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CHAPITRE DEUXIÈME

La production de chaux a donc été, pendant l'année 1854, de:

31 ,750 fanegas exportées à Buénos-Âyres.

5,220 » pour la consommation locale.

donnant un total de 56,970 fanegas, ou de 106,473 hectolitres et 60 litres.

Cette production représente la valeur de 415,912 francs 50 centimes, en prenant pour prix moyen celui de H francs 25 centimes par fanega.

Les dépenses qu'a exigées cette production peuvent s'évaluer de la manière suivante :

X8 ouvriers à 95 francs par mois, y compris la nourriture

pendant un an *. . . 100,320 fr. c.

14,280 mesures de bois à 7 fr. 50 c. 107,100

4,825 livres de jmidre à 1 fr. 25 c. . 6,031 25

Outils * et réparations aux fours *. . 1 ,250

Droit de patente 1,600

Entretien de charrettes et nourriture

des bœufs* 1,400

Total. . . 217,701 fr. 25 c.

* Chaque ouvrier coûte environ 12 francs par mois pour sa nourriture.

* On calcule la dépense, en outils, à 100 francs annuellement, par four ou carrière.

> La réparation des fours est de 60 francs annuellement. La 4'.hemise dure de 10 à 12 ans; elle vaut 1,000 francs.

* Le transport de la chaux est généralement pour compte des chaufourniers. Chaque établissement a ses charrettes et ses bœufs, qui lui occasionnent une dépense de 175 francs par an; le prix de transport peut s'évaluer à moins de 5 centimes par fanega, non compris le travail des charretiers, puisque ceux-ci sont comptés dans les ouvriers employés dans l'établissement.

Si l'on déduit cette quantité de 217,701 francs 25 centimes de celle de 415,912 francs 50 centimes, qui représente la valeur de la production, le bénéfice approximatif des chaufourniers aura été, pour l'année 1854, de 198,211 francs 25 centimes, c'est-à-dire plus de 47 pour 100 d£ la valeur produite, et bien certainement plus de trois fois le capital employé dans l'opération, car ce capital se renouvelle à chaque fournée, les chaufourniers ne vendant qu'au comptant, et les 217,701 francs 25 centimes de dépenses ne représentent réellement qu'un capital du sixième ou du septième de cette somme, mis en mouvement six ou sept fois dans Tannée.

L'immense bénéfice qu'obtient cette industrie, sans risques de pertes et sans crainte d'épuiser la matière première, devrait engager les possesseurs actuels des carrières à améliorer leur mode de fabrication, afin d'augmenter leurs produits. Malheureusement ils paraissent peu disposés à introduire aucun perfectionnement à leurs fours. La concurrence seule pourrait amener ce résultat, et il est difficile qu'elle s'établisse, car les chaufourniers sont en possession de tous les bancs de calcaire des environs du Parana. Il est urgent qu'une loi mette fin à ce monopole, qui lèse les intérêts des consommateurs et le développement de cette industrie. Les carrières sont toutes des propriétés de TÉtat, et l'usage de celles-ci, comme de toute autre propriété

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