Voir Protocoles, page
LA GRISE ministérielle: FRANÇAISE 30a
Cette déclaration n'était visiblement qu'une manœuvre permettant àrAllemagne de passer du terrain, où elle s'était maintenue jusqu'alors, sur celui où M. de Welsersheimb s'établissait : et de là venaient les contradictions qu'elle recelait. Le plénipotentiaire allemand^ pour la première fois du reste, appréciait « les raisons qui recommandaientd'avoir recours à des officiers français et espagnols ». Il est vrai, qu'après avoir admis la supériorité technique de ces officiers, il réclamait une organisation internationale «( comme en Macédoine et en Chine ». D'autre part, il affirmait que . l'Allemagne ne saurait admettre que le choix du Sultan pour les instructeurs fût limité à TEspagne et à la France, « sans autre contrôle ni garantie de surveillance internationale ». Cela signifiait-il qa'avec ce contrôle et cette garantie il aurait accepté la solution franco-espagnole ? Mais alcnrs, pour^urà avallril réfKiadu par un refus, — sa note du 19 février, — à M. Révoil, quand celai-ei, le 17, lui avait offert ladite garantie, s'il nous donnait satisfaction sur la nationalité des instructeurs ? Il résumait d'ailleurssa pensée en disant : « Nous demandons pour l'organisation de la police marocaine une coopération étrangère qui assure, à toutes les nations intéressées, l'égalité du traitement économique et la politique de la porte ouverte. » Donc, ce n'était déjà plus la même chose que le o mars^ quand il demandait « la participation égale de toutes les puissances à l'organisation de la police ». Use contentait désormais <c d'une coopération étrangère », c'est-à-dire ni française ni espagnole, dont il ne déflnissait ni le caractère ni le degré, et qu'il ne réclamait que pour assurer à tous l'égalité économique et la « porte ouverte ». Si donc il était démontré que cette égalité et celte « porte ouverte » pouvaient être pleinement sauvegardées sans recourir à la coopération enquestion, on devait espérer que M. de Radowitz renoncerait à l'exiger. Il définissait le but qu'il voulait atteindre. Si on lui prouvait que ce but était atteint, fût-ce par d'autre moyens que ceux qu'il semblaitsuggérer, il était permis de compter qu'il ne ferait pas d'objections.
Dans ces conditions, l'exposé et le projet du comte de Welsersheimb prenaient toute leur valeur. Eton pouvait les considérer comme la traduction pratique des idées générales émises par M. de Radowitz. Le délégué autrichien commençait par résumer très-heureusement l'effort conciliateur accompli par la France depuis le
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df'AfUi de ia roof^reoce, par F Allemagne. *le|mis k 1 ■
A a débat, disai(-fi, la qaettion qai noas oceope ie pcéseatail celle forme :
1^ France, li je tais bien renseigné, reeiamtlt ^our «Ur semh mandat de lorgamsalion de la police ao Maroc.
I/AUemagne s'opposait à cette demande i^ll^ îniblaît iv b l sil^- de donner à Torganisation de la police un L-Arirtére lâlttnslIoiBal, c^ext-â-dire elle demandait qoe /oii/iff les pjitêtBmœi r«pr^t£nté«s à conférence eassent le droit d'y participer.
Aujoard'hai, la sitoation n*est plus la méme«
Des concessions ont été faites de part ci d'antre. La Fraiiea û'ûH déclarée prête à associer l'Espagne à Tœai re dent il s^agit.
I/Aliernagne parait vouloir consentir à reitreindre dms ViiTia meiiure le nombre des nationalités qui leraient apfMtées a fûmtnir IcA instructeurs.
On peut donc constater qu'un certain rapprocheioeDl i%il ilé]& produit*.
Après quoi, M. de Welsersheimb cherchait, dam lesdéelaralioiis r^'conles des représentants de rAUemagne et de la France, leâ Héun'uiH d un nouvel acheminement vers Taecord ûoq eoeore éiabli
('A il ajoutait:
Jo crois pouvoir entrevoir la possibilité que TAIlemagne, sans être obligée do Kacrifier aucun des principes fojidaraenlauï dont !a conférence doit s'inspirer, pourrait accepter une réJuclion ullérieEre du nombre des nationalités qui auraient à parlicijM r ii rorgajiï%ciliu« de la police. Nous avons entendu à ia dernière séance de comité ta déclaralion (l(î M. le; i)rcinier délégué d'Allemagne qui terminait en disant que son gouvernement était prêt à discuter toute combinaison qui rentpciil dans le cadre des principes généraux qui formaient la base des Iravaux de ia conférence. Ces paroles me senibleut indiquer ciairemenl que In possibilité d'un rapprochement ultérieur du côté de rAUemagne n'est pas complùlcment exclu, à la condiiion toutefois que, d'autre |)arl, les ^araiilies nécessaires soient donm es pour la sauvegarde des inlércMs communs à tous les pays représenLùs à la conférence,
\'A\ ce qui concerne le point de vue de la France, noiis savons par la réponse qu'elle a donnée à la dernière propûsilion aîleniande que, au i)oiiii (le vue du principe de Tégalilé de IraJlomeiit en matière éco' nonii(|iie, antérieurement reconnu par elle, sî la conférence reconnaît riiiiliiê do nouvelles garanties, elle ne se refusera pas h les examiner.
1 Voir Protocoles, page 187.
!)ans la séance du 5 mars, S. Exe. M. Révoil a ajouté que, d'ailleurs es gouvernements, d'une part, et sur place le corps diplomatique et es consuls, si vigilants pour tout ce qui concerne leurs colonies, jeraient toujours en mesure de s'assurer que cette organisation n'est )as détournée de son but et ne lèse aucun des intérêts de leurs natiolaux. Tant la réponse du gouvernement français que ces paroles de ^I. le délégué plénipotentiaire de France semblent prouver que la i^rance serait prête à accepter un contrôle destiné à surveiller le foncionnement de l'organisation policière*.
Et M. de Welsersheiinb concluait:
C'est donc sur ce terrain que je crois qu'il sera possible d'arriver i un accord et c'est dans cetordre d'idées que j'ai tAché de faire entrer lans mon projet les éléments qui me paraissent indispensables pour .rouver la solution à laquelle nous désirons aboutir^.