‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 40 sur 357 · Voir Livre Jaune, pdjLço Ji · texte numérisé non relu

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4. Voir Journal officiel du 17décombre 1905 : « Notre droit est plus général encore, elc, »

îi. Voir appendice. paj^e483.

franco-marocains dont le premier remonte à 1845, ni TAIlemagne, ni la conférence ne pouvaient rien nous « accorder », parce que nous n*avions nous-mêmes rien à « demander », nos droits étant indiscutables et, aux termes du protocole de juillet, indiscutés *? La liberté que nous conservions dans celte région ne pouvait donc devenir le prix de Tabandon qu'on prétendait nous imposer de notre « intérêt spécial » dans le reste du Maroc. Si leD' Rosen avait pris ses désirs pour la réalité ou cherché à s'attrilfuer auprès de son gouvernement le mérite d'un succès fictif, nous n'avions pas à en tenir compte et à sacrifier notre politique aux commodités du négociateur allemande

Sur ces bases discutables, le prince de Bulow apportait à la conférence un programme, qui, pour n'avoir jamçtis été exposé (jlans son ensemble, n'en était pas moins facile h résumer. Il déclarait d'abord' « que les propositions françaises en ce qui concerne les réformes de Tarmée, de l'administration intérieure et «des finances, porteraient une graveatleinte à la souveraineté du Sultan ; ensuite que les autres puissances ne profiteraient pas, au même degré que la France, des avantages économiques de ces réformes, car ces avantages reviendraient, notamment en ce qui concerne les concessions, en première ligne à la puissance réformatrice ». En conséquence, il opposait à nos projets un projet purement international fondé sur la prétendue égalité de droits assurée à tous Icy signataires de la convention de Madrid, par l'article 17 de cette convention.

Le gouvernement impérial estime, disait-il, que la réorganisation de l'armée et de la police devrait se faire de telle manière que, comme M. Rouvier l'a bien fait remarquer, la conférence donnât un mandat

1. « L'Allemagne no poursuit aucun l)Ut... contraire aux droits de la Franco résultant do ses traités ou arrangements... u Voir appendice, page 483.

2. Je suis d'ailleurs à nuMne, ayant «>té mêlé direclenjcnt (i cette alTairc, de préciser ce qui s'était passé dans la dernière semaine do septembre 190.*). Lo D' Rosen m'avait dit avec insistance qu'il exigerait de M. Bouvier rengagement de no pas solliciter le mandat do police (l la conférence, et il m'avait assuré que, s'il n'avait pu obtenir à cet égard une promesse écrite, il avait du moins un engagement verbal. Très surpris, je fis part do cette aflirmalion au président du Conseil, qui fit appeler aussitôt M. Rosen, et lui reprocha vivement son langage, sans que celui-ci, assez décontenancé, fit la moindre objection. C'est alors que M. Rouvier crut devoir prendre les précautions spéciales qui figu, rent au Livre Jaune (Voir pages 305 et 306).

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