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l'inspecteur 357
généraP. Toutefois, comme, jusqu'au 26 mars, TAUemagne avait tenu bon sur la question de Casablanca et persisté à exclure ce port de la police franco-espagnole, nous n'avions pas énoncé publiquement nos vues sur les attributions de Tinspecleur. Et nous avions, à cet égard, borné notre adhésion à Tacceptation du principe. 11 n'en était pas moins utile de fixer sur ce point nos idées et de définir précisément les articles du projet relatif à l'inspection. Il était évident, en elTet, que, conçue dans un certain sens, inspection pouvait annuler pratiquement les résultats pour lesquels nous luttions depuis si longtemps. Que Tinspecteur, même sans commander un port, eût la direction effective et le commandement réel des instructeurs français et espagnols : cela suffisait pour que le mandat de police fût effectivement déplacé, passant de la France et de l'Espagne à la puissance qui fournirait Tinspecteur. Donc il fallait d'abord, — et cette formule était, dès le début de mars, celle de M. Bouvier-, — que l'inspecteur n'eût ni commandement ni collaboration au commandement; qu'il se contentât d'apprécier la valeur des résultats obtenus et la correction des métliodes employées, sans substituer son action à celle des instructeurs, seuls chargés d'organiser. Il fallait ensuite que l'intervention de ce fonctionnaire ne rendît point, par un détour» à la police franco-espagnole, le caractère international toujours repoussé par nous. L'inspecteur ferait des rapports : là-dessus point de discussion. Mais à qui les adresserait-il? Si c'était, comme le souhaitaient notoirement l'Allemagne et l'Autriche, au corps diplomatique à Tanger, on donnait, à une collectivité internationale et sans responsabilité, le moyen d'intervenir à tout moment dans le fonctionnement de la police franco-espagnole. Et, du même coup, on porlait atteinte à celte souveraineté du Sultan que l'on nous avait, si souvent, sommés de respecter. D'autre part, l'envoi des rapports au maghzen, seul procédé correct, ne pouvait suffire, puisque l'inspecteur serait en somme le mandataire do IKurope et que ce mandataire devait pouvoir renseigner ses mandants sur la marche de sa mission. Il convenait donc d'étudier une combinaison mixte, qui sauvegardât théoriquement les droits