CHAPITRE DEUXIÈME
Utilité pour la population qui s'établira sur les bords du chemin de fer. Cette partie de la rivière est presque complètement couverte, des deux côtéS; de forêts qui peuvent fournir du bois de chaufTage et de construction. Pour cela même je considère cette partie de la route comme d'une grande valeur sous le point de vue d*un système de colonisation^ dont l'encouragement devra être un des objets importants pour la société qui construira le chemin de fer. Pour rémigrant européen, la proximité de Teauet dubois est une chose essentielle. Pour ces raisons et vu la nécessité indispensable d'eau douce, la direction adoptée offre des avantages sur la ligne droite. •
Après tout, la différence de dislance n'est pas très-sensible. I<a longueur d'une ligne droite de Cordova au Rosario est de 232 milles anglais ou 73 lieues et demie du pays. La ligne adoptée est de 247 milles anglais ou 78 lieues argentines ; c'est donc seulement une différence de 4 lieues et demie ; mais, si l'on tient compte des petites déviations inévitables, même dans la ligne la plus droite possible, la différence probable n'excédera pas dix à douze milles. Prenant en considération toute l'étendue du chemin, cette augmentation n'a aucune importance.
Comme la reconnaissance a été commencée de Cordova, je ferai une description succincte de la ligne tracée de ce point jusqu'au Rio Parana.
Le Rio Primero est le point où est situé Cordova ; il est à 120 pieds au-dessous du niveau de la plaine,
200 LA COiNPÊDÉRATlON ARGENTINE.
et, comme rinclinaison de la vallée est trop rapide pour qu'on puisse établir une sortie en ligne droite, il a clé nécessaire de chercher une ligne oblique qui montât graduellement jusqu à la plaine. Deux routes furent examinées à cet eflet ; la première parlant de Tanciennc douane, montant en suivant le chemin des postes, dans la direction sud-ouest. Cet examen se fil parce que ce chemin offrait une surface plus égale ; mais, comme la plaine s'élève dans cette direction, il fut démontré que la sortie ne pouri*ait s'effectuer sans une forte inclinaison et uue grande augmentation de trajet.
En conséquence, une autre ligne fut commencée de l'angle sud-est de la ville, près des parcs de bestiaux, et qui monte le long de la vallée en direction vers l'est, donnant un parcours de deux milles et demi, avec une inclinaison de 55 pieds par mille, parce que dans cette partie la plaine est plus basse. Le chemin incliné est assez scabreux ; il faudra faire quelques remblais et déblais de dix à trente ou quarante pieds. Le terrain est ferme, sec et facile à travailler.
Arrivant à la plaine, la ligne est presque complètement droite, jusqu'au bord septentrional du Rio Torcero, vis-à-vis de Villa Nueva, distance de 85 milles. Seulement une petite courbe est nécessaire pour diminuer la pente en arrivant au Rio Segundo, pour trouver un point favorable pour le franchir. . Le passage de celte rivière se ferait à 8 lieues