PREFACE XIII
cien régime en décadence et les nouveautés de la révolution, étaient alors réunis dans ce sentiment. Ces hommes, par leur union inespérée, produisirent sur mon esprit une impression profonde; et j'ai cité dans ce livre quelques-uns de ceux qui m'attirèrent spécialement et qui contribuèrent au changement survenu à cette époque dans la direction de mes travaux (VI, § 11). Transformés par l'imminence du péril social, ils renonçaient momentanément aux préoccupations qui, jusqu'alors, les avaient divisés en quatre groupes hostiles les uns contre les autres. Cette tendance se révélait même dans les entretiens privés de ceux <{iie leurs précédents avaient liés à la souveraineté élective, c'est-à-dire au gouvernement qui était alors imposé à la France par la force des choses. Chez la majorité de ces hommes, il n'existait aucune idée préconçue en faveur de la tradition ou de la nouveauté : pour eux, il s'agissait surtout de chercher, dans le présent comme dans le passé, les éléments de la réforme qui guérirait les maux de la patrie. Chacun était d'ailleurs placé sous liniluence de débats pacifiques, quoique contradictoires; et tous s'acheminaient ainsi vers un régime nouveau, où le pouvoir appartiendrait