Voir Protocoles, page
ment, d'autre part, conciliait-il avec la souveraineté du Sultan Taffectation desportsen dehors de lui, etiasubordination deTinspecteur, Don à lui, mais au corps diplomatique ? Toutefois, d'un accord tacite, on avait réservé pour la séance suivante la discussion. A celle-ci, chacun faisait connaître ses projets, etriende plus^
M. Révoil se borna donc à expliquer le sens du sien, à montrer qu'il ne violait pas les engagements pris vis-à-vis de l'Allemagne, à redire qu'il ne pouvait porter atteinte à Tégalité économique et qu'au surplus, « si la question de la nationalité des officiers était résolue selon nos vues et si ensuite la conférence reconnaissait, au point de vue d'une égalité de traitement économique, l'utilité de nouvelles garanties, la France ne se refuserait pas à les examiner^ ». En répondant que « la délégation allemande prendrait en sérieuse considération les deux projets présentés et se réservait de faire connaître sa manière de voir à la prochaine séance, après avoir demandé des instructions à son gouvernement », M. de Radowitz marqua, à son tour, un égal désir d'entente ; il reconnut que le projet français méritait « sérieuse considération » ; il admit, — ou les mots n'ont point de sens, — qu'une partie des dispositions de ce projet pourrait être incorporée à celui de M. de Welsersheimb '.
Cette impression se précisa plus encore à la séance de comité du 10. Après un échange d'observations* entre le comte de Welsersheimb et M. Ferez Caballero, M. de Radowitz prenait, en effet, la parole et lisait la déclaration suivante :
Je suis en mesure de déclarer notre adhésion en principe, aux propositions formulées par S. Exe. M. le premier délégué d'Autriche- Hongrie, propositions dont les détails resteraient à discuter. Si par celte adhésion nous renonçons à une partie essentielle des demandes que nous avions jusqu'ici maintenues relativement à la question de la police marocaine, nous le faisons uniquement dans l'espoir d'amener ainsi un accord général.
4. A noter cependant une courte protestation de M. Ferez Caballero qui reprocha au comte de Welsersheimb de n'avoir pas, dans sa déclaration, suffisamment rappelé les droits de l'Espagne. Voir Protocoles, page 184.
2. Voir Protocoles, page 184. M. Révoil fut énorgiquement appuyé par M. Perez Caballero.