‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 215 sur 357 · Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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d'un amendement lié à racceptation sans réserve de la police franco-espagnole *.

Le fonctionnement de la police fera, pendant la même période de cinq années, l'objet d'une inspection générale, qui sera confiée par S. M. Chérifienne à un officier supérieur de l'armée helvétique ounéerlandaise. S. M. le Sultan le choisira librement parmi les officiers que lui présentera, au nombre de trois et avec l'assentiment des puissances signataires, ou le gouvernement de la Suisse ou celui des Pays-Bas. Il aura sa résidence à Tanger.

L'inspecteur général, sans intervenir directement dans le commandement ou instruction, se rendra compte des résultats obtenus par la police chérifienne au point de vue du maintien de l'ordre et de la sécurité dans les localités ou cette police sera installée. Dans Texercice de ses fonctions, il visitera, au moins une fois par an, chacune des huit places où les corps de police seront établis Sur le résultat de ces visites d*inspeclion annuelles, il adressera, par l'entremise du doyen du corps diplomatique à Tanger, un rapport à S. M. le Sultan.

En dehors de ces rapports réguliers, il pourra, s'il le juge nécessaire, adresser, par la môme voie, au gouvernement chérifien, des rapports spéciaux sur toute question concernant le fonctionnement de la police.

Le contrôle du fonctionnement de la police sera exercé par le corps diplomalique à Tanger. A cet effet^ l'inspecteur général lui prêtera son concours. >

En cas de réclamation à l'égard du fonctionnement de la police, la légation intéressée pourra en saisir le corps diplomatique qui, après avoir provoqué une enquête par l'inspecteur général, donnera à l'affaire la suite qu'elle comportera-.

L'entremise nécessaire du corps diplomatique pour l'envoi au maghzen des rapports d'inspection; le contrôle, qui lui était explicitement attribué sur le fonctionnement de la police ; la subordination manifeste de l'inspecteur aux ministres à Tanger ; le droit à eux accordé de prescrire librement des enquêtes à ce haut fonctionnaire, presque tout, dans ce projet, était inacceptable. Et son caractère s'aggravait de ce fait que la situation, qu'on prétendait réserver à l'inspecteur sous le contrôle du corps diplomatique, était en contradiction complète avec celle qu'à la demande de l'Allemagne on avait attribuée aux instructeurs. Quand il s'était

1. Le prince de Bùlow s'était exprimé dans lo môme sens, le 19 mars, dans sa conversation avec le comlo d'Osten-Sacken.

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