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30 septembre 1905, droits que le syndicat allemand, signataire dudit contrat, céderait à la Banque d'État du Maroc, il sera attribué au syndicat le droit de souscrire une part égale à celle réservée à chacun des groupes souscripteurs.
Il est difficile de comprendre comment TAUemagne avait pu croire que nous admettrions cette solution. En nous offrant une part pour le droit de contrôle, qu'elle savait inaliénable, elle ne nous offrait rien. Pour le reste, sa proposition, tout aussi illusoire, contredisait ses engagements les plus formels. L'avance du 30 septembre 1905, sur laquelle elle prétendait fonder, pour la maison Mendelssohn, un droit identique à celui que le consortium français tenait du contrat de 1904, était pour nous une vieille connaissance, car elle avait été, en août et septembre, l'occasion d'un débat complexe et difficile. C'est sous les auspices du comte de Tattenbach, alorsen mission à Fez, qu'elle avait été négociée ^ Au point de vue franco-marocain, elle portait atteinte au droit de préférence, consenti aux banques françaises, en matière d'emprunt. Au point de vue franco-allemand, elle semblait contraire à l'esprit et à la lettre du protocole du 8 juillet qui, en annonçant la conférence, imposait une trêve aux deux parties. Nous avions donc formulé contre elle une énergique protestation. Et cette protestation avait provoqué à Berlin des explications embarrassées. On avait commencé par nier le fait=*. Puis, devant l'évidence, on avait spécifié que « ce n'était pas un emprunt proprement dit, de nature à préjuger les décisions de la conférence et à diminuer la valeur des engagements pris vis-à-vis delà France^ ». C'était « une simple avance » dont nous ne devions prendre aucun ombrage, car elle ne constituait pas un titre durable à la finance allemande. On avait consenti au Sultan a un crédit de banque de courte durée* », un « crédit passager et étroitement limité* ». Enfin, quand le 28 septembre avait été signé, le deuxième accord franco-allemand, on y avait stipulé, dans une forme qui ne laissait place à aucune obscurité :