CHAPITRE DEUXIÈME
lalion pendant de longues générations. Ces forêts fourniraient aussi des billes pour une grande partie du chemin de fer.
Depuis Villa Nueva jusqu'au Zanjon, suivant le Tercero et plus en avant, jusqu'à la rivière des Tortues, dislance de 85 milles, le pays présente une inclinaison uniforme et imemiblej et les déblais et remblais n'auront pas une profondeur ou une élévation de 2 pieds.
xVprès le Zanjon, Vùn entre dans la plaine, entièrement dépourvue d'arbres, à Texception de quelques groupes de chananos et de algarrobos, situés à de grandes distances les uns des autres, et, dans (juelques parties même, ils n'existent point : on ne voit qu'une vaste plaine unie qui a pour limite l'horizon.
La nature n'a pas doté la plaine d'un grand nombre de fleuves et de rivières, mais elle l'a pourvue d*une infinité de petits lacs. Ils ont généralement un diamètre de 150 à 300 pieds; il y en a de plus grands qui, étant au-dessous du niveau général du terrain, reçoivent et conservent les eaux des pluies. Beaucoup de ces lacs sont fangeux et se dessèchent, mais ils ne tardent pas longtemps à s'emplir d'eau et sont d'une grande utilité dans ces riches pâturages. Il faudrait peu de travail pour établir des digues en plusieurs endroits, et, de cette manière, l'on conserverait l'eau toute Tannée.
Il est un autre fait digne d'être noté : malgré le
pctil nombre de fleuves, de rivières et de sources, on trouve toujours de Teau en creusant la terre à une petite profondeur. J'ai fait mention de l'impureté des eaux dans quelques points de la contrée ; mais ces observations ont été faites par rapport à l'eau très-pure exigée pour les locomotives. Il est vrai que quelques-uns des puits et des petites rivières, lors de la baisse, donnent une eau peu agréable; mais, sur la route adoptée, l'eau de puits est potable et salutaire, et, dans beaucoup d'endroits, elle pourra servir aux locomotives.
Les terrains qui traversent cette route, quoique riches et fertiles, sont à leur état primitif, à Texcep tion de quelques endroits aux bords des chemins ou des rivières principales. La terre est généralement noire et sablonneuse à la superficie, et, plus bas, il y a une couche d'argile. Quoique mal cultivée, cette terre donne un grand rapport, et, où elle l'est mieux, près du Rosario, l'on obtient des fruits, de la luzerne et des légumes en grande abondance.
Les champs, à leur état naturel, sont particulièrement propres au pâturage, et, jusqu'à ce que la population s'accroisse, c'est l'usage le plus avantageux auquel on puisse les consacrer. Les rives du 'iercero sont, dit-on, très-favorables à l'élève des moutons.
11 a été dit qu'au moins une moitié du trajet du chemin de fer sera dépourvue d'arbres; cela pourrait sembler, et avec raison, un inconvénient pour la