‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 35 sur 357 · Voir Livre Jauut\ pages 105 cl · texte numérisé non relu

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avait conduit l'Europe à Algésiras, c'est, disait-elle, que la France avait manqué vis-à-vis d'elle aux égards qu'on se doit entro nations et aux règles les mieux établies des rapports internationaux, l^a première note de ce mécontentement avait été donnée au début de février 1905 par. M. de Kuhlmann, chargé d'affaires d'Allemagne à Tanger, lorsqu'il avait dit à son collègue français :

Nous nous somn;ies aperçus qu*on nous tenait à Técart Bystématiquement. Nous avons donc fixé noire altitude en conséquence... J'ai cru devoir solliciter de mon gouvernement des instruclions formelles. Et c'est alors que le comle de Biilow m*a fait savoir que le gouvernement impérial ignorait lout des accords intervenus au sujet du Maroc et ne se reconnaissait comme lié en aucune manière relativement à celle question^

N'être pas lié par des arrangements auxquels on est demeuré étrangerestune chose ; protester contre ces arrangements en est une autre. En moins de six semaines^ la chancellerie allemande passait de la première attitude à la seconde, se conformant ainsi à la maxime de son chef que « le langage et l'attitude des diplomates et des politiques se règlent d'après les circonstances^ ». Le 31 mars, l'Empereur, en débarquant à Tanger, en saluant avec insistance le Sultan « souverain absolument libre », en lui conseillant de ne se prêter aux réformes proposées par nous, — M. Saint-Uené- Taillandier était à Fez depuis deux mois, — qu'avec w beaucoup de précaution », adoptait, à notre endroit, une position d'hostilité. Presque immédiatement, le 12 avril, M. de Bulow prenait l'Europe à témoin du reproche que, depuis trois mois, la presse allemande nous adressait : l'absence de notification des accords francoanglais et franco-espagnols^, et, quelques jours après, il précisait son point de vue en écrivant au prince de Uadolin :

Il eût été conforme à l'usage international que la France, après la conclusion de l'accord anglo-français concernant le Maroc, communiquât cet accord dans la forme habituelle à toutes les puissances intéressées. M. Delcassé a déclaré, il est vrai que, celte communication était devenue superflue du fait de la publication de la convention dans

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