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RÉGIME ADOPTÉ POUR LA VENTE DES OUVRAGES

publier les éditions successives le vendissent au moindre prix possible; et, pour atteindre ce but, je débattis avec eux le prix de. vente, en m engageant d'ailleurs à leur livrer gratuitement le manuscrit de chaque édition, et en me réservant toutefois, la propriété des éditions suivantes.

En 1870, grâce à cette prudente réserve, je pus accepter les propositions beaucoup plus avantageuses au public, qui me furent faites par les chefs de la maison Marne. Depuis lors, le prix de fabrication de nos livres a été abaissé aux plus extrêmes limites par mes éditeurs, et aucune maison de librairie n'a eu la pensée de concourir avec eux. En fait, sans aucune convention écrite, la coutume qui leur attribue les nldions successives de nos ouvrages se fortifie chaque jour: nous avons tout intérêt à la conserver; de leur côté, nos éditeurs, inspirés par les convictions énergiques qui les attachent à l'œuvre de notre école, continuent sans hésitation les sacrifices qu'ils s'imposenl depuis onze ans. Jamais, dans ce long intervalle de temps, il ne s'est élevé le moindre conflit, même au sujet du point le plus délicat de nos rapports mutuels, à savoir : la fixation du prix de vente de nos ouvrages. L'expérience a démontre que l'éventualité d'un tel conflit était conjurée d'avance par un sentiment commun , le désir de la réforme sociale.

Sous l'inspiration de ce sentiment, le principal auteur de la Bibliothèque livre gratuitement ses manuscrits aux éditeurs. Ceux-ci, de leur côté, fixent les prix de vente, en se bornant à tenir compte des dépenses effectivement faites. Le même esprit de sacri-

fice se retrouve chez les membres, les patrons, les administrateurs, les correspondants et le trésorier des deux sociétés, qui ont successivement constitué notre école, jusqu'au mois de décembre 1880. Comme les années précédentes , toutes les parties intéressées se sont donc entendues sans difficulté pour fixer, ainsi qu'il suit, les prix qui régleront en 1881 la vente de leurs livres. Il suffit de comparer les livres et les prix, pour apercevoir l'étendue des sacrifices que nous nous imposons.

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