Voir Livre Jaune, page
44 LA CONFÉRRNCE D ALGKSIRAS . .
engagements verbaux pris par M. Ilouvier à l'égard du D' Roscu^ \t 28 septembre 1905. Et ce grief, pour ùtre le moins justifié de tous, ne devait pas être le moins bruyamment invoqué *. M. Rosen prétendait que M. Uouvier lui avait alors promis de ne pas solliciter pour la France le mandat d'organiser la police dans les porls et de se contenter de la situation spéciale qui nous était reconnue sur la frontière. Pour s'assurer que jamais M. Rouvier n'avait souscrit pareille promesse, il suffit de relire dans notre Livre Jaune les dépêches d'où il résulte que le président du Conseil, en signant le protocole du 28 septembre, avait pris soin de dire au D' Rosen^ d'abord, au prince de Uadolin ensuite, de faire dire enfin au prince de Biilow par M. Bihourd, qu'en dehors de la formule signée par les d<ni\ gouvernements, il entendait n'avoir pas avance d'engagements sur aucun point à l'égard de l'œuvre de la conférence*. Pour s'assurer que notre intention de profiter de cette liberté en vue d'obtenir le mandat de police n'était point ignorée de l'Allemagne, il suffit de relire, dans le même Livre Jaune, la dépêche, antérieure de quelques semaines, où M. Rouvier télégraphiait à M. Biliourd qu'il avait fait connaître au prince de Radolin, sans provoquer d'objections, que la France demanderait à la conférence de lui confier le mandat international pour les réformes de police'. Quant à soutenir que notre intérêt spécial se limitait, soit dans . notre pensée, soit d'après les accords franco-allemands de 1905, à l'organisation de la police dans les districts voisins de l'Algérie, c'était également impossible en présence des textesque nous venons de rappeler, do la déclaration de M. Rouvier du 16 décembre 1905 '*; en présence surtout du protocole du 8 juillet de la même année, reconnaissant la situation spéciale faite à la France « au Maroc » (et non par conséquent dans telle ou telle partie du Maroc, mais dans l'ensemble de l'empire chérilien) par les relations particulières des deux pays^? N'était-il pas d'ailleurs évident que, dans la région frontière, dont le statat est réglé par une série de traités