Voir Trotocolcs, page
2. Lo comte d(; Wclsersheiinb expliqua ainsi son intervention ù, M. Joseph lai lier (Voir le Temps du 10 mars lOÛG).
(( Jo voudrais, d'abord, détruire une erreur. Je ne suis pas venu ici pour «uivrr avfU^Ménient l'/Mleinagne. Je n'ai pas mission d'acquiescer à toutes ios paroles el d'accepter toutes ses propositions. Notre qualité d'alliés ne nous •rMprM'he pas d'avoirnolrc sentiment et d'exercer notre indépendance à la conôiN'iire. Mais nous pouvons, en cette qualité, jouer un rôte de conseillers, et «ei vir ainsi la cause de l'enlenle.
» Vous n'ignorez pas d'ailleurs que, de Vienne, on a fait, il y a quelque temps, i Berlin, des déiiiirches pressantes qui n'ont pas abouti. Les elTorls du :omte (ioludiowski n'ont donc pas eu tout do suite le succès »iue nous en Utendions. J'ajoute que ces démarches prouvent notre désir sincère de voir es (leu< puissances en conflit arriver à un accord.
i> Noire désir n'était pas platonique, puis(iue, après les tentatives faites à Berlin, nous sommes intervenus à Algésiras sans nous laisser décourager. Quelle est la cause de cette intervention "?
w l'n examinant la situation, j'ai constaté aisément que les deux parties en >résence restaient intransigeantes. La France acceptait simplement la coopéation franco-espagnole, tandis que l'Allemagne demandait une organisation nternationale de la police. Toutes deux, par conséquent, tenaient fermement i leurs principes. Or la discussion sur des principes est le plus souvent dangereuse et stérile : elle prête à de grands débats, à de beaux discours, mais ei les meilleures harangues du monde ne changent pas les voles et il suffit l'un seul vote pour tout compromettre.
)» L'essentiel est donc de s'entendre. Jo mo suis proposé, en conséquence, l'accord avec mon gouvernement, qui m'a permis de présenter cet exposé, de ournir à la conférence autre chose que des paroles vagues, c'est-à-dire un )rojet sur lequel on pût discuter. En effet, il importait avant tout, à mon avis, l'avoir une base de discussion concrète.
» Pour établir ce projet, je suis parti de ce point que nous ne sommes pas ici ine cour do justice ou d'arbitrage pour trancher une question do droit. Il ne i'agit pas de savoir qui, dans le litige, a raison ou tort. Il nous faut arriver i une transaction r|ui finisse par rallier tout le monde.
i> Ces sortes de transactions no sauraient s'obtenir sans des concessions réel*
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<306 LA CONFÉRENCE D^ALGÉSmAâ
En conséquence, il soumettait à la conrérencele projet suivant:
I. Le Sultan aura le commandement suprême de la troupe de police.
II. Le Sultan chargera des officiers français de rôrganîsatîon de U troupe de police à Tanger, Safi, Rabat et Telouan.
III. Le Sultan chargera des officiers espagnols de rorganisatiou d& la troupe de police h Mogador, Larache et Mazagan.
IV. Le Sultan nommera, en outre, un ofâcier supérieur en rang, qui sera chargé de l'organisation de la troupe de police a Casablanca, et qui, en même temps, fera fonction d'inspecteur général de toutes les troupes de police. Le Sultan le choisira librement parmi les ofBciers^ que lui présentera, au nombre de trois, et ayec Tassen liment des puissances signataires, ou le gouvernement de la Suisse ou celui des Pays-Bas.