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lions avec le corps diplomatique et au droit de contrôle sur la police réclamé par l'Autriche pour les ministres à Tanger. Rien dans la discussion ne faisait, ni d'un côté ni de l'autre, prévoir de concessions. Et c'est avec mauvaise humeur que les membres du comité de rédaction voyaient revenir à eux le calice qu'ils avaient cru pour toujours écarté.

Le ton cassant de M. de Radowitz avait surpris et mécontenlé tout le monde, à commencer par l'Autriche. Le comte Goluchowski, qui se croyait au port et pensait tenir le succès, en fut inquiet. Et dès le lundi 26 au soir, il télégraphia à M. de Welsersheimb de tenter tout le possible pour concilier les thèses en pi'i'îsence : il suggérait, entre autres combinaisons, la remise simultanée des rapports de l'inspecteur au représentant du Sultan et au corps diplomatique. Il ninsistaitpas sur l'article VII (nouveau) destiné à affirmer le droit général de contrôle des ministres à Tanger sur le fonctionnement de la police. Par ces instructions immédiates, il plaçait le débat sur un terrain sensiblement plus favorable que celui où nous avait laissés la séance du même jour, et, de nouveau, se comportait moins en « second )> de l'Allemagne qu'en médiateur. L'heure était venue pour nous de jeter du lest et de con- .soiilir les sacrifices nécessaires.

Celui qui nous coûtait le moins cher était évidemment d'accepter que l'inspecteur participât à la rédaction du règlement sur la police. En fait, on aurait toujours été forcé de le consulter. Et son avis, pour être donné du dehors, n'en eût pas moins, de toute façon, pesé dans la balance. Aussi bien, la commission qui rédigerait ce règlement devant, d'après le texte autrichien, se composer de quatre personnes, un Marocain, un Espagnol, un Français et l'inspecteur, ce dernier ne pourrait pas imposer sa manière de voir aux deux puissances mandataires. Il pouvait d'ailleurs être habile de prévenir ses critiques ultérieures en l'associant au travail préparatoire. Il en était de même pour l'avis à demander sur ce règlement aux ministres à Tanger. Quant aux rapports de Tinspeclour avec le corps diplomatique, force nous était bien d'ad-

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mettre qu'on ne pourrait pratiquement les empêcher. Mieux ?a1aîtt^ par conséquent, nous appliquer à les définir : c*esl à quoi pourvul| M. Revoit en proposant à M. Bourgeois les deux rédactions suivantes, qui concordaient d'ailleurs, h quelques termes près, aveo'j les instructions quUl avait reçues de Farts les jours précédentâ.

Art. VII. — Les rapports et communicationSt faits au maghzen par Tinspecteur général au sujet de sa mission^ seronten même temps remis en copie au doyen du corps diplomallqtie à Tanger afin que le corps diplomatique soit mis à même de constater que la police chérifienne fonctionne conformément aux décisions prises par la conférence ei de surveiller si elle garantit, d'une manière ofÂcace et conTorme aux traités, la sécurité des personnes et des biens dei reBSorlisBanls étrao* gers, ainsi que celle des transactions commeretales,

Art.VIII. — En cas de réclamations dont le corps di|)lomalique serait saisi par la légation intéressée, lecorpa diplomaliquo paurra^ en avisant le représentant du Sultan, demander à llnspecleur de faire une enquête et d'établir un rapport sur ces réclama lions à toutes fins utiles*.

L'intervention prévue par l'article VII pour le corps diplomatiqm* ne faisait qu'énoncer un droit normal et ne crédit pas de privilège; abusif. Quant à l'article Vlll, il fournissait un moyen de donner une suite rapide aux réclamations prôsenlées contre le maghzen. Et parla, il se recommandait si manifr^loment au bon accueil de Ja conférence, qu'il eût été imprudent de ne pas nous rapproprîer, Nous pouvions consentir ces légers siterilices sans compromeUre ni l'indépendance des instructeurs, aï rautonomie de rinspecleur. Sur un seul point, nous avions le devuir de nous montrer irréductibles. C'était à l'égard de Tarlicle Vil (nouveau) du projet autrichien ainsi libellé :

Le contrôle du fonctionnement de ïa poHce sera exercé par le corps diplomatique. A cet elfet, l'inspecteur général lui prêtera son

concours.

C'est à faire disparaître cet article que devait tendre notre effort. Si nous y réussissions, nous pouvions, sans grands risques, êire très-arrangeants sur le reste.

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