‹ La condition de l'Enfant dans le droit intermédiaireChapitre 28 sur 53 · PIECE II · texte numérisé non relu

PIECE II

Arch. Nat. AD IT, 48, 14 novmbre 1790. — Adresse présentée à l'Assemblée Nationale par la Société des Amis de la Constitution de la Ville de. Carcassonne

LABS

pour demander l'abolition de la loi qui permet aux pères de faire un légataire universel. (C'est ainsi qu'on appelle à Paris ce que nous appelons ici héritiers.)

« Sans le vœu du peuple, point de loi, point de droit, point de justice. Or, il eèt évident que la pluralité n’a point voulu d’héritier ; c’est sur elle que pèse cette loi dure qui impose à plusieurs enfants la nécessité d'être pauvres, pour le luxe et l’avidité d’un seul. Ce n'est donc point une loi que l'institution d’héritier : c'est un fruit de la vanité des pères, qui, se sentant revivre dans un enfant privilégié, ont voulu que leur nom passât d'âge en âge, entouré du crédit des richesses et du faste imposant des grandeurs ; c’est l’orgueil qui l’a inventée, c'est l’égoïsme qui la conserve, c’est la raison éclairée et lFhumanité souffrante qui sans cesse en réclame l'abolition. »

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