Knapp, ?4., I, p
2. Krug, Ueber Leibeigenschaft oder Erbunterthänigkert der Landwohner in den preussischen Staaten, Halle, 1798, p. 55.
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En somme la sujétion héréditaire entraînait deux obligations principales : 1° obligation de rester attaché à la terre ; 2° domesticité obligatoire des enfants. Telle était la règle générale en Prusse à la fin du xvir° siècle.
M. Cavaignacestime la population de la Prusse à cette époque à environ 10 millions d'habitants. Dans ce total il y avait 7 millions de paysans, c'est-à-dire de serfs, car ceux qui n'étaient pas serfs de nom avaient certaines obligations qui les rapprochaient fort de la servitude.
Cette population rurale de 7 millions d’individus se répartissait ainsi :
Prusse orientale (ancien duché de Prusse) . 710 000 Prusse occidentale (acquisition du premier partage de Frédéric IT). . . . LS EG 000 Prusse méridionale (acquisition bles rene de Frédéric-Guillaume ID). . . . . . . 1.040.000 Nouvelle Prusse orientale (acquisition plus récente de Frédéric-Guillaume ID) . . . . 770.000 SUÉSIO ESS AN ÉIN ES à re RE ARTE 1.660.000 PomerANTe TEEN IE NAS er RER 390.000 Mar Heu La Marche électorale. . . 440.000 | La nouvelle Marche . . . 230.000
Au total, la population rurale de ces régions montait à 9.840.000. Le surplus se trouvait dans la Province du Rhin'et la Westphalie et nous atteignons ainsi le chiffre de 7 millions pour toute la Prusse, soit la proportion énorme
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de 70 0/0 par rapport à la population totale.
Ces 7 millions de paysans étaient en grande partie dans la dépendance du bien noble ; ceux qui n’appartenatent pas à un bien noble appartenaient au domaine royal, ou à une ville, mais toujours le paysan prussien dépendait de quelqu’un.
Et le Roi? Que pouvait faire le pouvoir monarchique ? Rien. L'administration des campagnes appartenait sans partage aux grands propriétaires. Sans doute les rois de Prusse avaient peu à peu enlevé le gouvernement des provinces à l'aristocratie, mis la main sur l'administration du cercle (Kreis); mais là s’arrêtait leur pouvoir. Comme on l’a dit : l'Etat prussien finissait au Landrath, et en effet au-dessous de cet agent il n’y avait plus de fonctionnaires royaux. La seule autorité reconnue était le seigneur qui exerçait la police, rendait la justice, véritables attributs de la féodalité. « L’habitant (1) était le sujet du « seigneur et non celui de l'Etat, au dernier « degré, là où l'individu entre sous toutes les « formes en contact direct avec la puissance « publique, il ne la connaissait, en dehors des « grandes villes, que sous la forme et par l'in- « termédiaire obligé du seigneur, du grand pro-