‹ La Conférence de Londres et Guillaume Ier, ou, De l'influence du système de persévérance sur lChapitre 1 sur 14 · A MA MALHEUREUSE PATRIE · texte numérisé non relu

A MA MALHEUREUSE PATRIE

CTest presque une oraison funèbre que je te dédie, ô mon infortunée patrie I

De ton lustre, de ta gloire passée, que te reste-tril de nos jours t Hélas! rien que le souvenir.

Reçois donc ces pages comme un monument expiatoire du crime de ceux qui ont creusé ton tombeau.

Les noms de tous ceux qui ont été tes bourreaux n'ont pu être signalés par moi (ils sont bien trop nombreux !), mais j'ai eu la douce consolation de pouvoir fidre briller dans cet écrit cette petite pléiade, composée d'hommes sages et consciencieux qui déploraient du fond de leur âme le destin fisttal vers lequel on t'entraînait. La voix prophétique de ces nobles intelligences fut étouffée sous les clameurs d'une foule en délire ; qu'au moins leurs noms passent à la posté* rite, et qu'ils deviennent pour elle un objet de vénération religieuse.

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