‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 154 sur 357 · Voir le Temps du 3 mars · texte numérisé non relu

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A cette occasion, le Temps, faisant allusion à un récent discours militaire de l'Empereur, écrivit :

a Qu'on renonce donc, à Berlin, si l'on veut l'entente, à ces manières de croquemitaine. Qu'on se dispense de nous rappeler ce qui s'est passé il y a trentecinq ans: car si nous av(>ns beaucoup appris, nous n'avons rien oublié. Kt si l'on intorprèti' comme uno manfue d'inquiétude le silence (|ue tout n comment encore nous avons cru devoir faire sur une parole mallieun-uso ton»l)ée d'une bouche impériale, qu'on se hûle d'abandonner cette dangereuse illusion. 11 n'y a en France ni faiblesse ni nervosité. 11 n'y a quo la résolution unanime de sauvegarder l'intérêt national. » Dans ce discours l'Empereur avait dit : « Dieu veuille qu'un cas de guerre ne se présente pas I Mais si jamais pareil fait devait se présenter, je suis convaincu que l'armée ferait ses preuves comme il y a trente-cinq ans. » (Voir le Temps, 27 février.)

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« forte » ni « consciente de sa force ». Enfin le professeur Delbrûck publiait dans les Annales prussiennes un article plus menaçant encore où il écrivait * :

L'Allemagne n'a demandé et imposé la conférence que pour faciliter à la France sa retraite... Dans peu de semaines nous verrons si les puissances de l'Ouest sont résolues à maintenir contre nous une hautaine barrière et, dans ce cas, Tépée devra nécessairement trancher le différend.

La décision ne pouvait plus sans danger être différée. Le 25 février, M. Rouvier prescrivait donc à M. Révoil de ne pas laisser achever la discussion de la banque sans demander qu'on abordât celle de la police. Pour que cette démarche nous fût profitable, pour que, en tous cas, elle ne nous portât pas de dommage, il .était indispensable de préparer le terrain et de «c manœuvrer » les délégués individuellement avant de s*adresser à eux collectivement. M. Révoil allait s'acquitter de cette partie essentielle de sa tâche avec une maîtrise qui força le succès. Si ce succès n'eut d'abord pas de lendemain, ce n'est ni à lui ni au gouvernement qu'en devait incomber la responsabilité, mais au parlement seul qui, en provoquant, en pleine crise étrangère, une crise ministérielle, allait obliger nos représentants à tout reprendre k pied d'œuvre.

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