Voir Protocoles, page
les a concessions » que le gouvernement impérial « pennellail » à la conférence de nous accorder sur ce point *. Du texte adopté sans mot dire par M. de Hadowilz, il résultait avec clarté qu'on ne pouvait, en l'espèce, parler de concessions, puisqu'il s'agissait poumons d'un droit antérieur et que la conférence n'avait rien à nous accorder pour la raison décisive que nous n'avions rien à lui demander. C'était un résultat à noter et dont, plus d*uue fois par la suite, nous devions être amenés à rappeler la portée.
Au cours de ce premier débat, Tattilude des différentes délégations avait été des plus correctes. Il semblait qu'on fût heureux de se sentir sur un terrain de tout repos, — en attendant les fondrières. On y insistait. On s'y attardait. Presque toutes les propositions pratiques, presque toutes les rédactions furent suggérées par la délégation française, et notamment par M. Regnault. Mais personnen'essayadecréerdediflicultés.LesMarocainseux-mêmes, dont M. Uévoil dut relever par deux fois la singulière prétention de ne rien accepter sans en référer h Fez et de se passer de cette référence lorsqu'il s'agissait de refuser-, ne maintinrent finalement leurs réserves que sur deux points seulement, à savoir : les conditions d'autorisation du commerce des armes de chasse et les prescriptions relatives à la destruction des armes et munitions de guerre saisies par la douane \ Joignez à cela quelques télégrammes de félicitations du Roi d'Espagne ou des Chambres espagnoles'*, la belle humeur de l'arrivée, l'agrément des découvertes pittoresques ou psychologiques, vous aurez l'impression extérieure de cette première prise de contact, qui, comme les deux suivantes, ne servit qu*à occuper le tapis, tandis que, dans la tranchée diplomatique, se préparaient les attaques sérieuses.