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Nous ne saurions souscrire qu’en partie à cet éloge du Président Davis. Autant nous avons de respert pou "mme d'état qui s’est placé dans une situation assez 1r.\posante pour que le Pape, qui est à la tête du pouvoir diplomatique le plus discret et le premier en préséance parmi les états catholiques, l’ait virtuellement reconnu par ses Lettres du 3 Décembre dernier, autant nous croyons peu à l’habileté de ses combinaisons militaires. Par son système défensif et ses mesquines jalousies contre Beauregard, l’homme de l’offensise, (*) le Sud seul a souffert immédiatement de l’état de guerre, Bien loin d’avoir porté le fer et le feu au cœur du pays ennemi, on a perdu, pour prix d’avoir attendu que McClellan eût formé une armée, le Missouri et le Kentucky et partie de la Virginie, du Tenessee, de PArkansas : Beauregard dont le bras a été considérablement raccourci par les susceptibilités et les méfiances républicaines, allait être le Bonapartre du Sud. Le général Lee, le préféré du cabinet de Richmond, parce qu’il ne porte ombrage à personne, n’a qu’une spécialité, l’habileté dans la défensive. Quand à deux reprises, il est venu dans le Nord, au lieu de frapper, il s’est montré inepte, attendant comme le maréchal Giulay dans les marais du Piémont. Il a admirablement défendu les approches de Richmond, mais ila toujours perdu les deux tiers de la Virginie. Beauregard, si on l’eût laissé faire, eût pu prendre Washington, qui n’avait pas alors sa ceinture de forts; si non, rien ne prouve du moins qu’il n’aurait point pu défendre la ligne de Manassas, tandis que son collègue a fini par céder celle même du Rappahannock. On n’a pas a regretter pour la gloire de Beauregard, son espèce d’exil à Charleston, mais si le cabinet n’eût pas profité de la maladie de ce capitaiie pour l’arracher à l’armée de l’Ouest qu’il avait formée, l’inv&sion du Kentucky et
(#) After the great battle of Manassas, praises and honours were showered upon him by the whole Confederacy, but the Southern authonities have subsequently treated him with coldness and neglect.—Estvan. War Pictures from the South.
de l’Ohio n’eût pas été un coup manqué, et toute la guerre dans l’Ouest n’eùt pas été qu’une suites de retraites. Le gouvernement de Richmond a pris une sage mesure en appelant Beauregard de Charleston
our défendre la Péninsule, mais après les humiliantes défaites d’Ulysses Grant sous Petersburgh en Juin, il n'y était plus nécessaire, et Lee dont toute l’habileté n'aurait point conservé cette place avant cette époque, devenait sutfisant ; il fallait envoyer Beauregard prévenir la catastrophe d’Atalanta en lui rer dant son ancien-
ne armée : cette mesure n’a été annoncée dans le Nord.
d’après les journaux du Sud, que parce qu’elle était naiurelle : vox populi, vox Dei; maïs cela n’était pas ie fait de Jefferson Davis et de son entourage ; il leur suffit de généraux qui n’ont jamais été éprouvés à la tête des armées, Nous n’avons plus qu’à leur souhaiter que la rumeur qui donne la Géorgie comme traitant avec le Nord pour sa réadmission dans l’Union soit fausse.
Non, une guerre défensive n’est pas le fait dn Sud. Une campagne défensive n’est pas la guerre, a dit un lieutenant de Bonaparte, sans l’expectative de l’offensive. L’offensive a été résolue à Richmond avant la dernière campagne, maïs le général Lee a attendu qu'Ulysses Grant fût lui-même prêt à entrer dans le Sud, et malgré ses désastres, la situation en Septembre promet tout pour le Nord.
Heureusement, comme la prédit Winfeld Scott, qu’une conquête ne referait point l’Union. Pour ce qui est des opérations militaires, les as peuvent encore revenir au Sud, si le mouvement de Sterling Price vers le Missouri et le passage du Micissipi par une partie des forces de la Louisianne, sont un mouvement offensif bien dessiné.
Bisaup.
Montréal, Octobre 1864.
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