‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 88 sur 357 · Notamment, en Turquie · texte numérisé non relu

Notamment, en Turquie

132 LA CONFÉRENCE D ALU.^SIRAS

qu'avait accomplie dans ses premières séances la conférence, n'avait pas eu seulement le mérite de préparer les contacts et de ménager les transitions : elle était objectivement bonne et apportait à Tanarcbie marocaine des remèdes dont Texpérience permettra d'apprécier la valeur. Tous les plénipotentiaires, dans l'étude de ces questions arides, avaient fait preuve de bonne volonté. Ceux-là mômes qui, comme le marquis Visconti-Venosta et M. White, s'étonnaient ou s'irritaient d'être occupés de ces « vétilles », n'avaient point refusé une collaboration loyale aux auteurs des projets adoptés. La délégation allemande avait, peut-être à dessein, joué un rôle eflFacé, encore souligné par l'ingénieuse activité de MM. Révoil et Regnault. Et les tiers, la galerie, comme disait M. de Tattenbach, ne cachaient pas leur étonnement de trouver si pauvre en solutions pratiques la puissance à la demande de qui la conférence s'était réunie. Du moins faut-il reconnaître que, dans cette première période, la correction avait été parfaite et que, pour aborder le grand débat, on se trouvait, de part et d'autre, après cette discussion courtoise, dans les meilleures dispositions.

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