‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 43 sur 357 · Voir ci-desBUS. pages 23 à 27 et appendice, page · texte numérisé non relu

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48 L\ CONFKIIKNTE D ALGËSIRAS

parle commerce allemand. Cette place, pour être de plus en plos inférieure à celle que lious y tenons, ne laisse pas que d'être considérable. Au point de vue du commerce général et du tonnage marilime, TAllemagne, en 1903, li)04et 1903, venait au troisième rang. Cinq Compaj^nios allemandes, la (Hdenburg-Poîiugesische Damchilfi^rhederei, la Deutsche Ost-Afrika Unie, la Robert Sloman Junior Unie, la Xorddeulscher Uoyd et la Hamburg Amerika Unie, font régulièrement escale au Maroc. Il existe dans Tempire chérifien une quarantaine de maisons allemandes représentant (ea dehors des Compagnies de navigation) un capital d'environ 10 millions de marks. Le nombre des Allemands résidants est évalué à loO. La poste impériale est fort bien organisée*. Des médecins européens établis dans Tempire cliérifîen, les Allemands sont, avec les Français, les plus réputés. C/esl donc là un ensemble d'intérêts, bien éloigné assurément de valoir les nôtres, mais éminemment respectable, et dont le gouvernement allemand se devait de sauvegarder, non seulement le présent, mais Tavenir. Par contre, toutle monde accorderaqaerien, dans le programme français, neles lésait, ni no 1rs monarait. Le principe de la liberté commerciale, inscrit par nous dans tous nos accords d'une part-, d'autre part la clause du traité de commerce gj^rmano-marocain de 1890 portant que ce traité resterait en vigueur jusqu'à la conclusion d'un traité nouveau,les protégeait eflicacemont. Le prince de Riilow et M. de MUhlborg avaient dureste reconnu, en 190i, que ces intérêts n'étaient point en péril ^ Ce n'est donc pas dans un danger réel couru par eux, qu'on peut trouver l'explication profonde de l'intervention de TAllonia^'ne. Kt force est de clierclicr ailleurs le motif qui, ici, npus échappe.

Ce motif est-il, comme on a pu le croire à de certaines heures, dans des convoitises territoriales ? Ll est-ce pour satisfaire ces convoitises que l'Alleniagnp sCsL mise en travers de la politique française ? 11 est cortain qiio rEinpiro alloniaiid, depuis qu'il a une marine et que son commerce s'est développé, esl en quête, un peu partout, de dépôts de charbon et do points d'appui. 11 est incontestable qu'à diverses reprises il a pensé qu'il en pourrait trouver

1. Voir T. Sto»';?, Rappoil sur l-' Bu'ljrol des poslos, 1007.

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