour ces déterminations la méthode colorimétrique. Son application, comme nous l'avons dit au début de ces notes, est extrêmement délicate, car il faut tenir compte de l'erreur de protéines. Bien qu'il soit possible de la diminuer en diluant fortement le plasma, elle reste malgré tout cousidérable avec certains réactifs d'un usage courant comme la phénolsulfonephtaléine (rouge de phénol). Miss Homer a montré, en 1917, qu ‘avec ce colorant,
mar
+ : ke ‘erreur de Se
ER up à set nn A robe Ja a En sang +.
travers un sac de collodion plongeant dans de l’eau salée à 9 pour 1000. Ils firent leurs mesures sur le dialysat. Evidem-
__ ment, les protéines sont éliminées, mais elles jouent un rôle actif dans l’établissement de la réaction sanguine, et il ne semble pasque l’on puisse les négliger. D'autre part, pendant la dia-
… lyse, ilest difficile d'éviter les pertes en gaz carbonique. Certains auteurs, comme Cullen, ont décrit d'excellentes techniques avec des corrections qui nous semblent cependant devoir prêter à discussion plus que l’électrométrie, telle que l'ont ot Michaëlis et ses élèves, Hasselbalch, ete.
- Avant d’exposer la méthode que nous avons suivie nous-
mêmes, disons quelques mots, des difficultés particulières à la à
détermination du pH dans le sang. ° #a
Il yena trois principales : |
1° Les quantités de sang souvent faibles que l'on à à sa dispo- * sition ; É
29 Ée présence d'oxygène ;
Se 3e La présence d'acide carbonique dissous ou faiblement
. combiné, possédant une certaine tension qu’il est néeessaire de
conserver pendant le prélèvement et dans l'électrode.
Remarquons d'abord que, lorsque la méthode de mesure le : permet, on a tout avantage à diluer le plasma avec de l’eau salée à 9 pour 1000, aussi neutre que possible (').
En effet, on diminue ainsi la tension d’acide carbonique, c'est-à-dire les pertes de ce gaz. On diminue de même la concentration en oxygène. Enfin on dispose d’une quantité de liquide beaucoup plus grande, tout en ne partant que de 1 ou de 2 centimètres cubes. ”
Le sang étant un milieu tamponné, la solution salée à 9 pour 1000 et oxalatée à 3 pour 1000 (pour le rendre incoagulable)
(t) Bien que les globules sanguins soient plus acides que le milieu envi- $ ronnant, ainsi que nous l'avons vu, le pH du plasma s’écarle très peu de celui du sang tolal (Parsons). C’est toujours sur lui que nous ferons nos déterminations afin d'éviter la- présence d'oxyhémoglobine qui nécessite, pour sa réduction complète, une longue agitation au contact de l'hydrogène.
Ro une solution de bicarbonate de soude dont la teneur était ana-
té par conséquent de la neutralité. Nous un ae avee ;
logue à celle dusang, 2 pour 1000 environ. Nous avons A e comme dans nos expériences, une partie de solution bicarbonatée avec trois parties de solution salée, oxalatée. Nous avons trouvé, avant la dilution, un pH — 8,20 et, après, un pH — 8,16. La. différence est très faible, comme on le voit, et de dede des 4 erreurs de l'appareil employé. Si l'on tient compte de la pré- SRE sence des autres tampons, elle doit être tout-à-fait négligeable.
Pour éviter la perte de+gaz carbonique, nous nous sommes servi du procédé de Cullen qui consiste à maintenir constamment à l’abri de l'air, sous une couche d'huile de vaseline, de sang pur ou dilué. Le
De tous les corps réductibles par Fhydrosene en présence de noir de platine, c’est l'oxygène qui est la cause principale d'un potentiel instable. [l'est nécessaire de s’en débarrasser en agitant suffisamment l’électrode pour hâter sa combinaison au
contact de la lame platinée (Hasselbalch, 1913). Michaëlis et | Rona recommandent, d'autre part, de faire à peine plonger la
- lame dans/le plasma dilué au moment de la mesure. La réduction de la faible quantité de liquide en contact avec elle se fait alors très rapidement, et le potentiel se stabilise en quelques minutes.
Il est inutile de dire que les électrodes, où l'hydrogène tra- | verse le milieu en essai, sont inapplicables au cas qui nous : occupe. Il faut d’abord faire passer dans l’appareil un courant de ce gaz qui chassera tout l’air contenu, puis, seulement alors, | y introduire le liquide en expérience. Il subsiste cependant une 0 difficulté. Le CO? dissous qui a dans le sang une tension de Fe 40 millimètres de mercure environ, diffusera dans l’électrode, | entraînant une variation de pH vers l’alcalinité. Deux procédés ont été employés pour y remédier.
Le premier consiste à faire passer de ldrouine contenant une quantité d’'anhydride carbonique telle, que le gaz ait dans le mélange la tension du CO? alvéolaire. Cette méthode donne d'excellents résultats, mais elle est assez compliquée. Il faut, dans ce cas, opérer sur le plasma pur.
de FbtEr le Réuie: 3 ou 4 fois au moins, si On \ le + peut. C'est ainsi que nous avons opéré.
Donnons maintenant quelques détails d'ordre pratique :
Préparation de l'électrode. — L’électrode que nous avons
. employée est l’électrode de Sannié décrite antérieurement (fig. 1, ID. On commence par la remplir de mélange sul-
fochromique, on l’abandonne ainsi pendant 24 heures et on la
lave soigneusement à l'eau distilléé. Pour platiner la lame, on enlève le piston et, les robincts étant fermés, on introduit la
solution indiquée au chapitre précédent (voir Electrode à hydrogène); le pôle négatif des accumulateurs est relié à la borne P et le pôle positif communique avec un fil de platine
qui plonge dans le liquide en passant par le corps de la serin- __ gue. Ce fil sera bien assujetti pour éviter un court-circuit. Au
bout de quelques minutes, lorsque la lame est uniformément
noire, on remplace la solution par de l’acide sulfurique dilué, et on continue l’électrolyse pendant 1/4 d'heure environ, en
vérifiant que le dégagement d'hydrogène se fait régulièrement sur toute la surface du platine. L'appareil est alors soigneuse-
ment rincé à l’eau distillée. On vaseline légèrement les robi-
nets et le piston que l’on remet en place. On aspire de l’eau bi-distillée et, retournant l’électrode, on chasse toutes les bulles d'air par le‘tube B. On renouvellè cette eau 3 ou 4 fois, à
1/4 d'heure d'intervalle. Finalement, on remplit l'appareil qui
est alors prêt à servir. : »
Passage d'hydrogène. — On fixe l’électrode à un support, on adapte en A le tube de caoutchouc venant du dernier laveur du générateur d'hydrogène. On fait plonger le tube B dans une capsule pleine d’eau, puis on ouvre suecessivement les robinets & et 0. Le gaz, chassant l’eau contenue dans l’électrode, sort par B. On réglera le débitjusqu’à ce qu'il passe une ou deux bulles par seconde et on soulèvera plusieurs fois Le piston, pour être sûr de bien balayer toute trace d'air. On aura soin de ne
pas l'enfoncer complètement (laisser 1 centimètre cube envi-
APE de ang. — 2 sang tp être recueilli à l'abri de
L'air, voici comment il faut opérer. On verse au fond d’un tube à centrifuger 0g.01 environ d'oxalate de soude pur, puis de l'huile de vaseline neutre sur une hauteur de 1 centimètre. D'autre part, on prend une seringue de 10 centimètres cubes,
on retire le piston et on y verse 2 ou 3 centimètres eubes d'huile de vaseline stérile. On ajuste le piston, on retourne la seringue et on chasse l'air sans laisser aucune bulle. On place :
l’embout, puis l'aiguille, après avoir fait chaque fois couler un peu d'huile qui assure une fermeture hermétique, enfin on pousse le piston jusqu'à ce qu'une goutte perle à l'extrémité de l'aiguille. Chez l’homme, on prélèvera le sang dans une
veine du pli du coude. On: fera saillir cette veine par compres-
sion, on piquera ct, dès que le sang apparaîtra dans la seringue, on relâchera le garrot avant d’aspirer. Il est en effet absolument nécessaire d'opérer en veine libre, sans cela la stase
du sang modifierait sa teneur en acide carbonique. On prélè-
vera ainsi 3 ou 4 centimètres cubes, puis, la ponction terminée, on retournera la seringue, embout vers le haut, et on retirera l'aiguille que l'on remplacera par une autre plus longue. On la remplira d'huile en appuyant sur le piston, et on la plongera au fond du tube à centrifuger préparé comme nous l'avons indiqué. On chassera alors le sang de la seringue et on mélangera rapidement avec l'aiguille elle-même. Chez le lapin, la ponction se fait à la veine marginale de l'oreille en observant les mêmes précautions.
Le tube à centrifuger est alors rempli jusqu'au bord avec de l'huile de vaseline. On bouche avec un bouchon en caoutchouc percé d’un trou, l'excès d'huile s'écoule et on obture le trou avec une courte baguette de verre terminée par une boule servant d'arrêt, puis on centrifuge. On prend ensuite un autre tube dans lequel on met 4 centimètres cubes d’eau bi-distillée et bouillie, salée à 9 p. 1000 (Il est commode, lorsqu'on a un certain nombre d'expériences à faire, de préparer d'avance des ampoules en verre neutré contenant cette solution. Le remplis-
ns ons verse à la rarfèce une Re, pitt d'huile de vaseline. Avec une seringue de 2 centimètres cubes, préparée comme la précédente, on aspire 1 centimètre cube de ae dans le premier tube et on le fait passer sous la cou che d'huile dans les 4 centimètres cubes d’eau salée. On FA de cette manière, une dilution au 1/5 de plasma pur sans er bules.
Dans une première série d’essais, nous avions dilué directement le sang total cons centimètres cubes de la solution sui-
| LE RCE :
Chlorure de sodium. . 0,9 4 Oxalate de soude . . 0,3 :
RS Eau bi-distillée . . . 1006."
et après centrifugation, nous avions utilisé le liquide surnageant, mais nous croyons plus exact de faire cette dilution après avoir éliminé les hématies, par suite des échanges qui ont lieu à travers la membrane globulaire. | Tous les produits employés : huile de vaseline, oxalate de soude, chlorure de sodium, etc., peuvent être cause d'erreurs Le s'ils ne sont pas neutres. On pourra les essayer d'un manière LE très approchée, "mais simple, indiquée par Cullen, en les agi- ‘ tant avec de l’eau distillée additionnée de quelques centimètres cubes du mélange : rouge de phénol-rouge de méthyle (parties égales des solutions à 0,02 0/0 employées en colorimétrie). L'eau doit rester jaune.
Mesure. — On commence par introduire dans l’électrode
1 centimètre cube de plasma dilué, de la manière suivante : on
, plonge l’extrémité du tube B dans l’huile de vaseline surmon-
ze tant le liquide ; on ouvre 4 et on chasse une ou deux bulles de gaz pour entrainer l'air qui aurait pu diffuser jusqu’au robinet, puis on enfonce Le tube dans le plasma, on chasse encore une bulle et on aspire le liquide. On ferme le robinet 4 et on retire l’électrode. On agite alors vigoureusement pendant une minute à une minute et demie (200 fois environ). De temps à autre, on tire érès légèrement sur le piston, ce qui produit un vide favori-
nication avec
2 ou 3 fois l'agitation qui à pour but d’équilibrer la tension de CO? et de réduire Les composés oxygénés.
Finalement, b étant ouvert, on règle l'immersion de la lame
en abaissant le piston, on fixe l'appareil sur un support et on fait plonger l'extrémité du tube B dans le liquide de liaison. Nous répétons qu’au moment de la mesure, la lame doit seulement affleurer le liquide. Hasselbalch à montré en effet que, lorsqu'elle baigne de plus de 1 millimètre, on obtient des valeurs trop acides. C’est ainsi que les chiffres indiqués par pue gaard sont trop bas de pH 0,15.
Pour faire la mesure, on ouvre le robinet b et l’on détermine la f. 6. m. suivant les indications données au chapitre précédent. Il est bon de faire deux lectures à un quart d'heure d'’intervalle pour s'assurer que le second chiffre ne diffère pas du premier de plus de 1 ou 2 milkvolts, sinon on recommencerait une troisième et même une quatrième lecture.
Les mesures se font en général aux environs de 18°. Il est
préférable, pour comparer les résultats, de les rapporter à là température du sang circulant ou d'effectuer l’équilibration et
la mesure à 37°, ce qui est assez compliqué. On a remarqué, en:
effet, en accord avec la théorie, que la dissociation, c’est-à-dire la force de l'acide carbonique, eroissait avec la température,
le pH est donc plus bas à 38° qu’à 18°. Plusieurs auteurs, dont Michaëlis, Hasselbalch, ete., ont étudié ces variations dans des
solutions de bicarbonates et dans le sang. Ils ont donné divers chiffres de correction assez différents, non seulement d'un expérimentateur à l’autre, mais encore d’une série d'expériences à l’autre. ;
Si, maintenant, on effectue Jo mesures sous une tension
constante de C0?, on trouve, non plus une acidification, lors-
que la température augmente, mais une alcalinisation. Hasselbach (1917), qui a constaté ainsi une élévation de + 0,12 pIl entre 18 et 38°, l’attribue à la différence de solubilité du gaz carbonique (0,928 à 18° et 0,560 à 38°), dont l'effet compense
l'air extérieur. On Le à na yeai “es liquide frais et l'on opère comme précédemment. On recommence ainsi .
mêmes ne nn ét 4. a que c Des PPS à de sr
sociation de l'oxyhémoglobine qui contrebalance le changement précédent. Il semble que, dans ce cas, il faille tenir
compte aussi de l'équilibre de membrane entre les globules et
le plasma. Par refroidissement, la solubilité de CO? augmente,
et cette augmentation entraîne un passage de CI- dans Les glo-
bules. Il en résulte une alcalinité plus grande du sérum qui
compense l’excès d'acide carbonique (Chambers). Mac Clendon trouve que, pour une même tension de CO:, le
pH du plasma varie de 0,01 par degré. Evans-(1921), dans les
mêmes conditions (tension de CO? constante), indique une dif-
férence de + 0,20 pH entre 20° et 38°.
Il est RE que, dans la méthode que nous avons suivie, la pression du gaz carbonique diminue, puisque sa masse totale ne change pas et que sa solubilité augmente. Il se produit alors une alcalinisation par refroidissement. Devant les écarts qui existent entre les divers facteurs de correction proposés, nous avons adopté, provisoirement, celui de Michaëlis (—0,21pH) dont nous avons suivi la technique. Les chiffres que nous avons obtenus avec lui sont tout-à-fait conformes à ceux de la plupart des auteurs. Malgré tout, la question de l’influencesde la température est d’une grande importance et nous nous proposons
‘: de l’étudier directement avec l'appareillage et da méthode que
nous venons de décrire.
Le procédé électrométrique a donné à Evans (!) des Fdullals trop bas de 0,2 pH avec des solutions de bicarbonate, tandis que les chiffres fournis par la colorimétrie se sont montrés en accord avec la mesure de l’ionisation par conductibilité. Le même écart ayant lieu pour le sang, cet auteur signale cette erreur probable et l’attribue à la formation d'acide formique au contact du noir de platine.
Conway-Verney et Bayliss (), d'autre part, n’ont remarqué
| 4 (1) Evans, On a probable error in determination by means of the hydrogen electrode (J. of Phys., 4991, t. LIV, p. 353). ° (?) Conway-Verney et Bayliss, À comparaison between the electromotrie and the colorimetric methods of determining the H-ion concentration of Blood (J. of. Phys., 4923, t. LVIT, p. 401).
us-mêmes avons oujo rs trouvé AVC RE ifrés mparables à ceux de Michaëlis, ;
e, un peu plus élevés que ceux signalés par i ont employé la méthode colorimétrique. SEA
& © Voici. quelques résultats IE avec la technique que nous : venons de décrire : 1 :
4 s AUS Fe : s É 2 : ÿ : TRE AN CL -— Expériences Sur le lapin.
= Nos Clio Etalon t : pl Pi et 6 RPC Ne CR : A can 0 PERS À 16h 170,5 7,62 | RE GRO fre 4105 7,58 L 4 690 BIT 2 12: 7,62 E SÉCROE A5 SORT ERRs) à. 2 21° Rte.
4 s = è - E% = 4 ce qui fait une moyenne de 7,6 ou, approximativement, 3 107 6 : à 37° en appliquant la correction de Mobaëlié. . Le Re > ; Il. — Déterminations chez l'homme normal. | Nos Millivolis DER pH Lx 6 699 29,5 7,11 7 687 | 23° 7,49 Li 8 Ce 1205 7,01 ES, He 9 681 290,5 7,40 Mi - 10 692 21°,5 7,60 TES
ce qui fait une moyenne de 7,55 ou, approximativement, 7,34 à 37° avec la correction de Michaëlis. si 7,84 est peut-être un peu faible, car la tonne cite ÉSt F6S-" 7 2000 tée assez éloignée de 18° (moyenne 22°). - Nous donnerons dans le chapitre suivant, en étudiant les effets de colloïdes électriques, quelques chiffres trouvés chez des cancéreux. Voici Les résultats obtenus chez des malades atteints de bronchopneumonie. s 5 Vincent ; 5 re
TRE Lin moyenne est un | peu à pit Ar que “He l’homme nor- È mal, comme il fallait s’ y attendre, étant donné que ces malades Da" étaient tous flévreux. : =
ss , % Se A : La réserve alcaline du plasma. “RE Fa - : La connaissance de l'alcalinité actuelle À sang est évidem- MERE ment, à elle seule, d’un grand intérêt, mais son interprétation est rendue difficile par le peu d’ampleur de ses variations. Il SE existe dans le sang une réserve alcaline, sous forme de bicar- =. bonates principalement, qui est la cause même de la constance . de son pH. Aussi la connaissance de cette réserve, ou, si l’on veut, de cette alcalinité potentielle, qui varie dans des limites beaucoup plus étendues, est-elle un St nt te de l'étude de la rénctoe sanguine. * Nous verrons bientôt que, dans les cas d’acidose légère (« Acidose compensée » d’Henderson), la réserve alealine diminue seule, tandis que le pH reste constant. Mais, si l'acidité croit, et si la réserve ne suffit plus à la compenser, alors le pH -s’abaisse rapidement, le malade entre dans le coma et meurt. Pour connaître la réserve alcaline, on peut mesurer l’acide carbonique libre du sang et le pH. On en déduit l'acide com- | biné au moyen de la formule d'Henderson-Hasselbalch. On peut RE: aussi, connaissant le CO? total et le pIl, en déduire les bicarbod: nates (Van Slyke). Le plus simple, semble-t-il, est de doser l’alus -eali devenu libre lorsqu'on a chassé Le gaz carbonique. Marriott, Lévy et Rowntree ont opéré ainsi sur le liquide provenant de la dialyse du sang. Cullen, en 1917, proposa de faire agir le vide sur le plasma additionné d’acide titré et de mesurer le pH résultant. Connaissant le pH primitif, il en déduisait l’alcalinité ‘et, par conséquent, les bicarbonates. Van Slyke, Cullen et Stillman
DT
Ces auteurs, prélevant 2 Énoties cubes de plasma oxa=
Jaté, les versent dans un ballon de 200 centimètres cubes envi= ron. Îls ajoutent 5 centimètres cubes d'acide chlorhydrique 0,02 N. Le ballon est alors vigoureusement agité et entrainé
Fe un mouvement de rotation qui répartit Le liquide en cou
che mince sur la paroi intérieure. Au bout d’une minute, on 3 peut admettre que tout le gaz carbonique est parti. On fait pas-
ser le liquide dans un erlenmeyer. On rince à plusieurs repri-
ses avec de l’eau pour avoir un volume final de 26 centimètres
cubes et on ajoute 0 em° 3 de solution de rouge neutre à 0,1 0/0.
On verse alors avec une burette (une microburette de préfé-
rence) de la soude 0,02 N, exempte de carbonate, jusqu'à ce que FRE
la teinte obtenue soit la même que celle dé 26 centimètres cubes d’un étalon de phosphates, pH 7,4, contenu dans un erlenmeyer identique. A la place du rouge neutre on peut employer la phénolsulfonephtaléine, mais, dans ce cas, il faut faire la com-
paraison avec un étalon de pH 7,2, pour tenir compte de l’er-
reur de protéines dont nous avons a plus haut. Du chiffre de centimètres cubes versés on déduit la quantité de bicarbonates.
Cette méthode a été reprise en France par Guillaumin avec les modifications suivantes : emploi d'une solution centinormale d’acide sulfurique et centinormale de soude, déplacement de l'acide carbonique par barbottage d'air sous pression réduite, emploi de la phénolsulfonephtaléine (rouge de phénol), en prenant comme étalon de repère, non un mélange de phosphates : pH 7,2, mais le tube de plasma dilué et coloré qui a servi à déterminer le pH du sang par la méthode de Cullen ; on élmine ainsi l'erreur de protéines.
Nous avons utilisé cette technique, mais en substituant les mesures électrométriques à la colorimétrie, pour les raisons que nous avons déjà signalées. Nous allons en détailler les différentes phases.
Solutions titrées. — I faut une solution centinormale d'acide sulfurique dans l’eau bi-distillée, aussi exacte que possible. Le mieux est de la faire par pesée soit du sulfate d'ammoniaque,
| salée à 9 pour 1000. On titrera sur 20 centimètres cubes de l'acide centinormal, en présence d'un indicateur quelconque,
es par exemple, et on ramènera à N \/100 soit .
9 gr 4 par litre.
Fe D dal titre exact de la soude. — On l’évalue colo- : rimétriquement sur 5 centimètres cubes de H?S0* N/100, en . présence de bleu de bromothymol qui nous a semblé préférable
au rouge de phénol (1 centimètre cube de la solution à 0,02 0/0). On emploiera la même burette que pour le titrage d plasma
afin d'éliminer les erreurs de calibrage. On verse la soude jusqu'à ce qu'apparaisse une teinte franchement verte, ni trop jaune ni trop bleue, sans qu’il soit nécessaire d'obtenir celle
qui correspond exactement à pH 7. Il est utile de savoir qu'au voisinage de la neutralité, la couleur, d'abord verte, a tendance
à revenir vers le jaune. On continuera à verser prudemment
la soude jusqu'à ce que la temte indiquée se maintienne pendant 2 à 3 minutes. Sion a versé » centimètres cubes æ soude,
le titre cherché est r — ®, Il varie facilement d’un j jour à l’au-.
tre par absorption du gaz carbonique de l'air. Aussi fera-t-on bien de conserver la solution dans un flacon à robinet dont la tubulure supérieure est munie d’une rentrée d’air sur chaux sodée. Dans ces conditions, nous n'avons pas trouvé de varlation sensible à 8 jours d’ ie pralle, =
Prélèvement du sang et mesure du pE.- — Ils se feront suivant les indications données précédemment. Appelons R le nombre de millivolts trouvé, correspondant à à un pH — A.
Elimination de CO?. — On prélève 1 centimètre cube de plasma. On le verse dans un tube à essai en pyrex. On ajoute 5 centimètres cubes de H#S0* N/100 et 2 gouttes d'alcool caprylique pour éviter la mousse. On ferme avec un bouchon de caoutchouc par où passent deux tubes, l’un terminé en capil-
et SE l'établissement d'un alor d'acétate. On en versera | “1 centimètre cube dans un litre d’eau bi- distillée, bouillie et
que l'air barbotte a mais : 4
malgré tout subsister une dépression correspondant à 3 ou 4 cen-
timètres de mercure. Cinq minutes suffisent t pour que l’acide carbonique soit totalement chassé de la solution. On arrête alors. | Ja trompe et on vide le liquide dans un petit becher en pyrex.
On rince le tube : avec quelques centimètres cubes d’eau bi- dis= +
tillée que l’on ajoute à la solution précédente.
Titrage. — On porte le becher sous la burette pleine de
soude N/100 ; on y fait plonger Le tube de liaison de l’électrode au calomel ainsi qu’une électrode d'Hildebrand. Nous avons
remplacé la cloche, encombrante, par une petite boule ouverte sur le côté, analogue à celle de l’électrode de Bunker. On Fe commence par ajouter 5 gouttes de rouge de méthyle eton verse la soude jusqu’à coloration jaune clair. On fait alors pas-
ser bulle à bulle 200 à 300 centimètres cubes d'hydrogène et
on mesure la différence de potentiel. On refait une deuxième lecture à 10 minutes d'intervalle. Si le chiffre obtenu est beaucoup plus faible que celui que l'on a trouvé en mesurant A
(R millivolts), on pourra verser immédiatement 1 centimètre
cube de soude ; sinon on opérera par 1/2 ou 1/4 de centimètre cube: On fera la mesure chaque fois et on ne s’ärrêtera que lorsqu'on aura dépassé le chiffre R. On tracera, en fonction des quantités de soude, une courbe des pH à l’aide de laquelle, on déterminera le nombre de centimètres cubes » correspondant
La quantité d'acide sulfurique qui : se combiné aux bicar-
100 EG © molécule de bicar-
bonates est 5 — m +, correspondant à à?
TS b) £ bonate par centimètre cube de plasma, ou 7 par litre. On
évalue généralement la réserve alcaline en centimètres cubes de CO? à 0° et 760 millimètres pour 100 centimètres cubes de
plasma. Une molécule de bicarbonate correspond à 22 400 cen-
timètres cubes de CO? à a et 2 millimètres. Dans 1 centimè-
tre cube de plasma il y ts: 00. dm = molécule, et dans 100 centimè-
ep,
Fe encore la question de la noie se pose pour les Se un peu précises. Le passage des ions CI- dans les . globules entraîne une augmentation de la réserve alcaline du plasma, consécutive à l’abaissement. de température. Les méthodes de re comportent donc une erreur que l’on LÉ
6 pourrait éviter qu'en opérant le prélèvement et la centrifuga-
tion à 370.
= La réserve alcaline varie dans des limites beaucoup plus . étendues que le pH. Elle oscille entre 53 et 77 volumes pour 100 chez l'homme, suivant les conditions du prélèvement (Meyers,
= La différence entre la réserve alcaline, mesurée sur le plasma, et Fe réserve du sang total est d'environ 10 volumes pour 100 ou 4 millimolécules de BHCO* par litre. Chez un sujet à jeun et au repos, elle est de 60 à 65 0/0. Chez l'enfant, la moyenne est plus basse : 50 0/0 (Schloss et Statson, 1917). Pathologiquement, il y à acidose nette au-dessous ie 40, acidose grave au-dessous de 30 ; il y a alcalose au-dessus de 80.
La réserve alcaline ne varie pas chez l'homme avec le genre de nourriture, à l'inverse de ce qui à lieu pour le Doi chez qui l’on trouve une moyenne comprise entre 0,014 f31, 3 volumes 0/0) et 0,023 (51,5 volumes 0/0) suivant que l'alimentation fournit des matériaux acides ou basiques (Mac Clendon, v. Meysenbug, Engstrand et King, 1919).
Voici un exemple de détermination de la réserve alcaline sher le lapin. =
Titre de la soude 4 em$ 87 de soude pour 5 centimètres cubes d'acide D en ro 87
Mesure du pH 2% 690 millivolts à 17°
Etalon d’acétate : 517 millivolts à 17° pA-— 7,62
LE Sans grande erreur, On peut assimiler la courbe à une droite entre deux déterminations voisines el calculer la quantité de soude par une simple proportion. Ainsi, pour l'addition de 0 em’2%6 de soude, la f. é. m. est montée de 686 à 713, soit de - millivolts. Elle montera donc de 686 à 690, soit de ñ milli-
É- volts, pour une quantité de soude sr De — 0,037, et le nombre
à de centfinètres cubes cherché est très approximativement :
E— 8,537 ou 3,04. 7 “FO
LÉ FRA 5— mr 1,37 Fe NE .- + donc, bicarbonates — 0,0137 Ée Fe RTE S et CO? 0/0 — 30,7.
ni 2 CHAPITRE MN He
: Be Le: Es î < à © VARIATIONS PATHOLOGIQUES ET PROVOQUÉES DE L'ÉQUILIBRE RS ACIDE-BASE DU SANG 2 0 S de SES S É Le . ; =: Dans le chapitre précédent, nous avons montré que tous les auteurs étaient d'accord sur la constance à peu près complète D del alcalinité actuelle du sang à l’état physiologique, spnstance Re à F; maintenue par l’action et le jeu d’un certain nombre de méca-
à __ nismes régulateurs.
ne Si on groupe les notes et Le mémoires se rapportant aux cas pathologiques, on voit que la réaction sanguine reste fixe, si les causes qui tendent à la faire changer sont compensées. Quand il n’y a plus compensation, elle varie; mais cette variation ne peut dépasser certaines limites, au delà desquelles | Ja vie n'est plus possible. « Rappelons que, physiologiquement compris entre 7,3 et 7,5, le pli du sang peut dans les cas pathologiques osciller entre - Tet8; en deçà de 7 la mort suit le coma qui s’installe, au-delà elle survient encore, mais précédée de phénomènes tétaniques. - Entre ces limites extrêmes peuvent exister toute une série d'états particuliers et nous croyons intéresser le biologiste et le médecin en les résumant ici, d'après les travaux d'un grand nombre d'auteurs, anglais et américains principalement. | | Le taux des bicarbonates dans le sang peut être élevé, nor- LE mal, ou faible, et, dans chaque cas, le pH est grand, moyen, ou bas. Il y a ainsi 9 conditions réalisables ; une seule est compatible avec l'état de santé, c'est celle dans laquelle bicarbonates et pH sont tous deux normaux. ; Nous pouvons représenter ces conditions, d'après Van Slyke, en utilisant le graphique de Peters et Barr. Etablissons pour . cela Les courbes d'absorption de C0?, autrement dit les courbes
k et sous 40 mi imètres de pressi mes 0/0 (t). Au-dessus de 40 millimètres, le CO? total augmente +
1, s'appuyant sur toutes les expériences antérieures, é qu D? total contenu dans le sang est compris à 3 on, entre 43 et 55 volu-
et l'écart entre les points limites augmente aussi. C'est l'inverse qui a lieu au-dessous de 40 millimètres. L'ensemble des points
L x e CO: tata Vol. pour 109 +
EX
DTA. A0 30 430 — 50 20 70 Tension de CO (en mm, de Hg
| Fig. 3. D
figuratifs constitue les deux courbes de Peters et Barr, entre lesquelles sont comprises toutes Les courbes d'absorption normales déterminées jusqu'ici avec le sang humain. La droite OI représente le CO? à l’état d'acide H?CO* ; celui des bicarbonates s'obtiendra en retranchañt d’un point d’une des courbes l’ordonnée correspondante de la droite OI.
(4) Le GO? du plasma est plus haut d'environ 8 volumes 0/0 (Joffe et Poulton, 1920) et les bicarbonates en représentent 49/20 (Van Slyke et Cullen, 1917). ‘
a‘ FR L es ‘Re S £ ee effet, reportons-nous à éq ration d
nr + y + r+ n = x 24", sh de cn 4 x : é * MEL Ce + : +41 s CR F si
STATS (fes tn Ces (ECO ie OR ee k LS | è pH Lu o D 106 [C0:] = Ed 24 =. £ | ? à RTS BHCO:) .
e = Gore De “4 Frs Figurons la droite OM et l’ordonnée abc. Fa ab représente [H?CO*]. ta Do © bc représente [BHCO“]. à = SE Or, pour tous les points de OM tels que it (5, done oM $ a bien Le pH et plus sa pente sera re c’est- à-dire nee plus 2e ou co $ sera grand, plus le pH sera élevé. Nous pou-
vons ainsi figurer les droites pH 7,0 et pH 8, 0 qui sont les limites pathologiques, et les droites pH 7,3 et 5H 7,5 qui sont les limites normales.
L'intersection de ces quatre droites et des deux courbes précédentes détermine 9 zones que nous allons passer successivement en revue : ee.
Zone 1.
Excès d'aleali non compensé. ee
{BHCO*] augmente sans que [H?C0*] croisse dans les mêmes proportions, done leur rapport augmente ainsi que le pH. Le sang est anormalement alcalin. Ce cas se rencontre au cours d'une absorption exagérée de bicarbonate de soude ou Lorsqu'une obstruction du pylore amène par vomissements une déficience en acide chlorhydrique. La respiration se ralentit pour provoquer une augmentation de tension du CO* alvéolaire. L'urine contient des bicarbonates, l’ammoniaque en a complètement disparu. En somme, il y a tendance au retour dans la zone 5, zone d'équilibre, en passant par la zone 4. Si, malgré tout, l’alcalose augmente, la tétanie apparaît.
sans une chute proportionnelle de [BHCO?] donc ainsi que le pH. Là encore, il y a réaction- “hyperalcaline et, comme dans le cas précédent, ae niaque est absente de l'urine qui contient, en revanche, des. bicarbonates et possède un pH élevé. Le point représentatif tend à passer dans la zone 6 (zone de compensation), pour revenir dans la zone 5. Un déficit de C0? non compensé résulte chez l'homme, soit d’une ventilation pulmonaire artificiellement
exagérée (Collip et Backus, 1920 ; Davies, Haldane et Kennaway, 1920), soit d’une faible teneur en oxygène dans l'air inspiré, comme cela a lieu aux fortes altitudes (Haggard et Henderson, 1920. Haldane, Kellas et Kennaway, 1919). L’aboutissant final est encore la tétanie, si les causes compensatrices restent sans effet. =:
on 4
Excès d'alcali ou de Co® non compenñsé.
Jei le pH est normal ; !BHCO“] est élevé, mais [ H*CO*] l'est dans la même proportion. C’est la zone fe passage entre la zone 1 (excès de base), ou les zones 7 et 8 (excès de CO?), et la zone normale 5. Par exemple, après administration d'une forte dose de bicarbonate, le point représentatif, d'abord-situé dans la zone 1, vient dans la zone 4 avant de repasser dans la zone 5. Au cours de l’emphysème, qui diminue les échanges gazeux au niveau des poumons, CO? est en excès, mais l'organisme tend” à augmenter les bicarbonates pour maintenir le pH constant (Scott, 1920) ; ce sont bien les conditions de la zone 4. N
Zone 5.
Equilibre normal. a
C'est le cas de tous les individus sains vivant à des altitudes FA moyennes. La réserve alcaline et l'acide carbonique libre sont 3 normaux, done le pH est normal.
Zone 6.
Manque d'alcali ou de CO? compensé.
La réserve alcaline du sang est abaissée, mais le pH est
ne alain ou bien une RÉ Ne pie qui i fait diminuer le [H*C0%]. Dans ces deux cas l’un ou l’autre SRE : [BHCO“! ou [H*C0*] baisse également. BUS . La rétention d’acides fixes se rencontre dans la néphrite. Une surproduction de ces mêmes acides se voit dans le diabète. HE Ouént-à l’hyperventilation pulmonaire avec baisse de la - réserve alcaline et pH constant, nous l'avons réalisée dans quelques cas, comme nous allons le voir bientôt, par RE
se de colloïdes nes Le
Zones 7 et 8. 3 Excès de CO? non compensé. . :
L'élimination de C0? est retardée, done [H?C0*] augmente et le pH diminue. Le sang devient plus acide. Ce cas se présente Re expérimentalement lorsqu'on fait respirer à un animal de l'air & contenant 3 à 5 0/0 de CO? (Hasselbalch et Lundsgaard, 1942. Haldane et Kennaway, 1920) ou lorsque le centre respiratoire est rendu moins excitable par la morphine (Michaëlis et Davidoff, 1912. Henderson et Haggard, 1918). Il se rencontre de même dans la pneumonie avec cyanose (Meaps, Bock et Woodvwell, 1921). L’urine contient plus d'ammoniaque et plus d'acide. L'augmentation de la réserve alcaline qui se voit dans la zone 7 est consécutive à un accroissement de [H°CO*] et tend . à contrebalancer ses effets. Elle est due sans doute au passage. d’une grande quantité d'ammoniaque et d'acide dans les + urines. |
Zone 9.
à Déficit d'alcali non compensé.
Le {BHCO*} du sang est abaissé sans qu'il en isolée une diminution sensible de [H?CO0]. Conséquemment, leur rapport baisse, ainsi que Le pH. C’est ce que Hasselbalch et Gammeltoft ont appelé l'acidose non compensée. Ce cas se rencontre dans les comas diabétique et néphrétique à la dernière période. Un déficit en alcali et une rétention de CO? concourent à localiser dans cette zone le point représentatif de l'équilibre sanguin
En résumé, Fetilbre acide-base Fa sang peut être troublé & manière à aboutir soit à une acidose, compensée ou non, RE ral soit à une alcalose, compensée ou non. L’acidose non cons à Fra pensée est figurée par les zones 1, 2 et 3, l’aicalose non compensée par les zones 7, 8 et 9. bee compensée, due à un excès de C0°, et l’alcalose compensée, due à un excès de bicarbonates, sont représentées par la zone 4; l’acidose com- D.
pensée, due à un manque de bicarbonate, et l’alcalose compensée, due à un manque de C0°, sont représentées par la zone 6.
Comme types de maladies dans lesquelles on trouve de l’a ne. calose sanguine, nous citerons toutes les tétanies, les divers & états spasmophiles, et l’épilepsie, où cette hyperalealinité pro-
viendrait, d’après Bisgaard, Jarloev et Dos d'une augmen-
tation des bicarbonates ("). :
L’acidose, telle que l’ont définie L. J. Henderson et Van Slyke, Le c’est-à-dire la diminution de la réserve alcaline, se rencontre dans le diabète, la néphrite, l'emphysème, la pneumonie, et, DS. enfin, dans tous les états de choc : choc chirurgical et anes! : 7 VE thésique, choc consécutif à l'introduction dans l'organisme He)
d'albumines étrangères, ou de différents produits organiques et inorganiques. .
Le rapport du choc et de l’acidose a été reconnu par Y. Henderson, 1911. Crile, 1915. Morriss, 1917. Caldwell et Cleve- = land, 1918. Austin et Jonas, 1917. Cannon, 1917. et a été étudié ES par une Commission de chirurgiens anglais, afin de savoir si ee l’acidose était la cause du choc, ou si elle étaitune conséquence . de la circulation déficiente qui l’accompagne toujours, par RER suite de l'accumulation du sang dans les capillaires. Cette FN recherche avait un but pratique, car si l’acidose causait le choc, le traitement par les injections de bicarbonate de soude était tout indiqué, sinon, il fallaitrecourir à la transfusion sanguine ou à l'injection d’adrénaline. Le résultat de leurs expériences fut que l’acidose suivait le choc et qu’elle était provoquée par
(1) Hécénset, Bigvood a contesté cette alcalose en tant qu'accroissçment de la réserve alcaline.
SC REC ea ren
nn on PTS PES Ar
Le CO* du sang est diminué HRRINE + choc ; Y. Héndemon à même proposé comme traitement la respiration d'un air chargé d’un excès de gaz carbonique. |
Pour B. Moore (1919), la cause en est, non l'hyperpnée, mais la stase du sang dans les poumons, avec respiration normale.
Si cette stase dure, la chute de pression sanguine provoque une hyperalcalinité du sang qui diminue la fréquence et la
force des battements da cœur. On voit qu'il s'établit ainsi un
cercle vicieux et que le sang tend à devenir de plus en plus
alcalin. Mais d'autres causes viennent contrebalancer ces effets,
par exemple l'augmentation de l'adrénalinémie signalée par Bedford en 1917. Malgré un pH élevé, la réserve alcaline diminue ; ceci serait dû, d’après Moore, à l'absorption des bicarbo-
nates par les tissus et à leur passage dans l'urine ; c'est un phé-
nomène de compensation qui tend à abaisser la concentration en ions oxhydriles.
Action de quelques colloïdes électriques en injections intraveineuses sur le pH du sang et la réserve alealine.
L'ensemble des travaux physiologiques et physiopathologiques faits à l’aide de la détermination du pH et de la réserve alcaline est considérable. La ‘bibliographie complète de la question comporterait un volume. Notre seul but a été, nous tenons à le répéter, de montrer que la méthode électrométrique peut être mise en pratique très simplement. Cependant, nous croyons devoir, à titre d'exemple, donner ici quelques expériences dans lesquelles nous l’avons employée, expériences qui font partie d’un travail en cours qui sera poor ultérieurement. :
On sait que, parmi les recherches auxquelles nous faisions
allusion, il y a quelques lignes, celles, ayant pour but l'étude
du choc, quelle que soit son origine, ont été particulièrement nombreuses. Tout récemment, divers auteurs ont publié une série de notes sur le choc peptonique (de Waële), le choe ana-
, le choc dù aux injections
( + Sauf de Waële qui remarqua une su mentation du pH, tous notèrent une forte diminution. ; Avec Bigwood, Cogniaux et Collard, nous ferons quelques restrictions sur l'emploi du cobaye par TE et La Barre. Sicet animal est un sujet de choix pour l'étude du choc, il semble | que des ponctions relativement fortes en regard de sa faible masse sanguine, puissent peut-être, à elles seules, influencer Fe l'équilibre acide-base du sang. $
Malgré tout, la majorité de ces auteurs a constaté, aussi bien ee chez le cobaye que chez le chien, une diminution du yÿH, accompagnant le choc. <. 7 De Waële, au contraire, après injection de peptone à un © FLE chien, a noté une élévation du pH (+ 0,1) et une augmentation | du HOMbEe des hématies, ce qui confirme ce que nous avons dit dans le chapitre ne
Nous-mêmes, injectant dans la veine marginale de l'oreille
d’un lapin de 1.500 grammes une très faible dose de peptone MR re L (0 gr. 05 par kilog), avons remarqué, une heure après l'injection et sans phénomène clinique apparent, un accroissement . du pH (+0,13). Ces expériences paraissent en accord avec cel- | les de Moore. a
D'autre part, comme nous allons le voir, au cours fl un choc 1 produit par une injection d’électrargol, nous avons vu le pH baisser fortement.
Tout ce que nous pouvons dire à l'heure actuelle, c’est que le choc s'accompagne de modifications de l'équilibre acide-base du sang. Ces variations ont-elles toujours lieu dans le même Ë
sens ? Il semble que non. Il existe certainement des facteurs, £ variant d’un cas à l’autre, qui ont échappé jusqu'ici aux observateurs. Un grand nombre d'expériences, faites dans des conditions aussi variées que possible, contribueront peut-être à jeter un peu de lumière sur cette question et à mettre de l’ordre dans Ja classe assez hétérogène des phénomènes rangés sous Le nom dechoc.
Pour notre part, nous avons étudié l’action de deux colloïdes électriques : l'électrargol (argent colloïdal électrique à petits grains) et l’électrosélénium (sélénium colloïdal électrique) en
nn nee C'est pourquoi nous avons prélevé l'&
de sang un temps arbitraire BDEe l'injection ( de 12 heure à
MAheure) . he | FE Notre but était de voir si, dans ces conditions éralen il y ee
‘avait cependant un trouble de l'équilibre physico- chimique du
sang.
Nous allons donner deux séries de chiffres, l’une se rappor- tant à des injections faites chez le lapin, d'autre chez l’homme en traitement. |
1. — Variarions pu pH do Expérience sur le lapin avec l'électrargol.
Lapin de 1 kg. 500. Injection intraveineuse de 5 centimètres
cubes d’électrargol. Re
: Milivalte TS Avant l'injection . . . 692 18: -/7,65(1) 1/2 heure après. . . . (RUE REA F2 7,64
.«+Pas de choc. Aucun changement.
2° Expérience sur le lapin avec l'électrosélénium. + Lapin de 1 kg.800. Injéction intraveineuse de # centimètre cube d’électrosélénium.
Millivolts # pa Avant l'injection . . . 69025 = 40? Ë 7,62 1/2 heure après. . . . 696 APE
Etalon d'acétate. . . . 917 » Rp Pas de choc. Forte augmentation.
Lapin de 3 kilogrammes. Injection intraveineuse de 1 centimètre cube d’électrosélénium.
Millivolts £. pH Avant l'injection . . . 691 21° 7,59 d'héure après. 2x 691 Di 750 Etalon d'acétate. . . . 518 = Ma DS Pas de choc. Pas de variation. < :
© (t) Ge chiffre et les suivants ne sont pas corrigés de l’erreur de température, leurs variations relatives étant seules intéressantes.
de 2 Éontinstres cubes d'électrargol.
| traveineuse
FAR PA LPO di Millivolts # pH 14 É “Avant lijection . , : 691 "9j 760 | 16 1 heure après . . . . 682 21° 7,41): 10000
= Choc netet cyanose. Forte baisse du pH.
È Six jours après, à l’occasion d’une deuxième injection de 2 centimètres cubes d'électrargol, nous avons recommencé les mesures. ; RIT “4 Avant l'injection . . . 4-0 "1684 21° TETE 1 heure ARTES LANDE ete JOÙ 421 7,40 Pa Re de choc apparent. Le pH, primitivement bas, a diminué,
mais moins que dans l'essai précédent.
M. X... Méningite. NA * Injection intraveineuse de 2 centimètres cubés d'élont ue
ù : 67 PRES : La Millivolts £ PAT" TISUES Avant l'injection . . . 690 1797010 77200
1/2 heure après. . . . 69 MAT 7,61 <} 4 TES À. Etalon d’acétate. . : . 518 1,580 » “Ne Pas de choc. Le pH n’a pas varié. ‘ (Se
EEE . <
M. J... Erysipèle. FE 6
Injection intraveineuse de 4 ee cubes d'électrargol.
Millivolts t pH . Avant l'injection . .-. 690 19,5 7,60 di 3/4 d'heure après. . . 690 19°,5 7,60 (2400
‘ Pas de choc. Là encore le pH est resté constant.
M. D. . Bronchopneumonie.
thon intraveineuse de 5 centimètres Éabes d’électrargol.
| L Millivolts l pH Avant l'injection +. . . 695 19° 7,68 FA neutéraprésir, 7". 695 190,5 7,68 Etalon d’acétate. . . . 517 » »
Pas de choc. Pas de variation. <
Es Vincent 6
se l'injection | Ë 1/2. heure après 6 F3 RS SOA ; 22 7,6 Etalons d'acétate 1,1. 1 518 | Et À de
[Lie
a Débat chez L'homme avec. à 4 électrosélénium.
M. MARNE 77 TIRER an . PR ss pit “ Injection intraveineuse de 2 centimètres cubes d'électrosélénium. Ne KA PANNE LE AR NS (115 CC ARRRE AT EE L Avautiliniection",) <08 L MOSRO. An ane 1/4 d'heure après A 695 - 229 Pas de choc. Le pH a légèrement augmenté.
Huit; jours après nous l’avons retrouvé à 155. ; ES. Ù | Mie M. . Cancer. dre EUAC PNES a pi Fe Da ar intraveineuse de 2 centimètres cubes d' électrôsélénium. Lie =) Ve PE La age LIENS Millivolts + jf: Ÿ pH Avant l'injection... … 682 . 92 | 743. - { heure après! 4 4 14 : 2681: 22% a 7,80
Violent frisson. Légère augmentation.
À 6 sul
M. L... Cancer. né LEN nn Pibction FAiPOYemeuse de 2 centimètres cubes d'électrosélé-
ALAN 4 ; k NES
PO nIium. | | 1e , ; Millivolts DAUE pH Avant l'injection . . . 6897 0: 90e AA PAL 21/2 heure aprés Cr 688 A 23° NEUTRE ARE AR Frisson, Légère augmentation. PANNE
ML NI MER. Cancer:
Injection intraveineuse de 2 centimètres Fabes d' électrosélé- “nium.
sn
à la même valeur. ;
& Choc léger après | la deuxième mi de sang.
na Fe Een w: %i i MES :) 3 che A. Normul. APE TAN RE NEA : Injection intrâveineuse de 1 em°5 d'électrosélénium. +, Lt ARR LE OA RS Te AS A AU L. © Avantl'injection 681 225 710 RTS 1h42 ARE LUE ECC F 608 ae en PT OU
Frs sujet était en plein frisson, le choc était net, et l'on au que le pH, de bas, a fortement monté. LR
à Hi
FE - Mme H... Normale. Ée HAE LT RON ee Injection intraveineuse d'un centimètre cube d'électrosélé Me nium. Fr | È L 1 | ‘ | Milivolts 'ENrie) NE na Avant l'injection ä CAES 692 asc 7,60. fi | “ heure V0 CR ET GE MAIN + Con 7,60 ‘ ‘ Pas He Pas de variation. Via M. E... Frpnhapreunense. .
Injection intraveineuse de 2 centimètres ae d’ électrosélé- He nium. | | , Millivolts nt PH $ Avant l'injéction +. . . O9 ,'-"16 7,69 Le 1/4 d'heure après . . . 699 16° 7,78 Etalon d’acétate. . .. . 518 » »
À Léger choc. Forte augmentation du pH.
Î. — ETCDE DE LA RÉSERVE ALCALINE 1° Expérience sur le lapin avec l'électrosélénium.
Lapin de 3 kilogrammes: Injection intraveineuse de 1 centimètre cube d’électrosélénium. 5 a) Réaction sanguine : \ | ou Arantl icon he 0. No <= 7,88.
heure après V0, on ato = 7,58
| Avant l'injection. 0 14,028 280150
1 heure après. . . Mall | 3,85.
Le pH est resté constant tandis que Le LÉSEEtE alcaline a 7 E Pa Ce cas se rapporte à la zone 6 précédemment CRIS
ju \ LS
12° Détermination chez l'homme avec ? électrargol.