‹ La Conférence de Londres et Guillaume Ier, ou, De l'influence du système de persévérance sur lChapitre 9 sur 14 · JO · texte numérisé non relu

JO

Anjourd'hui que les soucis inséparables d^lne couronne ne le préoccupent plus exclusivement, nous nous hasardons à lui adresser notre épître, en la publiant.

Peut-être ne lui paraîtra-t-elle pas tout à fait digne de mépris; peut-être même reconnaîtra-t-il, dftns le langage de son auteur, celui d'un homme indépendant , d'un homme qui eût rougi d'être son courtisan, lorsque le vent de la prospérité soufflait pour lui , mais qui aurait bien davantage à rougir, si , après avoir été son complice , il venait élever une voix accusatrice contre lui^ comme cette foule de Hollandais , qui , après avoir travaillé de concert avec ce monarque à ruiner leur pays , poussent l'impudeur jusqu'à se feire les accusateurs d'un homme dont ils ne sont en réalité que les complices, eux, qu'on a vus applaudir et concourir à une politique qui devait attirer un déluge de maux sur leur patrie!...

Ne les a-t-on pas vus à Tœuvre, ces hommes?

Leurs actes ne sont- ils pas burinés dans le bronze? Dieu merci! ils passeront à la postérité, pour que leur nom soit flétri.

Que ces hommes^à sachent au moins se taire; qu'ils se pénètrent de l'idée : que, si le règne de Guil-

laume I*' a fini misérablement , honteusement , ce prince n'est pas le seul coupable ; qu'une part de toutes ces misères , de toutes ces hontes , retombe à la charge de ceux qui, pendant nombre d'années, mirent leur gloire à vanter l'absurde politique adoptée par le roi des Pays-Bas.

Oui, ces hommes , paV leur plate soumission, ont enhardi le roi Guillaume à ne pas reculer devant des actes insensés qu'il n'aurait jamais pu exécuter sans leur concours ! Que la postérité les voue au mépris ; mais que la génération présente leur demande un compte sévère de tant de bassesse, mise au grand jour d'abord, puis suivie d'une si odieuse, d'une si vile palinodie !

BàTonCharks-Frédéric SffiTJMA DB Grovbstins.

LETTRE

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