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ficultés, si c'était de là que provenaient ces causes de méfiance, é
comment ces difficultés devaient-elles être surmontées ? Elles “4 étaient augmentées par le fait qu'il y avait des groupes de puis- à
sances navales dans le Pacifique, groupes qui, se trouvaient RU Justifiés par des considérations historiques, mais qui véritablement, E
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ne Correspondaient pas à l’état de choses actuel. La première chose à faire était donc d’écarter tout ce qui, bien que cela n'eût aucune valeur pour aucun dessein que je sache, était néanmoins la cause, à tort ‘ou à raison, de méfiances malheureuses et de discassions plus qu'inutiles sur ce qui pourrait arri-
. ver si telle ou telle complication internationale survenait. Ces
méfiances et ces discussions constituent l'obstacle le plus fatal à l’établissement de ce sentiment de confiance mutuelle qui forme la base la plus solide detont projet de désarmement. Les causes de malentendus ont été écartées :et maintenant, en vertu du quadruple arrangement, toutes les grandes puissances du Pacilique ont pris un engagement formel et publie, qui, si je ne me trompe, doit écarter à l'avenir toutecause deconflitinternational. »
À quoi bon limiter la puissance des flottes en capital-ships si
ces flottes étaient, malgré tout, deslinées à se rencontrer dans une lutte pour la conquête du Pacifique ?
À quoi bon fixer une proportion de capital-ships si les Etats- Unis étaient exposés à voir un jour, par le jeu de l'alliance anglo-japonaise, en face de leurs 18 cuirassés,les 10 cuirassés du Japon, plus les 22 de l'Angleterre? A quoi bon tenter un désarmemeni si les causes de conflit dans le Pacifique entre le Japon et les Etats-Unis n’étaient pas apaisées ?
Nous allons donc étudier dans cette partie, les Etats faits par la Conférence pour écarter entre les deux grands peuples riverains du Pacifique quelques-unes des causes de friction qui, de l'avis de nombre de bons esprits, rendaient la guerre inévitable à plus ou moins longue échéance.
Examinons d’abord l'essor prodigieux du Japon depuis une vingtaine d'années et nous comprendrons la froide colère et les inquiétudes qui grondent au cœur de l'Amérique quand elle regarde vers l'Ouest el qu’elle voit menacée son hégémonie sur l'Océan Pacifique et qu’elle s'aperçoit de l’accaparement par un
concurrent dangereux de l'immense marché asiatique et en
particulier de la Chine. Car depuis qu'en mai 1905 le président Roosevelt a déclaré que la domination du grand Océan est réservée aux Etats-Unis, les citoyens de l’Union sont pénétrés de celte parole et s'efforcent de la réaliser.
__ Le Japon depuis 1900 a marché de progrès en progrès avec
une vitesse réellement stupéfiante et en 1914 ses premières manufactures commençaient à alimenter la consommation intérieure. La guerre chassa des régions d'Extrême-Orient les plus sérieux concurrents, les Français, les Anglais et les Allemands d’abord, les Américains ensuite, Aussi cette situation favorisa-t-elle un nouvel essor de l'industrie manufacturière, la flotte marchande s’accrut, et le Japon commença à inonder de ses produits tout le continent asiatique et en particulier la Chine où son commerce s'établit solidement. | Quelques chiffres illustreront cet essor économique. Les deux principaux ports de commerce du Japon sont Yokohama et Kobé. Voici en millions de yens l'importance de leur tra-