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LA RÉPAftTITION DES PORTS 391

vues avec celles qu'ont exposées MM. les premiers délégués d'Au- Iriche et d'Allemagne. On pourrait, d*ici à la prochaine séance, rechercher une combinaison donnant satisfaction à tous^

Cette proposition, immédiatement adoplée, nous assurait donc un nouveau délai pour mettre le point final à notre accord avec l'Espagne. Combinée avec celle du comte de Welsersheimb, elle nous permettait d'espérer que, l'heure venue, cet accord serait entériné sans débat par les plénipotentiaires. Le silence observé par M. de Radowitz et le comte de Tattenbach dépassait même nos espérances. L'Allemagne renonçait à intervenir activemcnl dans la répartition. Cela nous donnait toute liberté d'esprit pour poursuivre do sang-froid la négociation avec Madrid.

Cette négociation n'était pas sans difficulté. Car l'obstination de l'Espagne à réclamer la police de Tanger demeurait entière. On a vu comment M. de Léon y Castillo avait, le dimanche it^) mars, répondu à M. Léon Bourgeois que notre offre d'une police mixte à Casablanca n'était pas suffisante*. Presque en même temps, l'ambassadeur se plaignait que la part de l'Espagne dans la Banque d'État fût également inférieure à ce qu'elle était en droit d'attendre. Aux termes de notre premier projet, nous demandions cinq quinzièmes du capital. Et il était probable que nous obtiendrions trois quinzièmes \ L'Espagne au contraire n'avait qu'un quinzième. Nous lui avions, dans les premières conversations relatives à la Banque d'Etat, fait espérer davantage. Sans doute, il avait été question de lui rétrocéder une des doux parts du consortium. Mais elle désirait que cette rétrocession lut prévue par rActc final. Là encore, quelque mauvaise humeur apparaissait qu'il était expédient de dissiper, puisque les développements ultérieurs de notre politique marocaine devaient faire de l'Espagne notre collaboratrice de tous les instants. Il restait seulement à savoir comment nous pourrions concilier les concessions qu'elle nous demandait avec le souci de nos propres inlôrêts.

Pour la banque, nous avions luie réponse facile. La France, en

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