CHAPITRE DEUXIÈME
de Gordova et à une demi-lieue au sud de la Gapilla del Pilar. 11 faudra construire un pont de 750 pieds de longueur et de 14 pieds de hauteur. FiO lit de la rivière est formé de sable, et, dans les saisons de sécheresse^ Teau disparait presque entièrement. Gependant on trouve de l'eau en tout temps, en creusant jusqu'au-dessous du niveau du lit de la rivière, soit sur les bords, soit dans le lit même. L'eau obtenue de cette manière est pure et douce. Dans la saison des crues , les eaux montent jusqu'à six pieds.
Passant le Rio Segundo, la ligne coupe et recoupe trois ou quatre fois le chemin des postes, qu'il longe à la distance de 1 ou 2 milles.
D'un point situé vis à vis de la Villa Nueva, la route suit la direction du Rio Tercero pendant un trajet de 45 milles. Gette rivière est très-tortueuse ; sur quelques points, elle se rapproche de la ligne jusqu'à la toucher; dans d'autres, elle s'en éloigne jusqu'à 5 milles. La rivière a, dans cette partie, 450 pieds de largeur, et ses bords présentent une élévation de 10 jusqu'à 40 pieds. Les pâturages sont excellents pour les brebis et les bêtes à cornes, et, à en juger par les champs cultivés en petit nombre qui existent au bord de la rivière, le terrain est trèsfertile.
Près de la poste du Zanjon, la rivière décrit une grande courbe vers le sud, et, si on voulait la suivre, on augmenterait inutilement le trajet. Ainsi, dès ce
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point, la roule a été tracée presque en ligne droite jusqu'au Rosario, dislance de 120 milles.
En s'éloignant du Rio Tercero, le pays est tout à fait dépeuplé sur une étendue de vingt lieues, par crainte des incursions des Indiens du Ghaco, qui, à différentes époques, ont pénétré jusqu'à la rivière^ I/augmentation des postes militaires entre Santa Fé et Gordova protège aujourd'hui davantage ce territoire, car les invasions ont cessé dans ces derniers temps ; et il est à croire que les mesures plus efficaces dictées maintenant par le gouvernement général les empêchera entièrement. Le projet d'ouverture d'un chemin à travers le Ghaco, entre Gorrientes ou un autre point du fleuve Parana jusqu'à Santiago del Estero, est digne de l'attention et des plus grands efforts du gouvernement. Une ligne de frontière de cette nature maintiendrait les Indiens au nord et gagnerait à la civilisation un immense territoire, non-seulement de grande valeur pour Tagriculture et le pâturage, mais aussi pour les bois qu'il renferme.
Dans cette partie dépeuplée du trajet du chemin de fer passe une petite rivière d'environ 25 pieds de largeur, nommée Arroyo de las Tortugas, qui est la ligne de séparation entre les provinces de Gordova et de Santa Fé. L'eau de cette rivière, à l'époque où nous l'avons traversée, était basse et tellement salée, que l'on ne pouvait s'en servir, pas même pour les animaux. Gependant l'on trouvait dans les