‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 42 sur 357 · Vnii' Lirre Jdunr, pa^o :2".;i · texte numérisé non relu

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i. Voir nolamincnt ci-dob:sou-î. pajîo iî87.

elle voulu en intervenant au Maroc?Qu'allendail-elledeIa conféi-ence? Au delà des apparences, quelles étaient les réalités?

Il eût été injuste de contester l'imporlance croissante des intérêts économiques de rAllemagne au Maroc. Et personne ne songeait à la discuter. Le temps était loin où le prince de Bismarck, alors chancelier, et le prince Clovis de llohenlohe, alors secrétaire d'État par intérim aux Affaires étrangères, déclaraient que TAllemagne, n'ayant point au Maroc d'intérêts, y réglerait son attitude sur celle de la France ^ Depuis cette déclaration, vieille déjà de vingtsix ans, rAllemagne était née à la politique mondiale. Et cherchant (c son avenir sur Teau » elle avait essaimé sur T Afrique, comme sur l'Asie et l'Amérique, l'armée de ses commis voyageurs. Au Maroc même, elle avait obtenu de notables résultats. C'est surtout depuis 1890 que ces résultats étaient devenus appréciables, à la suite de deux événements d'ordre divers. Le premier de ces événements était la fondation par le D' Jannasch, président du Central Verein fur Handebgeographie et directeur de la Deutsche Exporthank^ de la ligne directe de navigation Atlas entre Hambourg et le Maroc. Le second était la conclusion, par le comte de Tattenbach, d'un traité de commerce, le plus complet de cenx signés par le maghzen, qui fixait à 10 p. 100 ad valorem les droits d'importation, établissait les droits de sortie, autorisait l'exportation des céréales et devenait la base du tarif général marocain-. Depuis lors, l'Allemagne, déployant au Maroc les qualités, — extrême réduction des prix, fût-ce aux dépens de la solidité; adaptation ingénieuse aux mœurs et aux préférences locales; activité des représentants de commerce, — qui lui ont conquis tant de marchés, a obtenu de beauy succès. On a vu ^ la place occupée dans les huit ports ouverts

\. Le comte de Saint-Vallier, ambassadeur de la Républhiuo française à Berlin à M. de Freycinet, ministre des AlFaires étrangères.

Berlin, le 23 avril 1880.

Le prince de Hohenlohe m'a dit ùtre spécialement chargé de me dikdart»r que» l'AUemagne n'ayant point d'intérêts au Maroc, son délégué aurait l'iiiâtruction de régler son attitude d'après celle de son collègue de France ; des ordres en ce sens vont être envoyés an comte de Solms.

Saint-Vallieu.

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