‹ La Confédération générale du travail, historique, constitution, but, moyens [microform]Chapitre 5 sur 8 · ANNEXE · texte numérisé non relu

ANNEXE

Les documents ci-après pouvant fortement éclairer ce qui précède, nous croyons qu’il n’est pa^ ^ans utilité pour nos lecteurs de les joindre à notre travail :

Résolution du Congrès corporatif *d’ Amiens, définissant le ^syndicalisme, alfirmant qu’il est un parti autonome et de révolution et se suffisant soi-même.

Cette résolution que nous donnons ci-dessous, a été adoptée par 824 mandats contre 3. ]

Le 'Coagrès confédéral d’Amiens’' coiifirme*ll’article'T2 constitutif de la G. G. T., disant : '

« La G. G. T . groupe, *'en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ».

Le Gongrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe qui oppose sur le terrain économique les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ;

Le Gongrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique ;

Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de Fœuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, au jourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’ave-

nir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale ;

Le Gongrès déclare que cette double besogne quotidienne et d’avenir découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat ;

Gomme conséquence en ce qui concerne les individus, le Gongrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué de participer en dehors du groupement corporatif à telles formes de lutte correspondant à sa conception, philosophique ou politique, se bornant à lui demander en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors;

En ce qui concerne les organisations, le Gongrès déclare qu’afm que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas. en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des secrets qui, en dehors et à côté peuvent poursuivre, en toute liberté, la transformation sociale.

Résolution du Congrès d’Amiens ayant trait à la propagande de la Confédération.

Résolution]^adoptée à ^unanimité :

1. Continuation' de la propagande en faveur de la journée de huit heures, de la diminution des heures de travail et du repos hebdomadaire.

2. Création, conformément et dans les mêmes conditions de ce qui fut fait au lendemain de Bourges, d’une commission prise au sein du Comité confédéral ; commission qui prendrait le titre de : Commission de propagande des huit heures et de la grève générale.

3. Lorsqu’il y aura lieu de procéder à un mouvement d’ensemble de la classe ouvrière et de fixer une date précise, le Comité confédéral aura pour devoir, soit de procéder à un referendum, soit de convoquer

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^es organisations à une conférence semblable à celle tenue à Paris les 5 et 6 avril dernier (1906).

4. Fixer, chaque année, une date à laquelle les travailleurs devront refuser le travail pour s’afTirmer comme puissance en face du patronat.

Les travailleurs devront en profiter pour présenter leurs revendications en donnant toujours à la journée de huit heures, ou la diminution des heures de travail, la première place.

Fixer cette date au mai de chaque année.

5. Engager chaque corporation, par l’organe de sa Fédération, à tenter, d’ici le prochain Congrès, un mouvement dans la corporation à la date qui lui serait la plus favorable en se maintenant le plus près possible de la plate-forme : Journée de huit heures.

6. Le budget de la commission serait formé : d’une part, des cotisations volontaires des organisations ; d’autre part, d’une sur-cotisation égale à 10 % des cotisations stattuaires, tant des Bourses du Travail que des Fédérations.

Villes et années où se sont tenus les Congrès de la Confédération générale du travail :

Congrès nationaux corpo- I Congrès des Bourses du

ratifs

1895. Limoges (1^'' Gongr.

de la C. G. T. VIII Congr. corporatif).

1896. Tours (IP-VIIP).

1897. Toulouse (III-IX).

1898. Rennes (IV-X).

1900. Paris (V-XI).

1901. Lvon (VI-XII).

1902. Montpellier (VII-

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