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CHAPITRE DEUXIÈME

déblai, el d'établir la station dans le bas, presqu'nu niveau de Teau. Les locomotives peuvent facilement monter celte pente avec des charges ordinaires, et on subdiviserait les trains pesants. Ce serait une économie de 150,000 francs.

Un troisième moyen serait de terminer la ligne dans la plaine en établissant la station le plus près possible du fleuve, afin de réduire le prix de transport en charrettes jusqu'aux bord de l'eau. En ne portant pas en compte la construction du quai ou en le laissant construire par une autre société, l'économie serait de 500,000 francs sur le premier moyen jfroposé.

Le prolongement de la ligne jusqu'au fleuve éco^ nomiserait aux marchandises un surcroit de dépenses pour le transport en charrettes jusqu'à la plage ; on peut évaluer cette économie à 2 francs 50 centimes par tonneau, ce qui, joint à la commodité et à la promptitude pour le chargement et le déchargement, doit engager à faire cetta dépense additionnelle.

Ce grand parcours de 250 milles environ, que j'ai décrit brièvement, est toujours en plaine, et probablement on n'a construit jusqu'à ce jour aucun chemin de fer de cette longueur sur une surface ausssi unie.

On ne doit pas toutefois se figurer que ce pays soit sans inondations et que les extrémités de «la ligne soient à un même niveau; au contraire, il y a une

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inclinaison considérable, quoique graduelle, depuis la montagne de Gordova jusqu'à TOcéan. La ville de Cordova est située h i ,240 pieds au-dessus du niveau du Parana, devant le Rosario, et la plaine, à une lieue de Cordova, a 80 pieds de plus, de manière que b hauteur totale est de 1,320 pieds. Cette différence de niveau, répartie sur 250 milles, donne une inclinaison moyenne de 5 pieds l par mille; mais il y a aussi des abaissements intermédiaires, au Rio Segundo, le Desmochado, les rivières des Tortues et Canada de Gomez, qui rendent impossible une pente aussi douce. Quelques-unes de ces rivières courent à un niveau tellement inférieur au niveau général du pays qu'il est nécessaire d'établir des pentes et des montées d'une inclinaison dq iO pieds par mille.

Entre les principales vallées, il y a aussi de temps en temps des dépressions qui s'appellent canadnsy et qui exigent des inclinaisons variables et quelques remblais et déblais.

De Cordova au Zanjon, la route passe à travers des terrains boisés qui présentent une longueur totale de 56 milles. Les forêts sont en majeure partie composées de caroubiers {algarrohos)^ arbres petits et épineux, qui fournissent du très-bon bois de chauffage, et dont on se sert aussi pour les constructions. A droite et à gauche de la ligne, il y a d'immenses forêts qui donneraient le combustible nécessaire pour les locomotives et pour une nombreuse popu-

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