SON
organisation sociale moins défectueuse et cependant elle avait fait beaucoup plus.
Frédéric Guillaume III, dont les tendances étaient plus libérales, finit par donner son adhésion à ce projet; mais il déclara qu'il voulait appliquer à tout le royaume ces réformes projetées seulement pour la Prusse orientale.
Mais il restait à convaincre l'aristocratie foncière. Celle-ci aurait volontiers consenti à la suppression de la sujétion, mais à une double condition : 4° les enfants des paysans resteraient cinq années dans la domesticité obligatoire; 2 elle exigeait la suppression de la Bauernschutz qui lempêchait d’expulser les paysans de leurs tenures et d'étendre ainsi son domaine propre.
Dans ces conditions, le marché aurait été avantageux à la noblesse. Mais le Roi et ses conseillers voulaient à tout prix supprimer la domesticité obligatoire.
Quant à la fixité des tenures, les circonstances présentes la rendaient impossible; la guerre avait ravagé les terres des paysans, détruit leurs maisons et bâtiments, on ne pouvait obliger les propriétaires à les remettre en état.
Devant ces obstacles, la « Commission immédiate » hésita, puis résolut de ne rien entreprendre avant l’arrivée de Stein.