‹ La Conférence de WashingtonChapitre 13 sur 65 · t., 33 nœuds 7, 90.000 HP, XII 152 à 153 calibres · texte numérisé non relu

t., 33 nœuds 7, 90.000 HP, XII 152 à 153 calibres

5. Omaha, 87,2 0/0. Milwaukee, 84 oJo. Cincinatti, 79,5 oJo. Raleigh, 45,6 o/o. Détroit, 48,2 o/o. Richmond, 590/o. Concord, 49 0/0. Trenton, 34 o/o. Marblehead 30 0/0. Memphis, 25 oJo É

6. Wosmuth, 99,2 o/o. Trever, 97,3 0/0. Perry, 70,7 oo. Decator, 64,5 0/0.

Tps à

éclater en 1922, l'infériorité des Japonais en grandes unités de combat, apparaît comme absolument indéniable.

En limitant l'examen des 2 flottes aux navires datant de 1911, nous trouvons en dehors du tableau ci-dessus 11 dreadnoughts et superdreadnoughts américains contre 4 au Japon. Il est vrai qu’en cette même année 1922, aucun croiseur de bataille américain ne pouvait être opposé aux 4 Xongo et aucun grand scout aux 6 Xilakawi et aux 2 Tenryu japonais.

Par contre en ce qui concerne les destroyers de plus de 1.000 tonnes et de plus de 30 nœuds, la supériorité des Etats- Unis est écrasante : 242 contre 12..

Il est impossible de comparer les forces des deux marines en ce qui concerne les sous-marins, car le Japon garde à leur sujet le secret le plus absolu. | - Il semble donc qu'il y ait lieu de modifier comme suit le tableau du New-York Herald pour 1925.

Etats-Unis Japon

Superdreadnoughts. . . . . . 12 8 Dréaenoushis en 27e. 12 I Croiseurs detbataille PO () 6 S COUPS ENDURO LnE E 10 II

Il semble donc que l'avantage appartient aux Etats-Unis. Mais il est un facteur très important qui constitue pour les Etats-Unis, un très lourd handicap, c'est l’éloignement du champ de bataille qui serait probablement constitué par la par- tie du Pacifique circonscrite par l'archipel Nippon, les Philippines et les îles Hawaï. Mais ceci est une question sur laquelle nous reviendrons en étudiant la question des bases navales du Pacifique.

Quoi qu’il en soit pendant tout le cours de l'année 1921 et jusqu’à la veille de la Conférence, une propagande très intense fut faite aux Etats-Unis pour l'accroissement des armements navals américains.

Dans son rapport annuel, M. Daniels dit que si les Etats-Unis n’entrent pas dans la Société des Nations, il faut construire en trois ans, en plus du programme de 1916 (que nous avons étudié plus, haut) les bâtiments suivants: 3 bâtiments de ligne, 1 croiseur de bataille, 30 croiseurs légers, 8 canonnières, 18 conducteurs de flotilles, 12 sous-marins mouilleurs de mines, 6 sous-

A. Jacquemart 9

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marins de croisière, 4 navires porte-avions, 3 ravitailleurs de destroyers, 3 ravitailleurs de sous-marins (1).

Au Parlement même, une lutte très vive s’engagea au sujet du vote des crédits destinés à la marine. Un très fort courant était hostile à toutes vacances navales. C’est ainsi qu’un député de Chicago, M. Butten, déclara : « Il n’y a pas de moyen humainement possible pour l'Angleterre de conserver la suprématie des mers, sans de soi-disant vacances navales » et il en déduisait : « Toute une propagande envisageant même une cessation partielle de nos constructions maritimes n'aura qu’un résultat : maintenir la prédominance britannique sur les Océans » (2).

M. Butten déposa même devant la Chambre des Représentants la résolution suivante : « Les Etats-Unis refusent de soumettre leur indépendance économique et politique au fonctionnement d’un traité international, qui limiterait les armements maritimes et par conséquent, entraverait leur liberté d'action d'une manière, et pour des desseins qui sont encore à présent indiscernables ». Il concluait : « Le même argument qui a conduit notre peuple à voter contre la « Ligue des Nations » est applicable à Ja limitation des armements navals ».

Enfin le 1° mars 1921, un grand débat s'institua au Sénat à propos des crédits destinés à la marine de guerre. La discussion entre les partisans de « the biggest navy in the world » et ceux d’une réduction d'armement prit un ton si sérieux, que le Sénat estima devoir siéger en comité secret. Cependant le Chicago Tribune croit pouvoir donner des indications assez précises sur ce qui s’est passé à cette séance. Nous y relevons ce passage, assez significatif de l'état des relations internationales, à ce moment : « La discussion s’engagea à propos d’un-amendement proposé par le sénateur Walter Edge de New- Jersey, reprenant un amandement précédemment déposé par le sénateur William E. Borah, d’Idaho. Cet amendement prévoit « si la chose est compatible avec l'intérêt public » l’ouverture de négociations entre les Etats-Unis, le Japon et la Grande- Bretagne, en vue d'examiner la possibilité d’une réduction simultanée des armements. Et le journal ajoute : « Tous les sénateurs voteront pour, les uns parce qu’ils sont résolument déei-

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