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LA QUESTION DU PACIFIQUE ET LE TRAITÉ A QUATRE

L’Alliance Anglo-Japonaise Les Iles sous mandat — l'Ile de Yap

Nous avons vu que l'intention du gouvernement des Etats- Unis en convoquant la Conférence de Washington était de provoquer l'examen de deux grandes Questions : celle du désarmement naval et celle du Pacifique et d'Extrême-Orient. Ces deux questions d'ailleurs ne pouvaient être utilement discutées séparé-' ment tant la solution de l’une dépendait de la solution que la conférence apporterait à l’autre. Il nous semble même permis de penser que de ces deux questions, c'était celle du Pacifique qui était la ‘plus importante,

Dès la séance d'ouverture dé la Conférence de Washington M. le Président des Etats-Unis déclarait que « du cataclysme de la grande guerre sont sorties de nouvelles camaraderies, de nouvelles convictions, de nouvelles aspirations. »

Ces nouvelles aspirations dans le Pacifique sont la conséquence des modifications profondes survenues du fait de la guerre, dans la situation des puissances dont il était le champ d’activité économique.

Avant la guerre six grandes puissances avaient des intérêts

- dans’le Pacifique.

Ses eaux baignaient les côtes de trois d’entre elles : c'étaient les Etats-Unis, le Japon et la Russie” Les trois autres y étaient seulement représentées par leurs établissements coloniaux.

A l'heure présente l'Allemagne ne possède plus rien dans le Pacifiqueet la Russie peut en être considérée comme absente. Au contraire, les Etats-Unis et le Japon y ont acquis une situa-

* CPR : "a = 1 a 2 Ke LS AR ee à mi | ;, lion prépondérante par une plus grande extension, soit de leur territoire, soit de leur influence.

+ Avant la guerre, il y avait huit flottes de guerre dignes de ce | nom : de ces huit flottes trois: l’allemande, l’autrichienne et la à russe on! disparu : la flotte française et la flotte italienne sont considérablement diminuées ; la flotte américaine, la flotte | anglaise et la flotte japonaise ont conservé lous leurs effectifs, : ; si même elles ne les on! pas augmentés.? 4

Ce déplacement de forces causait des inquiétudes, selon ; i l'expression de M. Balfour: « Si vous voulez, disait-il, au cours } si

de la sixième séance plénière de la Conférence de Washington, si vous voulez vraiment vous rendre compte de la grandeur de votre œuvre et des méthodes par lesquelles nos résultats’'ont été accomplis, puis-je vous demander de vous reporter seulement quelques mois en arrière, lorsqu'un sentiment de profonde inquiétude troublait l'esprit de ceux qui observaient l’état du sentiment public dans la vaste zone du Pacifique ? Vous vous souviendrez qu’à ce moment, bien que le monde fùt encore meurtri des récentes blessures, bien que chacun murmurât sous la pression des impôts, néanmoins des hommes, se disant doués de prescience, parlaient tout de même de guerre inévitable à venir tandis que les grandes puissances maritimes se croyaient presque condamnées à celte rivalité fatale de constructions navales qui, non seulement, devait résuller en la ruine mondiale, mais était encore une menace permanente à la paix universelle. Je ne parle pas ici d’histoire ancienne. Je parle d’uu état de choses qui régnait dans les douze derniers mois et vraiment à la veille de notre Conférence. »

Et plus loin, au cours du même discours, faisant une allusion plus directe encore aux difficultés qui pouvaient surgir en . Extrême-Orient, à |’ alliance anglo-japonaise et au Traité à Quatre qui, déjà, à cette date, 4 février 1922, était intervenu, M. Bal- | four ajoutait : $ MORE er -

« Si le problème d’ Extrème-Orient était la source de nos dif. ê 4

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