Voir Livre Jaune, page 2o
CONCLUSION 45i
rexercicedu mandat, et créé Tinspection. Mais le principe premier restait identique.
S'agit-il de la Banque d'État? Comment M. Delcassé la définissait-il en décembre 1904 ?
Une institution de celte nature pourrait être chargée du service de trésorerie du gouvernement chérifien. Cette Banque d*État contribuerait également, dans toute la mesure possible, à mettre en œuvre les moyens financiers de nature à remédier à la dépréciation actuelle de la monnaie marocaine et à modifier les cours désastreux du change qui en résultent*.
Et M. Bouvier, le V^ août 1905, écrivait :
La banque exercerait pour le compte et au profit exclusif du trésor chérifien le droit de frapper monnaie. Elle aurait, en outre, en matière monétaire, un rôle très utile à remplir sans délai. La frappe exclusive de la monnaie chérifienne, coïncidant avec la diminution des exportations, du fait de la pénurie des récoltes, a avili la valeur de cette monnaie et en a fait monter le change à un taux (175 p. 100) qui nggrave lourdement les charges du maghzen. La banque prendrait les dispositions nécessaires pour assainir la situation monétaire et stabiliser le cours de la monnaie chérifienne. D'autre part elle pourrait être chargée, à la convenance du maghzen, des services de caisse et de trésorerie. Enfin elle effectuerait au Trésor chérifien les avances dont il aurait besoin, à condition toutefois qu'elles fussent consacrées à des dépenses destinées à avoir une répercussion certaine sur la prospérité économique du pays. Dans cette catégorie de dépenses se rangent celles qu'entraînerait l'application des réformes de police et, d'autre part, certaines entreprises urgentes ayant pour effet d'assurer une première amélioration des ports et de l'outillage économique du pays. La Banque d'État servirait tout naturellement les intérêts économiques et commerciaux des diverses nations ; et il serait aisé, dans la formation et la représentation de son capital, de donner à cette situation une sanction pratique^.
Sur ces deux questions, qu'avait fait la conlérence, sinon reprendre, en les précisant, nos suggestions initiales? 11 en était de môme pour la contrebande des armes, pour les douanes^ pour les travaux publics, pour l'augmentation des revenus. Les mesures que la France avait jugées nécessaires, la conférence se les appro-