Voir Livre Jaune, pago
priait. Et, par là môme, le principe de notre politique marocaine recevait des représentants de l'Europe une éclatante consécration.
Restait à savoir comment, dans Tapplication, nos intérêts étaient sauvegardés? Ces intérêts se ramenaient à deux : d*abord obtenir desréformessusceptibles de diminuer l'anarchie marocaine, ensuite nous assurer pour Texécution de ces réformes une place privilégiée ; éviter, en tout cas, qu'une intervention étrangère ne pût faire du Maroc la base d'une politique hostile à l'Algérie*. Or, pour la police, que voyons-nous? Non seulement l'Allemagne n'obtient pas le a secteur » qu'elle désirait en 1905 '^ ; non seulement elle n'a pas le commandement d'un port'; non seulement aucun officier allemand ne figure parmi les instructeurs. Mais ces instructeurs sont exclusivement français et espagnols et ne comprennent pas d'officiers neutres, sur le gouvernement desquels l'action éventuelle de l'Allemagne aurait pu s'exercer. Sans doute, il y a l'inspecteur. Et rinspecteur constitue notre principale concession. Mais, d'une part, celte concession résultait, par avance, de l'acceptation de la conférence *. Et d'autre part, les attributions de l'inspecteur sont définies de telle sorte qu'elles ne peuvent devenir un danger. L'inspecteur est un organe de transmission : rien de plus. Il est, vis-à-vis de la police franco-espagnole, un témoin, vis-à-vis de l'Europe, un rapporteur. Il s'assure que les principes posés par la conférence sont respectés. Mais il n'exerce ni commandement, ni